Mercredi 6 mai 2009
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Celui qui n’est plus vraiment Monsieur LE président de la République, mais bien plus,
ou moins, premier ministre chef et premier responsable du parti qui gouverne, a fait son numéro hier soir au cours d’une “ réunion ” citoyenne à Nîmes. Comme d’habitude, les tickets
d’entrée étaient remplacés par des cartes de membre du parti dit de “ l’union pour une majorité populaire ” auquel il faut appartenir pour aller applaudir le “ couple
présidentiel ” lors de la visite du président des Etats-Unis il y a un an.
Ce monsieur, qui n’est plus vraiment Monsieur LE président de la République dans lequel chacun d’entre nous peut retrouver une petite parcelle de lui-même, a dit qu’il ne voulait pas se livrer à un
bilan des deux années qu’il a passées à remplir les poches des 0,01 % d’habitants les plus fortunés du pays, en oubliant au passage cet habitant sur 5 qui vit avec moins de 850 € par
mois. On le comprend, tant les preuves qu’il a accumulées contre lui l’accablent à un point qui était inimaginable il y a 24 mois.
Sur le plan national, donc, la situation est désastreuse, bloquée, figée, dans une société que ce monsieur, qui n’est plus vraiment Monsieur LE président de la République a fracturée, fragmentée,
dissociée au lieu de réunir, d’associer, d’agréger. Les mobilisations enregistrées depuis le début de l’année, chacune étant jugée moins forte que la précédente, elle-même sous-estimée dans des
termes qui disqualifient ceux qui les emploient, témoignent du rejet des initiatives gouvernementales qui ne sont que l’émanation du “ cabinet invisible ” réunissant les proches du
locataire du palais de l’Elysée, dûment appointés par la République.
A cet égard, on ne peut que constater les mauvaises manières appliquées lors de la crise de l’Université. Cette crise, pilotée par le “ cabinet invisible ”, a été menée pour que chacun
comprenne que la plus extrême fermeté sera la règle, la plus grande souplesse s’appliquant aux patrons qui, à l’instar du dirigeant de suez-gdf, peut la ramener, en assemblée générale
d’actionnaires, en “ justifiant ” ses options d’action et ses émoluments au prétexte qu’ils ne représentent “ que quelques millions ”, comme si ce n’était rien.
Il paraît que celui qui n’est plus Monsieur LE président de la République faisait un discours HIS-TO-RI-QUE [ mais c’est l’habitude, il en fait un ou deux par jour, on s’y perd ] sur
l’Europe, histoire de mobiliser SON parti qui devrait “ gagner les élections ” avec … 25 % des suffrages alors que l’on prévoit 40 % de participation, soit 10 % du
corps électoral ! On mesure déjà mieux le triomphe. Et d’exhiber “ sa présidence française ” qui n’a époustouflé que lui-même, ses affidés, et ses thuriféraires du parti de la presse
et de l’argent. Comme pour démentir en instantané, un complot était monté en Géorgie par les amis russes de celui qui n’est plus Monsieur LE président de la République pour mettre à mal le plan de
paix qu’il avait soi-disant imposé aux belligérants. On pourrait continuer avec ses gesticulations au Moyen-Orient où ses incessants allers-retours auront surtout fait la bonne fortune des
fournisseurs de carburant de “ l’avion présidentiel ”.
Il est aussi reparti contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, sans qu’aucune réflexion ne soit sortie de l’un de ses “ 5 à 6 cerveaux très bien irrigués ”,
comme dit l’autre, pour s’interroger sur l’élargissement actuel, ses failles et ses manques, les disparités qui s’installent, à l’instar de celles qui n’ont pas été gommées à l’intérieur-même de
l’Allemagne fédérale entre Est et Ouest.
Il n’a pas eu un mot pour justifier que l’on se soit assis sur le vote à 55 % des citoyens français lors du referendum de 2005, en faisant voter, à la petite semaine, par un Congrès aux
ordres, un texte de Lisbonne qui reprend point par point ce que le suffrage universel avait rejeté.
La seule question qui se pose à l’énumération de ceux qui n’en peuvent plus, des surveillants de prison aux chefs de service des grands hôpitaux, en passant par les magistrats et les
marins-pêcheurs, sans oublier les 200 000 membres des “ forces de l’ordre ” qui vont peut-être finir pas se lasser d’être réquisitionnés à tout instant pour aller
“ protéger ” les déplacements de celui qui n’est plus Monsieur LE président de la République des sifflets des manifestants et des lazzis des opposants. Combien de temps vont-ils,
allons-nous, supporter les frasques de celui qui confond la réflexion agissante et l’agitation stérile ?
Par pumpernickel
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