Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 16:20

C’était la semaine dernière et nous nous rencontrions, les uns et l’autre, pour échanger nos soucis sur ce que nous prenons, selon notre appréciation personnelle, pour les sujets d’importance. Cela venait après qu’une lettre, anonyme, avait été envoyée tous azimuts, pour mettre les actuelles forces vives au courant des déboires financiers de l’office de tourisme. Il avait été convenu de profiter de l’occasion pour aborder d’autres questions, comme le loyer [ à € 250,00 ] de l’appartement du quai Anselmann, le Steinbaechel, le Gumberle, l’accès au site du lycée nouveau, le déplacement du marché hebdomadaire ainsi que la définition qu’il convenait de donner au substantif “ concertation ”.

Ayant fait vœu de ne rien entendre aux questions comptables [ le plus souvent ramenées par les “ spécialistes ” à des questions de chiffres alors qu’il s’agit de questions de nombres ], il m'est difficile de démêler le tien du mien de ces correspondances où s’affrontent des intérêts qui devraient être convergents. Cela dit, l’analogie avec la situation financière du relais culturel en 1992, malversations et rapport de la chambre régionale des comptes en moins, est frappante : déficit chronique, retard de versement de subventions, mises en demeure, et surtout black-out général de tous ceux qui n’ont toujours pas compris qu’ils auraient tout intérêt à mettre toutes les pièces sur la place publique, ne serait-ce que pour faire taire rumeurs et fausses nouvelles qui n’ont jamais fait bon ménage avec la chose publique. On se rappelle combien il a été ridicule de la part de l'ancienne équipage de ne pas déposer une plainte en temps utile, puis de ricaner de celui qui se substituait à une collectivité défaillante, pour finalement accompagner l'action du Parquet qui validait sur le fond la démarche individuelle rejetée sur la forme.
Ce qui est tout de même frappant, c’est cet assaut de bonne foi émanant tant des uns, à l’office de tourisme, qui voient le déficit atteindre des profondeurs abyssales [ toutes proportions gardées tout de même ] que des autres, à la mairie, qui, en fait, regrettent de ne pas avoir, dès les premières semaines de leur mandature, fait faire les rapports financiers sur les principales “ associations ” tenues à bout de bras par les finances communes. Après tout, il n’aura fallu qu’un peu plus de deux ans et demi pour s’en apercevoir. On aurait peut-être pu perdre un peu moins de temps.
Comme d’habitude, tout cela passera par un plan d’assainissement financier [ demandez aux Grecs et aux Irlandais ce qu’ils pensent de cet terme ] qu’il vaudrait mieux engager sans attendre que cette situation ne fasse les choux gras d’une opposition qui ne demande qu’à ronger cet os, incapable qu’elle est par ailleurs de développer le second terme d’une alternative politique cohérente [ il suffit de la voir à l’œuvre au conseil municipal et d’analyser l’inconsistance de ses vote ].

Pour les autres sujets, il aura malheureusement été difficile de trouver un point médian, tant les opinions de l’un, qualifié le plus souvent d’intolérant, d’intransigeant, de dogmatique, d'entêté, voire de terroriste [ mais qui se marginalisera tout seul ] semblent inconciliables avec celles des autres qui professent le dialogue, la concertation, l’information, l’écoute en bénéficiant en outre de la légitimité démocratique.

Ce qui est légal est-il forcément moral ?

Faut-il accepter la doxa issue des ordinateurs de l’INSEE ?

Le développement sous sa forme actuelle est-il inéluctable ? Faut-il croire ceux qui vous ont toujours dit la vérité ?

Les mots changent-ils de même sens au gré des bouches qui les prononcent ?

L’occupation du terrain électoral doit-elle l’emporter sur la recherche inlassable de solutions locales au désordre global ?

L’espace d’expression démocratique doit-il être accordé par le pouvoir ou bien les citoyens y ont-ils simplement droit ?


Tout cela sans que soit mis de côté ce qui reste des réussites indéniables, voire inimaginables si nous avions la maladresse de ne pas nous démener comme nous l’avons fait pour porter l’équipe qui se présentait comme celle du changement à la tête de la municipalité. On parle évidemment du relais culturel nouveau [ mais pourquoi vouloir l’affubler d’une autre dénomination ? ], d’une politique sociale qui n’a rien à voir avec les bonnes œuvres que nous connaissions auparavant ou d’un changement positif dans la politique de déplacement. Les avis ont le droit de diverger, ou d’évoluer, sur les autres sujets, et ceux qui détiennent la décision ont aussi le devoir d’écouter, et ce n’est pas dramatique, de se laisser convaincre sur les orientations en matière de logement comme cela a pu se passer quand on a procédé à la “ réforme ” de l’école de musique.

N'oublions pas que tout a pu se dérouler alors qu'il a suffi d'une simple demande d'entretien, avec communication des sujets que l'on aimerait aborder, sans délai, à bâtons rompus, dans une atmosphère de grande franchise.

Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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