Partager l'article ! cantonales : clap de fin, sans aucun suspens: Comme cela vous avait été annoncé dans le billet d'hier, il ne s'est stictement rien passé ce m ...
Comme cela vous avait été annoncé dans le billet d'hier, il ne s'est stictement rien passé ce matin au palais de la république
bas-rhinoise. Les uns et les autres sont restés sur leurs positions, les uns regrettant qu'on se refuse à leur faire une place [ ne représentent-ils pas le cinquième des effectifs de
l'assemblée départementale, et n'ont-ils pas alors droit au minimum de représentation dans les organes dirigeants de cette assemblée, d'autant qu'elle n'est qu'intérimaire ] quand les autres
la jouent hégémonique sur fond de pseudo-reconnaissance d'un malaise social auquel ils vont répondre sans tarder. Chacun aura bien reconnu l’une de ces déclarations d’intentions vides de sens, bourrées de convenances, oscillant entre les banalités, les lieux communs, les poncifs
et les stéréotypes, comme il était possible de l'écrire hier. Ce n'est pas à l'honneur de tous ces gens qui ne parviennent pas à se remettre en question, à réellement s'interroger, toutes choses
qu'ils exigent évidemment des autres. Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu de la séance tel qu'il a été transmis à Pumpernickel dans les minutes qui ont suivi ces événements
dérisoires.
Monsieur G.-D. Kennel, UMP, est élu président du conseil général du Bas-Rhin [ 34 voix ] contre neuf à
Monsieur R. Nisand, PS, et un bulletin nul.
Après son élection, Monsieur G.-D. Kennel, UMP, a fait l'inventaire des défis qui se présentent aux élus : lutte
contre l'abstention et défense des valeurs démocratiques face à la montée du vote d'extrême droite [ ? ! ]. Il a évoqué la brièveté du mandat des actuels conseillers généraux
qui ne doit néanmoins pas amener l'assemblée à travailler à court terme, tout en rappelant son attachement à la création d'un conseil d'Alsace issu de la fusion des trois collectivités (Région et
Départements).
Monsieur G.-D. Kennel, UMP, a déploré que l'abtention touche désormais des élus pourtant très proches de la
population, résultant en partie, selon lui, d'une méconnaissance du conseil général, de ses projets et de ses missions [ ce qui en dit long sur l'estime dans laquelle il tient tous ces imbéciles
et ces ignorants auxquels il n'hésite pas à demander qu'ils lui accordent leur confiance, ndlr ] .
Il ajoute que les conseillers généraux doivent aujourd'hui s'inquiéter de la montée de l'intolérance, de la xénophobie, du
racisme. " Il y a eu un rejet en bloc, il faut bien l'admettre ", a-t-il déclaré en ajoutant que " nous devrons faire preuve de pédagogie, communiquer, convaincre,
susciter de l'intérêt, [ et ] nous devrons amener le conseil général à bon port. Préparer un avenir et offrir un nouvel espoir à ceux qui sont dans la souffrance et l'angoisse
du lendemain. "
Il a ajouté qu’il " faut remobiliser une population désabusée " après avoir constaté que si les candidats
d'extrême droite ont été présents dans plusieurs duels au second tour dimanche, aucun d’entre eux n'a été élu.
Faisant fi de la remarque de Monsieur R. Herrmann, PS, qui a regretté que la liste soumise à l'assemblée pour les
vice-présidences ne comporte aucune femme et aucun socialiste, le conseil général a ensuite désigné les 13 vice-présidents :
Monsieur A. Klein-Mosser (Bischheim), Monsieur A. Becker (Barr), Monsieur R. Bertrand
(Niederbronn), Monsieur E. Wolf (Brumath), Monsieur J.-P. Maurer (Strasbourg), Monsieur P. Bertrand ( Wissembourg), Monsieur J.-P. Wirth (Haguenau),
Monsieur J.-M. Fetsch (Lauterbourg), Monsieur B. Fischer (Obernai), Monsieur J.-L. Vonau (Soultz-sous-Forêt), Monsieur L. Becker (Bischwiller),
Monsieur S. Zaegel (Geispolsheim) et Monsieur L. Furst (Molsheim).
Nous savons maintenant plus que jamais à quoi nous en tenir. Ces déclarations sonnent le glas de toute ouverture, la forteresse
est encore renforcée d'une ceinture supplémantaire et elle a été surélevée d'un autre rang de barbelés. Ce doit être leur façon de prendre en compte le désarroi d'une population désabusée à
laquelle on dit vouloir offrir un nouvel espoir. À moins que ce ne soit la (n + 1)ème version de ce fameux “ changement sans risque ” si souvent traduit par “ pas de risque que ça
change ” !
Derniers Commentaires