Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 17:00

Note de synthèse reçue ce samedi 23 octobre.

Pour résumer, peut-on dire que le charme est rompu ? Un président de la république, après qu’un autre, se trompant de concept, avait demandé à être jugé sur ses 100 premiers jours [ “ Cent-Jours ”, tout le monde le sait, désigne les quelques mois de retour de Napoléon qui ont débouché sur la défaite de Waterloo, et, ce que l’on dit moins, la généralisation de l’enrôlement des “ Marie-Louise ”, ces conscrits de moins de 20 ans que l’on envoyait à la mort pour satisfaire les fantasmes de celui qui eut d’abord la chance que l’on mette plus d’un siècle et demi à constituer le tribunal de Nuremberg ; oui, je sais, ça n’a rien à voir avec le conseil municipal, mais on a bien le droit à une digression de temps en temps ], avait parlé d’état de grâce. Bon, là, peut-on dire que le crédit est épuisé ? On dirait que les hostilités, après la pause, réussie, de l’inauguration de “ La Folie ” du relais culturel nouveau, reprennent de plus belle, en vitesse supérieure. C’est à nouveau du Steinbaechel dont il va être question, alors que les engagements, pourtant solennels, n’auront pas été tenus. Il suffit pour s’en persuader de retrouver ce que la cellule “ communication ” faisait paraître sur le site de la mairie et dont vous trouverez le détail d’un clic sur le lien. On n’en finit pas de s’interroger sur les raisons de cet entêtement, alors qu’il serait si simple de procéder autrement, et d’accepter de le faire ensemble. En lieu et place, il va y avoir crispation, cristallisation des points de vue, affrontement et désunion. La belle affaire ! Et nous sommes nombreux à nous désoler de ces comportements qui nous ramènent à ces périodes durant lesquelles il fallait supporter ces sentences dérisoires en espérant des jours meilleurs. Nous pensions les jours heureux arrivés, le bonheur attendra.
Mais les choses se passeront bien, puisque l’envoyé spécial de Pumpernickel ne sera pas de la partie, passer deux heures à l’arrêt sur un fauteuil au confort relatif étant pour l’instant prohibé. Si quelqu’un veut bien y aller, prendre des notes et les faire parvenir, c’est de bon cœur qu’elles seront retranscrites le lendemain, samedi 30 octobre.

Point 1 : l’adoption des comptes rendus des précédents conseils municipaux de posera sans doute pas de problème insurmontable.

Les points 2, 3 & 4 sont consacrés au secteur du Steinbaechel. Ils devraient être au centre d’une discussion nourrie au sein de l’assemblée communale. Mais, ce ne sera sans doute pas le cas puisque les uns, les actuels, n’ont fait que reprendre, en le ripolinant de “ vert ” le “ projet ” des autres, les précédents. Il y a donc consensus. Personne ne devrait lever le petit doigt contre la création d’un budget annexe [ point 2 ], cette méthode de gestion administrative et comptable qui consiste à saucissonner les finances publiques. D’autant que pour faire avaler la couleuvre, il suffit de missionner un bureau d’étude sur le thème de l’approche environnementale en urbanisme. Ça ne veut pas dire grand-chose, c’est assez ronflant, ça permet de masquer l’essentiel, et on dépense encore 100 000 euros dans l’affaire [ point 3 ]. Les riverains et amis du Steinbaechel devront une fois de plus entendre, sans avoir la possibilité d’y répondre, ces arguties sur ces nécessités de construction à tout-va alors que les programmes immobiliers en cours ne trouvent pas preneurs. Allez donc rue de la Laine, et contentez-vous de constater. Le reste, ce n’est même pas de la littérature.
Comme tout cela ne suffit pas, on trouve tout de même le temps d’aller démarcher quatre propriétaires qui acceptent de se défaire, pour 1 150 euros l’are, de terrains qui vont servir de terrain de jeu aux “ Dr Strangelove ” du SCoT d’Alsace du Nord.
Tout cela ne mérite même pas que l’on se mette en colère. Mais comme le Peuple n’a pas encore été dissous par des responsables qui rêvent d’en faire élire un autre, plus conforme à ce qui leur sert de réflexion, ce Peuple qu’ils n’aiment pas saura bien un jour leur montrer ses bonnes manières.
Tout cela ressemble à un immense gâchis, et nous prépare des lendemains difficiles, quand les revanchards seront à nouveau dans la place et qu’ils nous feront payer tout ça, au centuple comme ils en ont toujours eu l’habitude. Et on dira : “ merci qui ? ”


Les points 5, 6, 7, 8, 9, 10 & 11 traitent des affaires financières.

