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Les élections communales luxembourgeoises ont déjà été ici en partie commentées, mais il manquait quelques éléments. Une suite à la suite s'imposait.
Dans les villes à scrutin proportionnel, 3 grandes forces politiques, parti socialiste [ 35% ],
chrétiens-sociaux [ 32% ] et démocrates populaires [ 21% ] représentaient 88% du corps électoral en 2005 ; elle en sont à 82% en 2011, perdant
près d’un dixième de leurs suffrages. Le parti socialiste est à 31%, à égalité avec les chrétiens-sociaux [ 31% ] et les démocrates populaires sont à 19%. Les 6%
perdus sont allés aux verts [ qui passent de 9% à 13%, et sont les grands gagnants de cette consultation ] et aux “ autres ”, principalement déi lénk et dans
une moindre mesure à la droite sécuritaire [ qui n’en finit pas de s’entre-déchirer du fait de la succession de déconvenues électorales qu’elle connaît, à la différence d’une gauche souvent
qualifiée d’extrême alors qu’elle se contente de ne renier ni ses origines ni ses convictions ].
La Gauche, déi Lénk, se présentait dans 6 des plus grosses communes luxembourgeoises, qui représentent environ
la moitié de la population [ 200 000 des 400 000 habitants ]. Elle obtient 2 sièges au conseil municipal de Luxembourg-ville, où elle double ses résultats,
de 3,1% à 6,45% ; à Esch/Azette, c’est également 2 sièges avec près de 11%, quand le parti communiste obtient 1 siège ;
1 siège à Differdange et 5% ; gain de 1 siège à Sanem, dans le sud du pays, alors que le parti
socialiste en gagne 2 ; 1 siège à Dudelange, également dans le sud du pays, avec plus de 6% des voix ; les plus de 5% n’auront pas été suffisants pour
arracher un siège à Hesperange ; 1 siège à Bettendorf ainsi qu’à Esch/Sûre au scrutin nominal.
Au total, les gains peuvent paraître modestes, 7 au compteur. Il faut néanmoins les relativiser à la situation qui
prévaut dans le pays de conformisme, de tradition et de conservatisme qui nous a donné Monsieur J.-C. Juncker, dont on sait que lorsqu’il ne préside pas les réunions du conseil des
ministres luxembourgeois ou celles de l’euro-groupe, c’est qu’il est en train de terminer une partie de flipper.
Alors que nous abordons des élections présidentielles qui pourraient bien marquer un coup d’arrêt à la progression d’une droite
brutale, flambeuse, arrogante, méprisante, dure aux pauvres et douce aux riches, les résultats obtenus sur les bassins versants de l’Alzette sont évidemment riches d'espoir.
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