Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 23:35

Curieuse soirée que ce 29 mai 2009 que j’ai passée un peu distrait à assister à une séance du conseil municipal. J’y allais à reculons, et je n’ai effectivement rien compris à ce qui se passait réellement.

18h10, j’arrive avec quelques minutes de retard, et il semble qu’il s’est dit quelques trucs entre “ les uns ” et “ les autres ”, mais je ne sais pas quoi encore.
Comme à l’accoutumée, petit compte des présents : il en manque 3, 2 “ majorité ” et 1 “ opposition ”, et on aurait pu tirer au sort parmi les 7 citoyens du public pour les remplacer avec voix consultative. Mais, je peux toujours le dire, éventuellement le rêver, ça ne se fera jamais. Jamais ? En est-on sûr ? Quoi que le public, si on enlève les conjoints d’élus et la chargée de com’, il n’en reste plus que 4 !

Point numéro 1 : adoption comme prévu à l’unanimité !

Point numéro 2 : zone d’aménagement concerté
Alors là, je n’avais rien compris, et merci à mon voisin d’avoir éclairé ma lanterne. J’en étais resté aux logements sociaux qui doivent être construits depuis 3 ou 4 ans entre la rue des Fauvettes et lex-DDE, ce rossignol indignement “ échangé ” contre le palais Stanislas. En fait, le Steinbaechel, c’est une merveille, un paradis, un diamant de nature presque sauvage aux portes de la ville. C’est un vallon qui sert de refuge à tout un peuple d’animaux qui trouve là des moyens de subsistance et de vie alors que les êtres humains ne les ont pas encore dérangés. Bon, ben, c’est fini, car, à l’instar de Jules César dans “ le domaine des dieux ”, nous allons raser la forêt pour en faire un parc naturel ! En plus, il aura l’estampille “ approche environnementale de l’urbanisme ” ! Même l’ancien maire de Wissembourg, qui fait un retour remarquable et pathétique à la fois, qualifie cette affaire de “ bon projet ”, ce qui me suffirait à le considérer comme suspect. En tout cas, ce n’est pas tout-à-fait l’avis des riverains, comme me l’a par la suite déclaré mon voisin qui m’en a raconté long comme un jour sans pain sur le sujet. Mais on y reviendra.
Mais la ZAC proposée, c’est pour se mettre dans les clous du schéma de cohérence territoriale de l’Alsace du nord qui nous enjoint de mettre tous les ans, jusqu’en 2012, 50 logements neufs sur le marché. Ça fait 200 logements, soit pas loin de 1 000 habitants en plus, il ne reste plus qu’à leur trouver du travail pour payer leur loyer. Parce que les opérations en cours, en particulier sur le site de l’ancienne imprimerie [ 150 ans de savoir-faire industriel rayés de la carte en quelques jours ] ne se vendent pas si bien qu’on s’autorise à l’écrire.
Non, très vite, Monsieur de Naguère est parti sur un projet mirifique [ 12 millions d’euros, 40 emplois ] que la mairie a laissé filer … à Wingen [ mais on y reviendra ] après que l’on s’est carrément moqué de ces porteurs de projets [ qui de mon point de vue doivent être assez proches de l’ancien maire de Wissembourg, tout comme le futur sénateur du Bas-Rhin, je parle évidemment de maire de Wingen, qui y croit, en plus ! ] que l’on n’aurait reçus que 5 minutes à la mairie. Ambiance !
Réponse du maire qui rétorque que ça ne s’est passé comme ça, que des propositions ont été faites, qu’elles ont été refusées par les porteurs de projets [ qui de mon point de vue doivent être assez proches de l’ancien maire de Wissembourg ], que l’endroit où ils voulaient s’installer était protégé, etc.
Monsieur de Naguère remet le couvert et met ces 40 emplois dans un hôtel de luxe en rapport avec les 100 emplois d’ouvriers perdus chez Bürstner. Oui, on peut effectivement comparer tout avec n’importe quoi ! Et “ On doit arrêter de rêver autrement, de dépenser l’argent public à payer un directeur de cabinet, un responsable des associations ancien conseiller municipal, une chargée de communication et que sais-je encore ! Quant à moi, lorsque je me déplace pour aller dans Limousin, je paie ma part dans l’autobus… ” Là, je me permets un long soupir, parce que, du temps où j’allais encore assister aux spectacles du relais culturel, et qu’il se trouve que par exceptionnel Monsieur de naguère fût là, je l’ai rarement vu montrer le ticket qu’il avait acheté à la caisse. Ce n’était sans doute pas la peine, car à l’époque, il trouvait normal d’être invité. Bon, mais c’est comme ça, sic transit gloria mundi !
Alors on reprend sur le registre “ j’te réponds, mais j’aurai le dernier mot ” avec le maire qui rappelle les innombrables études qui ont coûté fort cher et n’ont pour la plupart débouché sur rien, ce qui lui vaut une réplique de Monsieur de Naguère qui dit que ce n’est pas vrai ! et que si on veut des investissements, il faut y lettre du sien [ en l’occurrence, du nôtre ; ça a toujours été le problème de Monsieur de Naguère, il n’a jamais bien compris que les finances communales sont alimentées ultra-majoritairement par les contributions des habitants, et dans des proportions dérisoires par ceux qui en ordonnent la dépense, y compris pour se verser des indemnités qui restent, selon moi, largement surdimensionnées pour une commune comme Wissembourg. ].
On est sorti piteusement de cette joute dont les termes n’étaient pas à la hauteur des enjeux, surtout si on s’intéresse un peu à la question sociale. Si bien que je n’ai même pas pu noter la répartition de l’unanimité !