Le point 5 concerne la transformation de la taxe professionnelle. Comme c’est maintenant la règle avec ce gouvernement, ce qui était gratuit devient payant et ce qui était bon marché devient cher. Et n’oublions pas d’ajouter que la charge financière est transférée une fois de plus sur ceux qui n’ont pas la possibilité de défiscaliser tout ou partie de leurs revenus, ni de se “ mettre en déficit ” comme ils disent pour échapper à l’impôt. Ce nouveau dispositif censé alléger les charges toujours excessives qui pèsent sur le travail alourdira évidemment la facture de chacun d’entre nous. Mais là n’est pas le problème, car l’impôt n’est pas l’ennemi. Celle qu’il faut abattre, c’est l’injustice érigée en système quand elle fait remettre, en moyenne, aux mille contribuables les plus fortunés un chèque de 360 000 euros, et que Madame L. Bettencourt s’en arroge déjà le dixième à elle toute seule ! Tranquillisions-nous, cela ne sera même pas effleuré vendredi prochain.

Au point 6, c’est l’augmentation de 20% des possibilités de trésorerie qui est proposée. Mais c’est pour financer les besoins ponctuels et palier les décalages d’encaissement de subventions. Qui osera être contre ?

Bonne nouvelle au point 7 puisque ce sont près de 300 000 euros qui proviennent de l’exploitation de la forêt qui tombent dans l’escarcelle municipale. On espère juste que cela ne se fait au détriment du bon état sanitaire de la forêt, comme vient de nous le rappeler un communiqué du Snupfen qui s’insurge contre le mercantilisme étroit à l’œuvre au sein de l’ONF placé sous la houlette de … Monsieur H. Gaymard, bien connu des lecteurs du Canard enchaîné.


Rien à commenter au point 8 qui recense les subventions versées aux associations, si ce n’est que l’on ne peut qu’être surpris que … la communauté des communes tende la main, au moment où elle vient de gonfler, plus que de raison, les taux d’imposition dont elle nous gratifie [ celles et ceux qui auraient perdu la mémoire peuvent retrouver quelques informations d’un clic sur le lien ].

Point 9 : il ne reste qu’à espérer que les noms de chacun des récipiendaires au concours de fleurissement soit cité. Il n’y en a que 76, qui se partagent 4 830 euros, soit un peu plus de 60 euros par personne. Il conviendra d’y ajouter les noms des ouvriers municipaux sans lesquels cette fameuse seconde fleur n’aurait jamais été attribuée à la commune. Parce qu'ils le valent bien, non ?

Point 10 : 3 euros pour aller au concert du dimanche, ça reste modeste. Rien à dire.

Point 11 : ainsi, la commune compte-t-elle 55 km de rues et voieries diverses, et non 22 comme nous le pensions tous. Nous voilà rassurés !

Point 12 : à propos d’assurances, les marchés sont renouvelés pour une période de 5 ans. . Nous voilà rassurés !

Points 13 & 14 : mise à disposition et bail de terrains, qui n’appelleront sans doute aucune remarque.

Point 15 : le déménagement des services technique se met en route avec un achat conjoint avec la communauté de communes du site “ Striebig ” à Altenstadt. Le jeu de chaises musicales est engagé avec la vente de l’immeuble au centre-ville, en face de l’office notarié et financier , ex-ONF, et le déménagement mille fois reporté de l’ex-DDE vers la zone Sud, où les travaux ne sont pas prés de démarrer demain ! Pour ceux qui veulent, un coup d’œil sur un article posté en février 2008 !

Point 16, le serpent de mer de la station d’épuration, ça fait 20 ans que ça dure, sans commentaire.

Points 17, 18 & 19 : gestion administrative du personnel qui n’appelle pas de commentaire.

Point 20 : il y avait longtemps que des changements de statut et d’horaire n’étaient pas intervenus au sein de l’équipe de l’école municipale de musique. C’est fait, et c’est toujours aussi clair.
Rappelons que l’école municipale de musique de Wissembourg est un succès, que tout s’y est toujours excessivement bien passé, que les locaux vont y être restructurés [ c’est vrai, on aurait pu imaginer qu’elle soit transférée à l’ancien tribunal dont la salle des audiences aurait pu servir de salle de concert, mais est-ce une bonne solution ? Cela mérite-t-il que l’on en discute ? Probablement pas, par conséquent, on en reste là ], que le nombre d’élèves n’a jamais été aussi élevé, que tout va bien, que tout va mieux, et que ça va encore s’améliorer.

Point 21 : est énigmatique. Il s’agit de se prononcer sur la demande d’affiliation au centre de gestion du Bas-Rhin du SCoT de la Bruche à Molsheim, du syndicat mixte pour l’enlèvement des ordures ménagères de Bischwiller et du syndicat mixte de la région de Soultz-sous-Forêts. Ah bon ! En plus, Pumpernickel adore les SCoT.

Publié dans : conseil municipal - Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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