Mercredi 27 mai 2009
3
27
/05
/Mai
/2009
18:03
Il faut avoir entendu l’immense, que dis-je le monumental Thomas Legrand commenter une
actualité sur laquelle il a d’autant plus à dire qu’il n’en est au mieux que l’observateur le plus souvent inattentif et à tout le moins subjectif pour comprendre un peu mieux qui sont ces faiseurs
d’opinion que dénoncent depuis des années les amis d’acrimed et du plan B. Cette référence morale autoproclamée qui sait intervenir sur tout et principalement sur le reste avait évidemment quelque chose à
dire sur Julien Coupat. C’est normal, puisqu’on en parlait dans le Landerneau de ceux qui pensent, alors il aurait été fâcheux pour la carrière de l’excellentissime Thomas Legrand qu’il
ne tînt point quel propos dont il pense qu’ils feront référence.
Pour mémoire, on rappellera que notre ami est de ceux qui considèrent quelques centaines de milliers d’électeurs comme des sympathisants des résidus du communisme. Le grand Jacques Brel
chantait que c’était à l’épaisseur des épluchures que l’on reconnaissait la grandeur des nations, pour Thomas Legrand c’est plutôt le choix des mots qui donne une idée du personnage, le genre
avec qui on aimerait passer une semaine de vacances parce qu’on sent que c’est un type plein d’humour et d’esprit.
Alors ce matin il nous commet une “ chronique ”, un “ commentaire politique ” comme dit son compère le bavard de service qui coupe la parole aux auditeurs et laisse
complaisamment ses “ confrères ” occuper le terrain à l’antenne, une “ chronique ” donc sur Julien Coupat, quelqu’un dont Thomas Legrand est bien obligé de reconnaître
qu’il est incarcéré de façon abusive. Encore prend-il la précaution de dire qu’il s’agit d’un enfermement qui paraît pour le moins abusif. On sent que Thomas Legrand connaît son sujet, et la
réalité carcérale en particulier. Il a dû l’étudier à fond avec ses professeurs à qui il a dû rendre des copies parfaites qui lui ont valu la reconnaissance sociale et la place enviée et enviable
de chroniqueur politique sur les antennes de la radio d’état. Pauvre Thomas Legrand, personne ne lui souhaite de connaître cette situation, mais lui ne le sait pas, il croit qu’il peut se
mettre à la place des autres. Il en sait des choses, Thomas Legrand !
Et on continue dans le dénigrement masqué en disant que Julien Coupat écrit n’importe quoi n’importe comment, que c’est abscons [ à certains moments, j’ai cru que Thomas Legrand
parlait de Bernard Guetta, mais non, dommage ! ], que c’est un “ intellectuel ”, qu’il pourrait très bien avoir écrit un livre dont les limiers au service de
Monsieur A. Bauer, dont Thomas Legrand oublie de rappeler l’existence, alors qu’il est l’un des piliers de l’opération à grand spectacle montée de toutes pièces autour du groupe de
Tarnac. Mais, ça, ça dérange Monsieur Thomas Legrand qui préfère rappeler qu’hier, il interrogeait Monsieur P. Rosenvalon, un type bien, un historien, quelqu’un qui est un habitué
des micros, et qui ne dit rien qui pourrait fâcher les amis de Thomas Legrand et compromettre sa prochaine présence derrière le micro à nous ennuyer avec ces histoires qu’il veut nous faire
prendre pour de l’histoire.
Il suffit de prendre le temps de lire le texte de Julien Coupat. Et toutes les sornettes débitées par Monsieur Thomas Legrand, contredites par des gens aussi peu sérieux,
selon Monsieur Thomas Legrand,
que les responsables du syndicat de ma magistrature ou de la ligue des droits de
l’homme, peuvent être rangées au magasin des accessoires inutiles de la formulation intellectuelle.
Par pumpernickel
1
Derniers Commentaires