Points numéro 3, 4, 5 & 6 : comptes administratifs et affectations des résultats
Comme ça ne m'intéresse pas, et que je n’y comprends rien, je suis parti boire une bière avec mon voison qui m’en a raconté pas mal sur le Steinbaechel, de quoi remplis une ou deux pages du prochain Pumpernickel.

J’ai donc laissé passer les points 3, 4, 5, 6 [ comptes administratifs et affectations des résultats ] puis 7 [ opérations immobilières ], et 8 [ syndicat d’initiative / office de tourisme ] et n’ai réintégré le Saint des Saints qu’au point numéro 9 en cours d’examen.
Deux mots tout de même pour démentir ce que j’ai lu dans l’organe du parti de la presse et de l’argent, l’excédent cumulé est bien de plus d’un million d’euros, et pas de 300 000 € comme cela a été écrit par le porte-plume de l’ALP2R.
Par ailleurs, pour le point numéro 7, je rappelle la contradiction dans la note de synthèse rédigée par le secrétariat général de la commune : l’article 2241-1 du code général des collectivités territoriales stipule que le conseil municipal doit délibérer sur la question des acquisitions et cessions immobilières, alors qu’il n’est proposé au conseil municipal que de prendre acte des ces acquisitions et cessions immobilières, ce qui n’est tout de même pas la même chose. Mais il n’y a aucune raison d’être inquiet puisque les conseillers, toutes tendances confondues, veillent au grain et se feront un devoir de relever le problème.

Point numéro 9 : demande de subventions
Je suis arivvé juste quand ils étaient en train de se crêper le chignon à propos de la cotisation [ 10 € ] qui est demandée aux membres de l’association qui s’occupe de l’harmonie municipale. Encore des histoires pour savoir qui avait pris ou non la décision, si le directeur délégué nommé par Monsieur de Naguère avait ou non raison, etc., etc. Et de trouver que le directeur est surpayé [ quand c’est moi qui dis que les élus sont surpayés, tout le monde me tombe dessus ! ] , etc., etc. Ah, si, un moment j’ai retrouvé l’une de ces impérissables sorties dont je faisais mes choux gars sous l’ancien régime quand Monsieur de Naguère a dit que de son temps, les musiciens de l’harmonie payaient une cotisation symbolique de … zero euro. Le zéro, c’est le symbole de quoi ?
Après que le maire eut dit que les statuts de l’association dite “ harmonie municipale ” avaient été toilettés, on est passé au vote, et tout ce barouf pour que “ l’opposition ” … s’abstienne ! Et tout ça pour ça !

