Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 12:51
“ Si j'avais dû voter au cours de cette votation, j'aurais voté aussi contre la privatisation, pour une bonne raison, c'est qu'il ne s'agit pas de privatiser La Poste ”, explique le ministre du Travail.

Décidément, Monsieur le ministre du Travail est un as ! Il l’a déjà montré en perdant la mairie de Périgueux, à droite depuis des dizaines d’années, malgré le soutien des “ poids lourds de l’UMP ” qui s’étaient déplacés en masse pour sauver ce qui restait de meubles. Et il la ramène encore en biaisant les réponses, en mélangeant les genres et en instillant le doute et la suspicion dans les esprits.

D’abord, personne n’a participer à cette pétition d’un nouveau genre, une première en France, dont le succès, qui a étonné ses instigateurs, est la cause de l’énervement de personnages qui ne comprennent pas grand-chose, et surtout pas que la situation leur échappe. S’ils n’étaient pas énervés, ils n’auraient pas envoyé leurs préfets se déconsidérer en attaquant des motions municipales sous prétexte de non-conformité.

Ensuite, Monsieur le ministre du Travail affecte de laisser penser qu’il aurait été envisageable qu’il participe à cette action d’une envergure telle que la droite en est, en fait, jalouse. Mais sous la fausse bonhommie de celui qui n’a eu de cesse de casser alternativement de l’enseignant et de l’étudiant lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale se cache la brutalité de l’autoritaire qui ne supporte aucune contradiction, même s’il sait bien, en son for intérieur, qu’il a intégralement tort, et que son énoncé n’a même pas les apparences d’un semblant de vérité. Il n’est même pas sophiste ! Tout le monde sait que non seulement il n’aurait jamais participé à une action à laquelle il ne comprend rien, mais qu’en plus, il couvre de ce qui lui reste d’autorité les pratiques déloyales mise en œuvre par les militants de son parti [ consistant par exemple à envoyer des “ militants UMP ” voter une vingtaine de fois, comme l’a raconté le porte-parole de ce parti ] visant à déconsidérer le geste de centaines de milliers d’usagers excédés par les attaques incessantes dont le gouvernement se rend coupable à l’encontre du service public en général et de la poste en particulier.

Enfin, Monsieur le ministre du Travail achève de disqualifier l’ensemble de l’équipe gouvernementale officielle [ car plus personne n’ignore que Matignon n’est que la cache-sexe de la cellule de moins en moins invisible des conseillers de Monsieur le président de la République qui, de la diplomatie à la justice, en passant par l’intérieur et l’instruction publique, tire les ficelles du manipulateur de marionnettes ] confrontée à un réel problème de légitimité démocratique. Il ne suffit pas de se déplacer en emmenant avec soi des autobus de “ militants UMP ” protégés par des cohortes de gendarmes mobiles ou de CRS pour faire croire que l’on représente encore quelque chose, et que l’on a le droit de s’exprimer au nom de la communauté nationale [ qui ne se résume pas aux participants aux agapes du maintenant célèbre dîner du Fouquet’s ! ]. L’autorité se mérite, se gagne au jour le jour, s’entretient par l’écoute et la prise en compte des avis qui peuvent être divergents. De son bon exercice dépend le respect qu’elle inspire. Le pseudo “ rentre-dedans ” auquel l’immense majorité des infortunés administrés de ce gouvernement est confrontée apparaît alors comme une sorte de contre-emploi, d’inverse, de négatif de ce qu’il conviendrait de faire.

C’est sans doute parce qu’ils sont à côté de la plaque et qu’ils s’en aperçoivent que les piètres orateurs d’une droite objectivement à la ramasse tentent désespérément de se lancer dans des formules  [ soufflées par les boîtes de com’ ] qui manifestement les dépassent.
Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

visites depuis le 01/01/08

Présentation

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés