Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 10:58

 

“ … Il faut bien reconnaître qu'avec cinq candidats en lice, bien rares étaient ceux qui osaient pronostiquer une élection dès le premier tour. … ”

Oui, c'est bien vrai, il faut bien reconnaître que la perspective d'une réélection du candidat sortant était plus qu'envisageable, et qu'en plus les faits ont donné raison aux bien rares qui osaient remettre en cause les assertions de “ celui que l'on n'appelle plus que par son prénom ”. Il suffisait de s'intéresser aux résultats des élections régionales et de voir avec quelle énergie les réseaux de la droite locale se sont mis au travail pour aller persuader les abstentionnistes en particulier d'aller voter en faveur de celui qui allait servir les ministres del'Intérieur les plus réactionnaires que la Vème République ait jamais connus.

Mais pour cela, il faut savoir changer de point de vue et éclairer le sujet sous un autre angle que celui de la normativité ambiante, genre “ c'est le candidat du FN qui profite du manque de poids électoral du maire de Wissembourg ”. Oui, on peut dire ça, comme on peut dire tout et son contraire.

 

Autre chose, ces 22 voix très exactement qu'il manque au candidat sortant pour être réélu.

Il y a très exactement 13 048 électeurs inscrits. Le quart, ça fait très exactement 13 048 / 4 = 3 262 voix à obtenir pour réunir le quart des électeurs inscrits. Le candidat arrivé en tête a recueilli très exactement 3 239 voix, que je retranche des très exactement 3 262 voix nécessaires pour être très exactement élu au 1er tour de scrutin, et j'obtiens qu'il manque très exactement 23 voix, et non pas très exactement 22 comme l'écrit très exactement “ celui que l'on n'appelle plus que par son prénom ”.

 

Pour le reste, il n'est pas interdit de croire que cette élection va mettre un peu d'ordre dans les esprits. La perspective de voir rappliquer en 2014 tous les has been de l'ancien équipage a de quoi terroriser les Wissembourgeois qui n'ont pas la mémoire courte. Gestion dispendieuse, autoritarisme, injustice, mépris et arrogance reviendront en force dans une atmosphère de revanche, dans les fourgons de celui qui vient de fait de gagner l'élection cantonale alors qu'il n'est capable de rien lorsqu'il siège sur les bancs de la minorité municipales. Pour être juste, c'est pareil au conseil général où l'on ne connaît même pas le son de sa voix, et où l'on est bien en peine de citer un seul texte ou une seule idée dont il serait l'auteur.

Après tout,à Wissembourg, les trois prochaines années peuvent être celles de la reconquête d'un électorat qui a été déboussolé par des décisions en contradiction avec les engagements pris lors de la campagne électorale.

Il y a de bonnes raisons de ne pas désespérer puisque le champion de la “ majorité alsacienne ” n'obtient pas les 1 368 voix qu'il avait réunies sur son nom il y a 3 ans, car il trouve encore le moyen de perdre la bonne centaine de voix qu'il perd à chaque élection depuis une quinzaine d'années. Sa “ victoire ” attendue autant que redoutée doit être remise dans ce contexte où ceux qui pourraient, ou devraient, gagner ne parviennent pas à convaincre les électeurs de se déplacer pour déposer leur bulletin dans l'urne. Car c'est bien ça le problème, le fait que plus de 3 000 électeurs ne se soient pas déplacés, en plus du fait qu'un personnage qui ne fait aucune campagne, qui recopie les outrances verbales de fifille, qui n'a rien à dire lors d'un débat au cours duquel il doit présenter ses “ idées ” parvienne, comme cela a été le cas lors des législatives de 2002, à se hisser au second tour.

 

Quoi qu'il arrive, ce jeu ne concerne plus les Wissembourgeois qui assistent médusés à une espèce de duel entre droite extrême dure et dure extrême droite, duel que l'on n'a vraiment pas envie d'arbitrer dimanche prochain.

 

Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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