Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 23:24

Bon, c’est vrai, je me suis trompé, j’étais trop sûr de mon coup, y compris en sortant de la salle de la mairie, pensant que ça suffisait pour que l’on nous épargne un second tour. En fait, je me suis trompé de 23 voix, ça m’apprendra à diviser 13048 par 4 [ = 3262 ; et le candidat sortant n’en a obtenu que 3239 ! ]. Et comme j’avais annoncé que si je me trompais, je reconnaitrais mon erreur, c’est chose faite.

Ça m’apprendra aussi à ne pas en rester à mes certitudes exprimées ici quant au résultat qui ne faisait, pour moi, pas l’ombre d’un doute. Observons que contrairement à ce qu’annonçait lapresse.com, réprésentée par “ celui que l’on n’appelle plus que par son prénom , qui pronostiquait un duel [ mais pas par défaut comme c’est le cas actuellement, avec un sortant qui totalise largement la majorité des exprimés ], voire même une triangulaire [ ! ? ], les candidats qui ont mené la campagne la plus active ne se retrouveront pas dimanche prochain pour une mascarade de jeu démocratique entre une droite extrême dure et une dure extrême droite. Exit en effet le socialiste qui réalise l’un des plus mauvais scores de l’histoire politique de la gauche locale, tout comme le maire de Wissembourg qui ne parvient pas à faire la différence dans la ville dont il est le maire avec un petit 21% des suffrages exprimés.

Quand on était à la mairie ce soir, on sentait bien que ce n’était pas ce qui était en train de se jouer. Tous ceux qui parlaient un peu attendaient que les choses soient réglées dès le 20 mars, ce qui aurait eu le grand avantage d’épargner au représentant de la droite réactionnaire au pouvoir l’humiliation de devoir affronter le représentant des nostalgiques de la révolution nationale. Pareille mésaventure était d’ailleurs déjà arrivée à l’ancien député de la circonscription, Monsieur F. Loos, contraint d’affronter le représentant du parti [ qui supprimera les élections dès qu’il arrivera au pouvoir ] lors des élections législatives.
Chacun est évidemment encore libre de faire ce qu’il veut quand il a encore le droit de voter dans un isoloir qui le protège encore des regards obliques. C’est ainsi que dimanche prochain, il faudrait se déterminer entre deux personnages auxquels on n’aimerait pas acheter leur voiture d’occasion, l’un parce qu’il trouvait normal, quand il était maire de Wissembourg, de savoir qui était chez qui [ bonjour le droit à l’intimité ! ] et l’autre parce que l’essentiel de ses propositions est juste bon à mettre au feu en espérant que les cendres en soient dispersées aux quatre vents.

On aimerait bien, du côté de la droite gouvernementale, nous refaire le coup de 2002, quand il fallait sauver la République en votant pour un candidat dont il fallait surtout assurer la tranquillité judiciaire. À l’époque, je reconnais y avoir cru, et il est envisageable que le conseiller général sortant, candidat à sa réélection, ait mis dans l’urne le même bulletin que moi. Mais c’est seulement de l’ordre du possible, car cette personne n’a rien trouvé de mieux, quelques mois plus tard, que d’engager des poursuites judiciaires contre Pumpernickel, avec des prétentions complètement disproportionnées qui en disent long sur l’estime dans laquelle cette personne tient celles et ceux qui ont le front de s’opposer à elle. Cette personne a-t-elle vraiment voté Chirac en 2002 ? Rien ne permet de l’affirmer, ni de l’infirmer, le doute est entier ! Heureusement, il doit toujours profiter à l’accusé !

Pour en revenir à dimanche prochain, je ne me mêlerai pas à cette sorte de duel qui ne me concerne pas entre deux représentants d’un courant de “ pensée ” qui font de l’égoïsme, du mercantilisme et de la cupidité le triptyque qui leur sert de référence morale. Peu nous importe que le sortant soit élu avec ou sans les voix de ceux qui font de la chasse à l’étranger le maître-mot de leur action. Ces gens-là que l’on ne voit jamais donner gratuitement de leur temps et de leur énergie pour soulager la misère de leur prochain n’ont rien à voir avec nous, en tout cas avec moi. Qu’ils se débrouillent entre eux, et que le moins minable gagne.

Quoi qu’il arrive, celui qui était présenté il y a quelques années comme le fils spirituel [ quelle formule ! ] de l’ancien député qui régnait sans partage sur la circonscription, le même qui a été plus qu’il ne sera quelque chose ou quelqu’un au conseil général où l’on n’entend jamais le son de sa voix, quel que soit le sujet abordé, celui qui met toujours deux ans à se remettre d’un revers électoral est dans de beaux draps. Ce personnage se vante d’avoir déversé sur le canton des tombereaux d’argent public, qui seraient le gage de son efficacité, mais il doit, parce qu’il n’a pas su convaincre, y compris parmi ses amis, affidés ou courtisans, qu’il fallait se déplacer pour voter pour lui, affronter un adversaire à sa mesure, l’un de ces individus qui vous inspirent au mieux de l’indifférence. Qu’il se débrouille !

Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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