Vendredi 8 mai 2009
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Ne manquez sous aucun prétexte l’exercice de haute-voltige auquel se livre le
porte-plume de la P2R quand il rend compte de la soirée du mercredi 6 mai 2009.
Fort justement, il intitule son “ article ” forum sur la sécurité, accréditant, mais le remarque-t-il, les constatations que j’ai faites et que j’ai livrées sur le blog dès mercredi soir.
Et comme pour se tirer une balle supplémentaire dans le pied, il n’écrit que trois fois, en tout et pour tout, ce mot qui doit pas mal déranger, “ liberté ”.
De responsabilité partagée, il n’a pas été question dans ce bilan d’activité qui a été fait tant par la gendarmerie que par la police municipale ou le procureur adjoint.
Madame le Sous-préfet n’a rien lancé du tout, se contentant se mener un débat qui n’a pas eu lieu et de trouver drôle d’énoncer les différents avatars des escroqueries dont sont victimes des
citoyens peut-être trop crédules.
Personne n’a été conquis par un bilan qui a ennuyé tout le monde tant par sa longueur excessive, manière d’assommer l’auditoire et de le réduire au silence, que par son côté soporifique et
convenu.
La dame chef d’entreprise qui semblait bien connaître ceux qui ont eu les honneurs de la photo a bien parlé de “ vide juridique ”, mais elle s’est fait remettre en place, car le terme,
largement galvaudé par tous ceux qui voudraient se donner l’air de juristes, est tout-à-fait impropre, et absolument mal employé. Cela n’existe pas, le droit est suffisamment précis, une
juridiction pouvant toujours, si elle se déclare incompétente, faire appel à une autre, ou un plaignant pouvant se tourner vers une autre instance. En plus, rappelons que Madame le chef
d’entreprise prenait la parole pour se confesser en public de ne pas avoir eu le minimum d’audace pour aller porter plainte alors que l’un des employés avait été menacé par un autre. Voilà où se
niche le “ vide juridique ” que Madame le chef d’entreprise prend la peine d’estimer.
Le porte-plume de la P2R n’a pas pu laisser passer l’intervention de cette riveraine d’un bar dont la vie est pourrie par des mal-élevés avinés qui en prennent à leur aise. Et on reste perplexe
quand il rapporte que si Madame le Sous-préfet a donné un avis favorable aux ouvertures prolongées, c’est parce qu’il n’y avait pas de plainte. Cela veut dire que lorsque l’on a à examiner ce type
de demande, les services sous-préfectoraux n’ont pas l’idée de passer un coup de fil à la gendarmerie pour demander si tout est en ordre avec ce débit de boisson, si une équipe n’a pas eu à y
intervenir, si des traces de ces interventions ne subsistent pas. C’est curieux comme c’est étrange, parce que, dans d’autres occasions, quand il s’agit de déposer les statuts de l’association qui
regroupe les amis du Docteur Wohlfahrt, les services sous-préfectoraux savent bien diligenter une enquête plus ou moins discrète pour s’assurer de la bonne moralité des responsables de cette
association.
Non, le bon équilibre entre liberté et sécurité n’a pas été un des fils conducteurs de la soirée, durant laquelle tout le champ lexical du sécuratirisme ambiant a été mis à contribution [ et
fidèlement retranscrit par un journaliste qui confirme l’étendue de ses possibilités et qui a bien mérité les félicitations du procureur adjoint ] : facteur d’accident, délinquance,
sécurité, violence, victime, escroquerie, représailles, nuisances, plainte, force, ordre, problème, dégradation, délit, crime, dissuasion, ainsi que le savoureux “ vidéo-protection ” qui
remplace le sulfureux “ vidéosurveillance ”.
Ce énième monument de partialité flatteuse vaut à notre caudataire zélé un pommadier d’or rehaussé de platine.
Par pumpernickel
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