Partager l'article ! conseil municipal du 24 avril 2009 - 2: Tout compte fait, je suis quand même allé au conseil municipal vendredi soir, à 18h00. et c’éta ...
Tout compte fait, je suis quand même allé au conseil municipal vendredi soir, à
18h00. et c’était une bonne idée, parce que d’abord j’ai constaté que le sujet étant intéressant, il y avait pas mal de citoyens sur les bancs du public (nous étions 11) et qu’ensuite cela permet
de relativiser la relation qu’en fait un journaliste qui s’en va à 19h47 alors que la séance se terminera à 20h15. tout ce qui pourra être lu concernant les points 5 à 16 relève de propos qui
auront été rapportés par tel ou telle, mais sûrement de ce qui aura été entendu par le journaliste lui-même. C’est plutôt dommage, et je vous donne rendez-vous au point numéro5.
Sur l’ensemble, j’observe qu’il manquait 6 conseillers municipaux, plus ou moins excusés, soit plus de 20%, ce qui est à la limite du tolérable. Et j’aurais bien vu que l’on tirât au sort parmi
le public celles et ceux qui auraient pu aller s’asseoir et prendre la parole selon une procédure simple à mettre en œuvre et salutaire pour la démocratie.
Seize points à l’ordre du jour, mais pas de dix-septième, la question sociale qui préoccupe le quart des
employés de chez Bürstner n’étant même pas effleurée !
Point numéro 1 : Adopté évidemment à l’unanimité comme prévu !
Point numéro 2 : énergie renouvelables
Autant les exposés des techniciens de l’ADEAN et de PEREN étaient documentés et précis sur les diagnostics à établir et les solutions à mettre en œuvre (j’en retiens surtout ce graphique avec ces
trois substantifs : sobriété, efficacité, renouvelables), autant la suite a été difficile voire chaotique, les uns et les autres essayant de prendre la parole pour qu’on puisse dire qu’ils
se sont exprimés, certaines interventions se noyant dans le brouhaha des conversations particulières. Il y a encore pas mal de travail pour sortir des cas particuliers, des “ bons
mots ” de tel maire délégué ou des observations inspirées le plus souvent hors sujet.
On a bien compris que les cellules photovoltaïques du relais culturelles sont abandonnées, et c’est tant mieux. Le maire de Wissembourg a entendu il y a au moins un an qu’il faut faire de l’eau
chaude, et que cette eau chaude peut être ensuite utilisée. Pour une fois, faisons confiance aux techniciens en leur donnant un cahier des charges précis et ils sauront nous trouver des solutions
adéquates.
Un conseiller municipal d’opposition, numéro 2 selon l’ALP2R, est maintenant l’autoproclamé défenseur du patrimoine architectural. Qui est capable de faire le bilan de son activité du temps
où elle officiait avec rang d’adjoint ? D’ailleurs, elle ne connaissait pas le problème, ne sachant pas que le toit considéré se trouvait au-dessus de l’extension, donc en partie non
classée. Ses remarques relèvent de la conversation à bâtons rompus et sont à prendre comme telles.
Que dire ensuite de ceux qui s’interrogent sur les retours sur investissement à 10 ou 20 ans quand ce sont les mêmes qui ont engagé des dépenses pharaoniques pour faire une “ entrée de
ville ” pour épater les touristes ? On est dans le ridicule “ 4 minutes et 33 secondes ”…
Mais c’est vrai, 300 000 euros pour produire un peu d’électricité, c’est un peu cher. On verra tout à l’heure que l’argent n’a pas toujours le même coût.
On s’est abstenu de toute décision sur le point 2-1, s’en remettant à une commission, les point 2-2 (autres pistes en matière d’énergies renouvelables) et 2-3 (décision de principe sur une
approche “ développement durable ”) sont votés à l’unanimité.
Quant au point 2-4, un conseiller municipal d’opposition, numéro 2 selon l’ALP2R, et maintenant autoproclamé défenseur du patrimoine architectural reprend la parole pour rappeler tout le
travail qu’il a fourni au sein du réseau “ Vesta ” [ un réseau de villes réunit des collectivités qui ont décidé de réfléchir et travailler ensemble. Ceci leur permet d’unir leurs
forces en vue de développer des projets communs. Ceci n’empêche pas les membres d’un réseau de villes d’afficher des objectifs différents pour agir ensemble : développer l’économie locale,
promouvoir la culture, échanger les compétences, se placer sur la scène régionale, nationale ou internationale, etc. Un réseau de villes représente toujours une volonté de rapprochements de
partenaires unis autour de projets fédérateurs. ] mais dont personne n’a vraiment pu constater une réalisation concrète au niveau du vécu. Fort de cette “ expérience ” et de cette
“ expertise ”, il y a 6 contre et 3 abstentions à l’adhésion à energie-cités. Moi, j’aurai préféré “ l’alliance pour le climat ”, mais personne ne m’écoute. Alors, je
boude !
En plus je me suis trompé, car je pensais que tout allait être d’accord.
Point numéro 3 : avenants aux travaux de l’école Wentzel
Notons néanmoins que le total des suppléments se monte à 35 420 euros sur un total de 585 151 euros, soit une augmentation globale de 6 %.
