Ce soir, nous reprenons le cours de la vie politique avec un conseil municipal que je
n'ai pas encore commenté à l'avance, pour la première fois depuis des années. Vous serez sans doute déçu de ce comportement proprement inadmissible, d'autant que pour excuser ma paresse, j'ai
invoqué la préparation d'un numéro spécial de Pumpernickel consacré à la situation sociale. Pour rassurer tout le monde, le numéro est encore en gestation (il reste une page à rédiger). Mais pour
celles et ceux qui connaissent l'actualité familiale, une sortie de route imprévue la semaine dernière a quelque peu désorganisé les prévisions. En plus, en ce moment, il faut se préparer à
affronter la longue période des vacances d'été, et l'administration qui m'emploie a bien du mal à me laisser rentrer chez moi, c'est le jeu.
Pour en revenir au conseil municipal, j'attends avec impatience les discussions que vont susciter les différents points de l'ordre du jour. Il y en aurait bien quelques autres qu'il serait
souhaitable d'ajouter, en même temps que quelques-uns qu'il conviendrait de supprimer tant ils relèvent de l'administration ordinaire et pas de la délibération d'une assemblée politique, mais c'est
ainsi.
Pour le reste, nous avons tous maintenant oublié que Monsieur le président de la République avait parlé devant les assemblées réunies en congrès, tout autant que son “voyage aux Antilles” est passé
aux oubliettes [le bougre n'avait pas prévu que Michel Klaxon succombât à une surdose de “médicaments”], de même ne savons-nous plus qu'il aurait fait le maximum pour que Florence Casez soit
transférée en France pour y purger sa peine [à mon avis, il ne se rappelle même plus être allé au Mexique], etc.
Dans ce tourbillon auquel une presse qui a perdu toute légitimité à incarner le quatrième pouvoir persiste à se prêter, les coups bas continent à pleuvoir comme à Gravelotte, mais en silence, dans
la plus extrême discrétion : atteintes répétées à la liberté d'expression, dépeçage du code du travail, transferts financiers des plus pauvres vers les plus riches, endettement hors de raison du
pays [pour payer les avances consenties aux spéculateurs responsables du marasme économique], remise aux calendes des mesures urgentes pour la préservation du climat, criminalisation des
revendications sociales, chasse à l'illégal, capitulation face aux oukazes d'une technocratie européistes irresponsable et toute puissante.
À demain pour une compte rendu du conseil municipal.
Derniers Commentaires