Point numéro 10 : créances non-recouvrables
Rien à signaler, unanimité.

Point numéro 11 : marché d’exploitation des installations thermiques, avenant N°5
La position monopolistique de Suez ne dérange personne, ce qui permet qu’une belle unanimité soit réunie pour approuver leur comportement de flibustiers. Bien vu, et rassurant.

Points numéro 12 :
contrat bris de machines
Adopté à l’unanimité !

Point numéro 13 : acquisition de parcelles pour ma belle zone artisanale qu’elle est vraiment la plus belle !
Sur ce coup-là, j’étais complètement décalé. Il n’y a pas eu unanimité parce qu’aux uns on achète l’are à 1 000 € et aux autres on l’achète à 1 150 €, et le maire-délégué d’Altenstadt trouve ça inéquitable. On pourrait trouver ça simplement incorrect, mais c’est le fruit d’une négociation, dit le maire. Moi, j’en suis sans voix. Bref, on saucissonne la délibération :
Parcelle 35 à 1 150 € : unanimité moins 10 abstentions
Parcelle 50 à 1 000 € : unanimité moins 6 abstentions
Parcelle 1926/56 à 1 000 € : unanimité moins 6 abstentions

Points numéro 14 : vente de la maison à l’entrée des anciens terrains Gummi Mayer
C’est 15 000 € parce que les domaines l’ayant estimée à 50 000 €, on a essayé infructueusement de la vendre, puis la démolition a été estimée à 35 000 €, et comme Monsieur Messmer va habiter dans cette bâtisse qu’il va transformer en immeuble avec appartements, on la lui fait à 15 000 €.
Unanimité et 2 abstentions venant de la majorité, mais on ne sait pas pourquoi.

Point numéro 15 : agrément d’un nouvel associé au lot de chasse numéro 4
Il y a longtemps que la chasse ne dérange plus les écolos quand ils sont aux manettes, par conséquent adopté à l’unanimité !

Les points numéro 16, 17, 18, 19 et 20 sont adoptés à l’unanimité !

Point numéro 21 : déplacement en Haute-Vienne
C’est l’occasion de revenir sur la polémique à laquelle j’avais échappé. En fait, et j’ai eu la réponse ce samedi en lisant le journal à la terrasse de la Vignette [ comme c’est mon habitude ] : 5 bus sont partis l’autre jour pour participer aux commémorations de l’évacuation au moment de la drôle de guerre. Il appert que Monsieur de Naguère a évité d’être de la délégation wissembourgeoise pour préférer celle des villages qui l’ont élu [ rappelons qu’aux élections cantonales de 2004, il ne réunissait à Wissembourg que 1 300 voix sur son nom, soit autant qu’il en a obtenues lors des élections municipales. Pumpernickel a été à l’époque le seul à le remarquer. ]. Cela a contrarié la délégation wissembourgeoise qui n’a découvert la présence du conseiller général du canton qu’à l’arrivée. Ah, et alors ?
Alors, je remets sur le tapis le fait que, moi, le conseiller général, je paie ma part, et que je ne fais pas payer le voyage par la commune. Là-dessus, le maire sort le bilan du déplacement de … 1999 d’où il ressort que l’on a dépensé 3 à 4 fois plus pour payer le déplacement de la délégation municipale.
Ras-le-bol ! Parce que tout ce déballage stérile n’aurait pas lieu si la nouvelle municipalité avait pris la seule mesure acceptable : le plafonnement drastique des indemnités qu’elle s’est votée, en versant à tous les conseillers municipaux une indemnité de 200 € par mois à laquelle ils ont droit.
Bref, on va jumeler Wissembourg et Le Dorat, et tout ira mieux dans le meilleur des mondes.

Comme je le pensais, pas un mot sur la situation sociale. des centaines de personnes sont maintenant face à l'incertitude, et on préfère passer le temps à s'envoyer des mots comme si c'était ça qu'on attendait.
Bizarre.

Publié dans : conseil municipal - Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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