Jeudi 25 juin 2009
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L’annonce de la libération de Florence Rey tourne en boucle depuis le début de la
matinée de ce jeudi 25 juin 2009. Ceux qui n’y sont pour rien, ceux qui n’ont fait qu’emboucher les trompettes de la presse de droite qui, il y a 15 ans nous promettait le
déferlement des bandes de la banlieue sur les beaux quartiers, ceux qui sont en mal de “ scoop ” propre à assurer leur promotion au sein de rédactions aux ordres, ceux qui ne connaissent
de la réalité carcérale que ce que veut bien leur dire une administration ministérielle en mal de justification, ceux qui passent le plus clair de leur temps à tendre les micros à des bavards
inconsistants, ceux qui n’ont jamais 5 minutes à accorder à ceux qui purgent leur peine, et encore moins à leur tendre la main lorsqu’ils ont payé leur dette, bref, tous ces gens qui émargent
au budget du ministère de la parole en discourant doctement sur des sujets qu’ils ignorent, tous ces gens donc sont là pour rappeler qu’elle est arrivée en bout de privation de liberté et qu’elle a
le droit que l’on respecte son intimité.
Passer près de la moitié de sa vie en détention n’est pas anodin, et mérite de la part des ignorants qu’ils commencent par se taire. Cette reconstruction de vie dont on parle incidemment n’est pas
le fruit du hasard et témoigne de la part de celle qui s’est lancée dans une aventure au destin improbable d’une résolution qui pourrait inspirer les donneurs de leçons appointés du parti de la
presse et de l’argent. Tout cela alors que les raisons qui ont amené Florence Rey en détention ne doivent ni niées ni passées sous silence et que tous doivent vivre avec.
Il est vrai que ce type de réflexion s’accommode mal d’un rythme effréné d’une “ information ” qui prétend nous régenter. Un jour c’est l’hebdomadaire discours du siècle de Monsieur le
président de la république, le lendemain, c’est la catastrophe de la décennie effacée par le crash improbable d’un avion de ligne ou l’attentat qui justifie la prochaine batterie de mesures
liberticides.
Après 3 lustres passés derrière les barreaux, formons le vœu que Florence Rey puisse bénéficier du calme et du repos auxquels chacun d’entre nous peut prétendre. Plaise au Ciel que les
noircisseurs de support-papier, “ livres ” ou “ journaux ”, aient la décence, pour elle comme pour ceux qui ont perdu la vie lors de cette funeste équipée, de la mettre un peu
en veilleuse.
Par pumpernickel
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