Samedi 13 juin 2009
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Vous les avez sans doute vu apparaître, ce sont les nouvelles plaquettes du nouveau
parcours historique dont Wissembourg est dotée depuis quelques semaines. Les panonceaux sont plutôt gris et remplacent les bleus mis en place il ya quelques années sous les impulsions conjuguées de
deux personnages centraux de la vie sociale locale, on a nommé Messieurs Richter et Rizzoti. Pour ceux qui auraient déjà perdu la mémoire, rappelons que l’un a tenu la mairie d’une main de fer de
1989 à 2008 en même temps que la communauté de communes du 31 décembre 1994 à avril 2008 [ au début , c’était du bénévolat, disait-il, ensuite, les choses ont changé ] et
que l’entregent de l’autre, architecte de son état, devait nous attirer les bonnes grâces des administratifs des bâtiments de France auprès desquels il faut aller se répandre pour en obtenir
l’onction sacrée.
Il faut se replonger dans les délices de la lecture des publications de cette époque invraisemblable pour mieux en comprendre les subtilités. Ainsi l’édition du folliculaire intercommunal de
septembre 2005 annonçait-il que le parcours historique, œuvre impérissable de Monsieur Rizzoti, par ailleurs grand ordonnateur du chantier de réhabilitation des remparts, en tant que
prestataire de service dûment rémunéré, serait définitivement aménagé en 2005-2006 ! En fait d’aménagement définitif, c’est autre chose qui a été fait, avec une autre numération des bâtiments,
un autre graphisme, un autre objectif, et sans doute une autre prestation de service ouvrant droit à une nouvelle rémunération.
D’ailleurs, en novembre 2003, toujours dans ces “ Nouvelles du Pays de Wissembourg ”, on pouvait lire que “ à l'initiative de la Communauté de Communes, le cabinet Jacques
Rizzotti, déjà à l'origine du parcours historique de Wissembourg, vient de rendre une étude de préfiguration relative à la création de parcours historiques, patrimoniaux et naturels avec, bien
entendu, comme base le Pays de Wissembourg. ”
Remarquez, on n’est jamais assez attentif. Ainsi, en septembre 2005, voici ce que l’on pouvait lire dans cette mémorable gazette dont nous attendions tous l’éditorial avec l’impatience que
l’on devine :
“ On ne le sait pas toujours, mais derrière les portes closes du Musée Westercamp de Wissembourg, tout un travail a lieu dans la perspective de sa réouverture au public. Fermé depuis la
fin 2002, le Musée vit sa mutation : ses précieuses collections sont minutieusement inventoriées, nettoyées et conditionnées. Elles reprendront leur place dans un musée rénové et remis aux
normes. Bénéficiant du label “ Musée de France ”, le Musée Westercamp doit répondre aux critères scientifiques et culturels et au cadre législatif et réglementaire mis en place par le
Ministère de la Culture pour les musées et collections publiques. Pour la gestion de ses collections, il est soumis au contrôle scientifique et technique de la Direction des Musées de France.
L’inventaire de ces dernières se poursuivra jusqu’en décembre 2005. En attendant, le traitement curatif contre les insectes xylophages se poursuit avec celui du pressoir et de quelques poteaux
corniers. La ville de Wissembourg soutient les actions entreprises pour le musée. Elle s’emploie à trouver des solutions pour la mise en œuvre de la rénovation et la réouverture du musée. Ainsi
a-t-elle prévu pour l’été 2006 une exposition temporaire. Les Wissembourgeois retrouveront alors une partie de “ leurs ” collections, jalousement gardées dans “ leur ”
musée. ”
C’est intéressant de relire tout ça, et de le mettre en perspective, en relation et en rapport avec la réalité des faits. Après, toutes les déclarations plus ou moins solennelles n’en ont que plus
d’importance et n’en finissent pas de nous impressionner. Il faut tout de même ave avoir une certaine impudence pour mettre certains termes entre guillemets, histoire d’en relativiser la force,
non ?
Pour en revenir à ce parcours historique new look qui nous est imposé à défaut d’avoir été discuté, quelques photos pour ne rien oublier, et rendre à chacun ce qui lui appartient.
Honneur aux anciens avec quelques plaquettes glanées au hasard d'une promenade en vélo.
Non, Westercamp, on ne t'oubliera pas, tu es la star de la ville, tu inspires même les taggueurs !
Objectivement, je préfère le panneau de gauche, artisanal, simple, bon marché,
fruit d'une démarche pédagogique toute d'humilité et de simplicité intemporelle au tape à l'œil du nouveau “ design ”, orné de ces incontournables logos censés nous persuader que l’on
s’occupe de nous.
Là, c'est carrément raté, avec le “ collage ” maladroit d'une
plaquette nouvelle sur une plaquette ancienne.
Bonjour le bon goût !
Ça n’a rien à voir, mais puisque l’on est “ dans le patrimoine ”, arrêtons-nous devant cette bâtisse construite à la fin du XIXème siècle, l’école Ohleyer, dont on a chassé les enfants
pour y installer le palais de la communauté de commune, un bâtiment où il y a des bureaux pour des gens qui ont déjà des bureaux. Pour cela, on a dépensé 685 000 euros, et il ne s’y passe
pas grand-chose. Lors d’une conversation à bâtons rompus avec des membres de la municipalité, j’ai proposé qu’on y installe la maison des solidarités, sachant que la communauté de communes pourrait
très bien aller s’installer dans l’ancienne douane. Ça, ce serait un vrai et grand signal fort, comme disent les communicants.
Par pumpernickel
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