Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 23:10
Voir note en fin d'article
Faut-il que les choses aillent si mal pour que le ban et surtout l'arrière-ban de la droite extrême-dure se déplace à Strasbourg pour tenter de sauver ce qui peut l'être encore d'un Waterloo électoral de second tour succédant une Bérézina mémorable de premier tour. La déroute s'annoncerait monumentale que les tenants d'une droite sûre d'elle, dominatrice, méprisante, autoritaire et suffisante ne s'y prendrait pas autrement. Le numéro à la limite de l'infantilité d'un premier ministre qui ne se pense bon orateur que lorsqu'il envoie vacheries et contre-vérités a même de quoi inquiéter. Comment ces gens qui devraient faire la démonstration de leur sang-foid et de leur réflexion peuvent-ils se laisser aller à tels égarements ? On entre alors dans le domaine de la pathologie, et l'on est en mesure de [ se ]demander s'ils sont bien à leur place, ou s'il ne faut pas envoyer l'infirmerie.
En brame à Strasbourg, l'ancien président de la région Pays-de-Loire [ qui n'ose même pas s'y représenter tant il redoute la gamelle et envoie au charbon un jeune premier sarkosien ex-challenger du maire d'Angers ] s'est lancé dans un délire qui confine au grorestque : s'il n'y avait pas eu le général de Gaulle, et Georges Pompidou, nous n'aurions eu ni le TGV ni les centrales nucléaires. Le problème du locataire de Matignon, c'est qu'il est aussi mal renseigné pour ça que pour l'état de santé du policier dont il a annoncé la mort [ merci le bon goût ] histoire d'en rajouter une louche lors d'une envolée sans visibilité et manifestement aux instruments à l'occasion d'un meeting : le TGV, non seulement l'Alsace ne l'a pas, mais en plus elle l'a payé, au contraire des autres régions françaises, et les centrales nucléaires, vieillissantes comme celles de Fessenheim qu'il faudrait fermer au plus tôt, sont une charge pour la nation, après en avoir capté une part incroyable de la richesse et du potentiel de recherche. Pauvre premier ministre, obligé d'aller défendre le bilan de celui qu'il a fait élire et qui s'est empressé dès sa nomination d'avaler toutes les couleuvres que l'autre lui a présentées. C'est à ce genre d'exercice qu'en est réduit cette droite surpuissante encore il y a 10 ans, que l'on présentait à la tête d'une région im-pre-na-ble, et qui, du fait de son ronronnement, n'a rien vu venir, n'a rien senti, n'a rien écouté et par conséquent n'a rien changé à son comportement et à ses méthodes.

Il n'est pas illégitime dans ces conditions de comparer à ce qui s'est passé à Wissembourg il y a deux ans. Et c'est tout-à-fait prometteur pour le 21 mars au soir. On en aura déjà une idée localement, si le score de la liste de droite [ déjà pas si brillant au 1er tour, avec moins de 45%, là où la droite faisait cartons sur cartons faisant élire, au premier tour, en 1981 en pleine vague rose, un député soi-disant défenseur des bouilleurs de cru ] ne fait que se maintenir, on pourra penser qu'il sera temps pour eux de faire les cartons. Et il semble que ce soit déjà dans les tuyaux.

Note : voici comment on parle de la France dans le Matin, journal suisse pourtant tout sauf de gauche !
Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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