Partager l'article ! Attali, ou le Kâma-Sûtra libéraliste: La première mouture des cogitations de cette commission dite de “ Libération de la Croissance F ...
La première mouture des cogitations de cette commission dite de “ Libération de la Croissance Française ” date de
janvier 2008. Elle a pondu 316 décisions pour changer la France dont le président de ce comité Théodule comme l’aurait appelé le
Général de Gaulle dit qu’elles ont été mises en œuvre à raison de 60%. Si on doit s’en tenir aux résultats, on peut dire que l’ensemble est perfectible, que l’élève
fait de son mieux, qu’il montre de la bonne volonté, qu’il doit poursuivre ses efforts, et surtout éviter de copier systématiquement les modèles qui échouent en s’en tenant aux recettes héritées
de la lecture des “ théories ” d’Adam Smith [ le monde a changé depuis l’invention de la main invisible ] ou des vieilles lunes de David Ricardo [ tout le monde
connaît la blague : Smith et Ricardo sont un bateau. Ricardo tombe à l’eau. Qui l’a poussé ? La main invisible, bien sûr ! ].
En fait, à part avoir permis un aréopage de pseudo-experts de se réunir de temps en temps pour réécrire ce que tout le monde a
déjà lu dans les programmes des “ think tanks ” de la droite dont on se demande si elle est dure, dogmatique, stupide, aveugle, sourde ou tout ça à la fois, on s’interroge
toujours sur l’intérêt de cette (n + 1)ème initiative d’une présidence de la République complètement à la ramasse et exclusivement préoccupée par les services qu’elle va rendre à
ses amis du Fouquet’s ou du CAC 40. S’agit-il de façon déguisée de faire un peu de publicité aux “ livres ” que le président de la commission fait paraître sous sa signature, lui
qui ne s’est jamais expliqué et encore moins excusé d’un comportement lorsqu’il a été bombardé à la tête de la BERD [ banque européenne pour la reconstruction et le développement ] qui
lui a valu d’être remercié dans des délais plus que rapprochés puisqu’il y aura passé moins de trois ans, les derniers mois étant exécrables. Voilà donc l’homme qui devrait remettre
la France à flot. Pour se convaincre de l’inanité et de la vacuité du personnage [ qui a été brillant, généreux et inventif ], il suffit de lire les 27 nouvelles
[ ? ] positions qu’il nous propose pour atteindre le paroxysme de la réussite économique. À vous de juger.
Vous pouvez consulter les différents “ rapports ” de la “ commission ” en
allant sur son site ou bien en cliquant ici ou là. Vous pouvez retrouver aussi un article écrit en août 2009, et, comme c'est curieux, il n'a rien perdu de
son actualité. Attali, l'intemporel
?
UNE STRATEGIE POUR DIX ANS
DEUX URGENCES : LE DESENDETTEMENT ET L’EMPLOI
I. Première urgence : regagner la maîtrise de nos finances publiques, socle de la
croissance
Proposition 1 : Un redressement structurel des finances publiques de 25 milliards d’euros par
an
Proposition 2 : Un redressement, d’ici à 2013, portant sur la réduction des dépenses publiques et
l’élargissement des bases des prélèvements, sans relèvement de taux
Proposition 3 : Mettre en place un cadre de maîtrise durable des finances publiques
Proposition 4 : Mettre en œuvre une revue systématique et permanente des politiques publiques et des
organismes publics tant au niveau national que local
Proposition 5 : Moderniser en profondeur notre protection sociale
Proposition 6 : Améliorer l’efficacité et l’équité de notre système de santé
Proposition 7 : Moderniser la couverture du risque de dépendance
Proposition 8 : Aller vers le libre-choix et l’universalité du système de retraites
Proposition 9 : Améliorer l’efficacité de la politique du logement
Proposition 10 : Une fiscalité de croissance
Proposition 11 : Sécuriser le désendettement public en Europe sur la base d’une gouvernance
européenne renforcée
Proposition 12 : Développer les financements européens des dépenses d’avenir
Proposition 13 : Définir un cadre européen favorable à l’investissement privé de long
terme
Proposition 14 : Définir avec l’Allemagne une stratégie commune de finances publiques et de
croissance
II. Seconde urgence : stimuler la compétitivité et l’emploi et redonner un avenir
aux jeunes
Proposition 15 : Créer un cadre efficace, cohérent et valorisant pour la recherche d’emploi :
mettre en place le contrat d’évolution
Proposition 16 : Mettre la formation professionnelle au service des transitions
professionnelles
Proposition 17 : Réduire le dualisme du marché du travail pour faciliter l’accès des jeunes à
l’emploi
Proposition 18 : Agir spécifiquement pour l’emploi des jeunes
Proposition 19 : Maîtriser l’évolution du coût du travail en développant notamment la fiscalité sur
la consommation
Proposition 20 : Développer la concurrence
PREPARER LA CROISSANCE DE DEMAIN :
ASSURER A NOS ENFANTS UNE EDUCATION ET UN ENVIRONNEMENT DE QUALITE
I. Premier chantier de long terme : Garantir la qualité de l’éducation de tous
nos enfants, de la maternelle à l’université
Proposition 21 : Renforcer l'égalité des chances dès la crèche et la maternelle
Proposition 22 : Lutter contre l'échec scolaire et l'illettrisme à l'école primaire
Proposition 23 : Améliorer la gestion des ressources humaines de l’éducation
Proposition 24 : Approfondir l’autonomie des universités et les collaborations avec le reste de la
société pour favoriser l’innovation
II. Second chantier de long terme : Préserver l’environnement et gérer les
ressources rares
Proposition 25 : Anticiper et gérer la raréfaction des ressources
Proposition 26 : Remettre l’agriculture et les industries agro-alimentaires au cœur de la stratégie
française de croissance
Proposition 27 : Lancer une grande politique de la mer, espaces riches en ressources et en
biodiversité
CONCLUSION : CONDUIRE ET REUSSIR LES CHANGEMENTS
Notre rapport est terminé. Sa vie commence. Nous
allons nous employer à l'expliquer, à le faire connaître, à interpeller les acteurs de vie politique et sociale pour demander qu'il soit mis en œuvre. Vite. Durablement.
Parce que nous sommes convaincus que, s'il ne l'était pas, notre pays déclinera.
Parce que nous sommes convaincus qu'il peut l'être, démocratiquement, sereinement, durablement.
Parce que nous n'avons pas travaillé pour nous donner bonne conscience mais pour ouvrir un chemin.
Puisse le pays s'y engager.
On allait ajouter, “ en toute modestie ! ” [ ndlr ]
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