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Selon que vous serez candidat ou fonctionnaire, …
La presse nous apprend ce jour que les dépenses de campagne autorisées pour le premier tour de la présidentielle s’élèvent à 16,166 millions d’euros, contre 14,796 millions en 2002, selon le ministère de l’Intérieur. Cette augmentation de 1,37 million d’euros représente un bond de 9,26% en 5 ans. Normal direz-vous, puisqu’il s’agit de rattraper l’inflation, vous savez ce mal absolu qui ronge les économies et dont l’éradication permet toutes les audaces. Un bref passage sur la calculette donne à peu près raison aux services du sinistre de l’Intérieur, l’augmentation se situant un peu au-delà de la valeur de l’inflation (le calcul donne 15,955 millions, mais on ne va chipoter pour 200 000 euros tout de même).
Là où ça devient intéressant, c’est quand vous regardez votre fiche de paie et que vous êtes un serviteur de l’Etat, que dis-je de
En 2002, la valeur du point d’indice [qui sert à calculer le montant des salaires des fonctions publiques] était de 4,35 euros.
En 2007, elle est de 4,50 euros, soit une augmentation de 15 centimes, soit encore 3,45%.
Si l’augmentation de la valeur du point avait suivi la même courbe que celle des dépenses autorisées, et donc susceptibles d’être remboursées par l’Etat, on serait maintenant à 4,75 euros, ce qui mettrait pas mal de beurre dans les épinards des 80% de fonctionnaires qui gagnent 1,5 fois le SMIC.
C’est étrange comme au hasard d’une lecture aussi peu intéressante que celle d’un journal dit gratuit on tombe malencontreusement sur une information qui ne sera jamais commentée et qui donne raison à ceux qui demandent simplement que justice leur soit rendue. En adoptant une telle attitude à l’égard, on serait tenté d’écrire à l’encontre, de ceux qui le servent, le plus souvent en conscience, on ne peut pas vraiment dire que l’Etat-patron donne le meilleur exemple. Pas étonnant alors que s’installe durablement un climat détestable de confrontation dont la responsabilité revient intégralement à celui qui s’obstine à tordre la réalité pour imposer à ses employés un traitement qu’il ne sait pas réserver à ceux qui sont susceptibles d’accéder aux plus hautes charges. Drôle de logique.
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