Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 19:35

Il faut/fallait absolument aller au musée ce weekend ! C’est une occasion inespérée de retrouver une ambiance, une atmosphère, un art de vivre dont nous avons tous été privés ces plus de six dernières années. 2183 jours de fermeture, 312 semaines, une éternité [ dont chacun sait que c’est long, surtout vers la fin ] durant laquelle il n’aura été procédé qu’à un inventaire et une mise sous bâche plastique du lapidaire. Il est primordial que les responsables de ce fiasco disent publiquement qu’ils en ont pris à leur aise avec le patrimoine communal, qui ne leur appartenait pas, puisqu’ils n’en étaient que les gestionnaires. Le gâchis est semblable à ce qui a été commis dans l’ancien bâtiment du lycée Stanislas, où des pans entiers de l’histoire personnelle de milliers de Wissembourgeois ont été cédés aux intérêts privés. Que les responsables en poste à l’époque se rassurent, tant qu’aucune explication publique n’aura été donnée, ils devront subir cette revendication qui n’est que justice.

Indépendamment de tout cela, et comme les petits reporters de Pumpernickel sont allés sur place, vous avez la disponibilité de quelques photos [ clic sur le lien ] qui seront probablement complétées demain ou lundi. Ne vous gênez, copiez-les, et si elles ne sont pas suffisamment claires, mettez un mot pour les recevoir par courrier électronique.
Vous trouverez aussi ces panneaux de propagande réalisés par les services du parc régional des Vosges du Nord qui n’hésite pas à recourir jusqu’à la nausée aux ressort les plus éculés de la sophistique, c’en est pitoyable !

La photo qui est présentée n'a pas été prise au hasard : c’est à cet endroit précis qu’était exposée notre mascotte communale, notre Till Eulenspiegel local, ce héros qui nous ressemble, homme du peuple qui sait ce que dignité veut dire, mais aussi braillard, ripailleur, bavard, insolent, drôle, sensible, honnête, humble, simple et poli. Vous l’avez reconnu, c’est Pumpernickel, le pauvre, qui se morfond dans un hangar, à l’écart de cette ville qu’il a contribué à sauver. Il doit retrouver sa vraie place parmi nous !

Pas question de clore sans faire mention de cette rencontre avec un ancien professeur d’histoire tellement heureux de retrouver ce bâtiment où il emmenait ses élèves pour les initier à l’observation du passé.
On rendra par conséquent à César ce qui lui appartient, en sachant gré à la municipalité nouvelle de montrer qu’elle veut effectivement faire quelque chose d’un musée au charme indéfinissable, délicieusement désuet, si attachant, témoignage de la grande époque d’humanismes certes souvent paternalistes mais qui avaient tout de même le souci des autres.
Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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