Partager l'article ! conseil municipal jeudi 28 avril 2011, 18h15, la suite.: Ce n’est pas pour être méchant, ni parce qu’il croit que je le déteste autant qu ...
Ce n’est pas pour être méchant, ni parce qu’il croit que je le déteste autant qu’il me hait, mais l’ancien maire de Wissembourg
a été d’une nullité exemplaire ce soir au conseil municipal. Par son comportement aux limites de l’infantilisme, par ses réflexions complètement décalées, par ses rappels tellement incessants que
plus personne n’y croit sur la gestion de la ville qui serait selon lui de l’ordre de la gabegie, du gaspillage quand ce n’est pas de la prévarication, il finit tout simplement par lasser son
auditoire. En fait, il ne sait que reproduire ce qu’il reprochait à ses adversaires quand il était lui-même assis, solidement selon la mythologie en vogue, sur le trône de président municipal de
Wissembourg : l’invective, l’approximation, le manque de sang-froid. Ce jeudi soir, il en était presque pathétique, avec sa voix tremblotante, ses phrases mal tournées, ses mots mal
calibrés. Il a fini par faire oublier qu’il avait gagné les élections cantonales, pourtant présentées par un avatar local de la presse régionale de révérence comme une revanche de ces élections
municipales, dont ni l’un ni l’autre ne se sont encore remis. Pourquoi diable s’être embarqué dans une diatribe hésitante et sous-argumentée sur l’utilisation d’une voiture … qu’il avait lui-même
achetée presque en catimini et qui était plus souvent qu’à son tour stationnée devant son domicile personnel [ “ Monsieur le président, une fois, c’est une fois de trop, que l’on
sache ! ” ] ? À quoi bon remettre une, puis deux, puis trois louches de soupe à la grimace sur le thème de l’utilisation des moyens publics au service des intérêts privés ?
D’autant que lorsque l’on voit Monsieur le président de la République sillonner la France aux frais de la princesse pour essayer d’y reconquérir un semblant de
crédibilité, et que l’on fait partie de celles et ceux qui se réclament de sa “ pensée ”, on est évidemment mal placé pour la ramener sur la morale et les principes. Au lieu de
convoquer l’hypothèse d’une éventuelle inéligibilité, Monsieur l’ex-président municipal de Wissembourg, s’il avait voulu être pris au sérieux, aurait été mieux inspiré d’annoncer qu’une procédure
était en cours à la suite d’un dépôt de plainte dont il aurait pris l’initiative. Parce que les plaintes, il connaît, le bougre !
Dans ce contexte de polémique, le maire a eu beau jeu de tout rappeler, de l’explosion de l’endettement aux projets
pharaoniques. Et c’est vrai qu’il est vain de s’appesantir inutilement sur la municipalisation du relais culturel si l’on n’annonce pas que, lors du retour à la direction des affaires, on
reviendra sur ce qui a été fait. À moins que … Tout dans la critique de celui qui a tout de même remporté l’élection cantonale mais semble incapable d’en exploiter politiquement les résultats est
tombé à plat : comment accorder quelque crédit que ce soit à cette pitoyable récupération du tract de l’association de amis du Steinbaechel par celui-là même qui, quelques années auparavant,
était à la manœuvre pour implanter un lotissement du modèle dont ses amis ont le secret sur ce site ? Il s’est encore couvert de ridicule en reprochant l’explosion des dépenses dues à
l’embauche de personnel alors que de son temps, c'était ou bien moins bien ou bien pire.
On comprendra tout beaucoup mieux lorsque l’on saura que cette volée de bois vert n’a été administrée qu’après le vote,
intervenu sans débat [ ? ! ], du budget municipal, 18 millions d’euros tout de
même, comme vous avez pu le lire en avant-première dans le commentaire qui vous en a été fait. Oui, sans débat, aucune
question, rien, le mutisme total, de la part de ceux qui ensuite, alors que tout est fait, ont tellement de choses à dire, en pseudo a parte, entre eux, comme s’ils craignaient que
l’assistance comprenne trop bien l’inanité de leurs propos, mais n'oubliant pas de jeter des coups d'œil circulaires et obliques pour vérifier que le public les observe. Donc, on attend, et ce
n’est que lors du vote sur l’augmentation des taux que l’on se réveille pour lancer sa philippique.
Décidément, il ne changera jamais !
Pour le reste, tout ou presque à été voté plus ou moins à l’unanimité, sauf le point 8, celui du budget consacré au
Steinbaechel, histoire de marquer le coup. Mais sans parvenir à réellement faire illusion, puisque quelques minutes plus tard, au point 23, celui qui avait tellement de choses à dire et à
redire, n’a pas eu à trop se faire violence pour voter l’achat d’une parcelle qui permettra l’accès au quartier d’urbanisation, comme l’a si bien dit le maire qui ne voulait surtout pas prononcer
ce mot, maintenant synonyme de malédiction, Steinbaechel !
La convention précaire signant la probable et prochaine fermeture de l’inspection primaire a été votée dans l’indifférence
générale, tout comme d’ailleurs, tout compte fait, la motion présentée par Monsieur J.- L. Piquard demandant la fermeture de la centrale de Fessenheim. On attendait Grouchy, et ce
fut, une fois de plus, Blücher ! Courageusement, histoire de montrer de quoi ils sont capables, et surtout de quoi ils ne le sont pas, les membres de la liste, qui devait tout gagner pour
les siècles des siècles, s’est abstenue, sans même expliquer pourquoi. C’est incroyable ! Ils ont tout de même été rejoints par Monsieur le maire-délégué d’Altenstadt dont on
se demande encore à quoi il sert.
Quelle soirée ! Quel conseil municipal ! Quel fatras ! Quel désordre ! À quoi bon alors raconter que toutes
les subventions ont été votées ou que la réversion d’une taxe de séjour à l’office de tourisme a encore donné l’occasion de l’une de ces passes d’armes dont nous n’avons que faire ou que les
cotisations aux structures intercommunales ne peuvent pas être remises en question [ “ On n’a pas la choix ! ”, a dit le maire ] ?
Au dernier moment, au point “ divers ”, interpellation de “ Monsieur Antoine ” [ c’est moi ]
pour présenter les cercles de silence, alors que je n’avais rien préparé, et qu’il a fallu, au débotté, bredouiller quelques mots alors que nous étions sur le départ. Il était 20h15, et tout
avait commencé vers 18h30.
Bonne nouvelle : la note de synthèse sera disponible sur le site de la commune une petite semaine avant le conseil
municipal. Ainsi aurez-vous, chers lectrices et lecteurs de ce blog, la possibilité de vérifier et de confronter les commentaires disponibles ici.
On ne le dira jamais assez : il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.
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