Dimanche 14 mars 2010
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Si on comprend bien ses représentants, la droite dure qui gouverne le pays depuis 2002 n'a pas perdu les élections
régionales de 2010 puisque l'abstention forte comme rarement interdit d'en interpréter les réultats.
Autrement dit, avec un peu plus de 6 millions de voix, le parti socialiste n'a pas le droit de la ramener étant donné qu'il lui en manque beaucoup pour arriver aux 19 millions que le
candidat de la droite avait rassemblées sur son image en 2007.
Bon, pourquoi pas ?
Lors des élections européennes, il y a eu près de 60% d'abstention, et le parti de la droite dure a recueilli un peu moins de 4 millions de voix, soit environ 28% des suffrages exprimés.
À l'époque, nous avons tous entendu les porte-parole du parti de la droite dure nous expliquer qu'en arrivant en tête avec pas loin d'un tiers des voix le parti qui soutenait le président de la
république était légitime pour ramener sa fraise et enquiquiner la vie des 40 millions d'électeurs qui n'avaient pas voté pour lui.
Cette fois, rien n'est joué. Il faut attendre le second tour. Par ailleurs, selon la formule bien
connue, au premier tour on choisit et au second on élimine. Il apparaît donc tout-à-fait légitime de
la part des amis d'un pouvoir déconsidéré, autoritaire et par conséquent illégitime, de n'accorder aucune attention à ce sondage grandeur demi-nature portant sur un échantillon de plus de 20
millions de personnes absolument pas représentatives de la population qui envoie un message intégralement négatif à l'encontre de ce pouvoir.
Si les amis du pouvoir avaient voulu se ridiculiser un peu plus en n'ayant pas le panache de reconnaître qu'ils se sont fait étriller comme rarement ce dimanche, où l'on voyait une belle brochette
de battus exhiber un orgueil déplacé, ils ne s'y seraient pas pris autrement. Ce qui rend encore plus crédible une victoire à l'arraché d'une liste PS-Europe Ecologie soutenue par l'ensemble des forces progressistes. Il suffirait en fait que chacun de ceux qui sont allés voter parvienne à convaincre l'un de ses amis, abstentionniste,
d'accomplir son devoir civique pour que l'homme du passé, celui qui n'a pas hésité à confier le poste de 1er vice-président du conseil général [ quand il en était président ] à un personnage de
l'envergure de l'ancien maire de Wissembourg soit envoyé dans une opposition qui ferait le plus grand bien tant à l'Alsace qu'à lui-même et à sa famille politique.
Par pumpernickel
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