Mardi 5 mai 2009
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Il y a 28 ans, Bobby Sands nous quittait. Il avait décidé de se mettre en grève de la faim pour obtenir que les prisonniers de la prison où il était interné soient traités
humainement.
Madame Thatcher n'a eu pour lui que mépris, arrogance et dédain. Elle ne se le rappelle même plus maintenant, puisqu'elle a perdu la raison.
L'a-t-elle jamais vraiment eue, elle qui croyait en tout ce qui nous a précipités dans les affres de la crise économique, alimentée par ses croyances dans le mercantilisme, l'égoïsme, et
l'enrichissement personnel.
Et, ajoute Hulot, il ne fut pas le seul. Après lui, ce sont neuf autres détenus irlandais (première raison d'être méprisé) et catholiques (seconde raison d'être méprisé) qui mourront après de
longues semaines de grève de la faim - et de souffrance, car mourir de faim est extrêmement douloureux.
On peut lire dans la dernière livraison du Monde 2 un compte-rendu des onze années durant lesquelles Mme Thatcher réussit à briser tous ceux qui s'opposaient à elle, au nom d'un dogme dont la seule
légitimité demeure la force des forts et la faiblesse des faibles. Elle s'est couverte de gloire en laissant mourir les détenus irlandais, en plongeant dans la misère des milliers de familles de
mineurs, en remportant sur l'Argentine (à qui l'Angleterre avait vendu ses armes mises au rebut) une victoire militaire que tout un chacun mesurera à l'aune des forces en présence.
Elle reste aussi la mère d'un certain Mark Thatcher qui, comme quelques autres, n'a pas su faire honneur à son nom et a dérivé dans des affaires peu ragoûtantes, ou encore celle qui s'est déclarée
"profondément attristée" par la mort d'un certain Pinochet, ce qui en dit long sur le sens des affections qui sont les siennes.
Il existe des rues, ou des places, en France qui portent le nom de Bobby Sands. Je doute fort qu'il puisse exister une rue Margaret Thatcher, ou même un Margaret Thatcher Lane de l'autre
côté du Channel.
Par pumpernickel
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