Adopté évidemment à l’unanimité comme prévu !
Point numéro 4 : le rond-point qui nous manquait
226 600 euros dont 162 600 à la charge de la commune pour nous faire Le rond-point qui va changer la vie parce qu’il va modifier l’entrée en ville, ça pose nettement moins de
problème que 300 000 euros pour installer des cellules photovoltaïques.
Adopté évidemment à l’unanimité comme prévu !
Il est 19h47, et “ lapresse.com ” nous quitte.
Point numéro 5 : demandes de subventions
“ Je vois bien ce point adopté à l’unanimité tant les sujets, solidarité sociale et aide à de jeunes volontaires dans l’intérêt général, ne souffrent aucune contestation. ”, écrivais-je
imprudemment.
Je me trompais complètement, et c’était incroyable. Parce que entendre l’ancien maire la ramener sur la nécessité de connaître l’identité de ceux qui doivent aller à Lauterbourg
“ bénéficier ” des services de l’épicerie sociale mise en place par l’association “ repartir ” au prétexte que celui qui donne les subventions doit pouvoir en contrôler les
bénéficiaires, a quelque chose de grotesque si ce n’était aux limites de l’indécence. Quand l’adjointe à la politique sociale le renvoie à ses “ compétences ” [ en tant que
conseiller général, c’est lui qui s’occupe de la politique sociale, et en particulier de la gestion des travailleurs sociaux, dont le professionnalisme a été salué par l’adjointe ], Monsieur
remet le couvert en précisant qu’il est utile de “ faire le point ” avec les bénéficiaires comme cela est le cas avec les RMIstes. Ce type de “ réflexion ”, si tant est qu’il
s’agisse d’une réflexion, est particulièrement malvenue de la part de celui qui émarge depuis 1985 aux budgets généraux, et plus particulièrement durant la période 1989 – 2008 durant,
laquelle on ne peut pas dire que le montant de ses émoluments imposés à 20% aient fait faire des économies aux finances publiques. On peut dire la même chose des dépenses que son conseil
municipal a engagées et que les contribuables, citoyens ou non, devront payer, payer, payer !
Il y a donc eu 6 abstentions pour la subvention à “ repartir ” [ les pauvres, les loqueteux, les miséreux, les bannis, les exclus vous remercient ! ], mais
l’unanimité pour les 2 000 euros pour initiative chrétienne pour l’Europe.
Point numéro 6 : constitution de servitudes
Unanimité !
Point numéro 7 : acquisition de parcelles
Unanimité !
Point numéro 8 : échange de parcelles
Unanimité !
Point numéro 9 : agrément d’un nouvel associé
Unanimité !
Points numéro 10 & 11 : recrutement de personnel saisonnier
Unanimité !
Points numéro 12 : indemnité d’archiviste
Unanimité !
Point numéro 13 : l’école de musique
Ah ! L’école de musique !
L’école de musique est une réussite, la preuve, 153 enfants et 15 adultes y suivent des cours. Et il y a eu de nouvelles inscriptions !
Et d’ailleurs, il n’y a pas de problème avec l’école de musique, il n’y en a jamais eu, et il n’y en aura jamais, et d’ailleurs l’école de musique est une réussite, la preuve, 153 enfants et
15 adultes y suivent des cours. Et il y a eu de nouvelles inscriptions !
Unanimité !
Points numéro 14 : marchés publics
En relevant les seuils en deçà desquels il n’est pas nécessaire de procéder réglementairement à des appels d’offre, le législateur a engagé les collectivités dans une voie qui ressemble à tout
sauf à la transparence. Il est absurde de ne mettre d’obligation qu’à partir d’un peu plus de 5 millions d’euros, soit localement une dépense représentant le quart du budget. A titre
d’exemple, cela veut dire que pour les travaux interrompus de l’ex-allée des ex-Peupliers, l’ancien équipage n’aurait pas eu besoin de lancer des appels d’offre ! C’est n’importe quoi, et la
porte ouverte à toutes les dérives, y compris les pires.
On ne va tergiverser sur les catégories de marchés, plus ou moins 20 000 euros, entre 20 000 et 90 000 euros, entre 90 000 et 206 000 euros,
entre 206 000 et 5 150 000 euros pour savoir à partir de quand on peut oui ou non contrôler un élu qui dépense l’argent qui vient de l’impôt.
Unanimité moins deux abstentions, une pour la majorité, une pour l’opposition, match nul.
Point numéro 15 : titre compliqué pour dire combien le maire a signé de marchés en n’ayant d’autre obligation que d’en parler après coup
Quatre-vingt-douze mille trois cent cinquante-six euros et dix centimes, c’est le montant de ce qui est signé et qui ne fait l'objet que d'une information.
Mais c’est juste une information ! On est en plein délire !
Point numéro 16 : invitation à participer au forum public “ libertés et sécurité ”
Il suffit de rappeler ces deux phrases qui résument bien la situation :
“ Un pays qui choisit sa sécurité au détriment de sa liberté finit par perdre l’une et l’autre. ” Benjamin Franklin.
“ Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. ” Winston Churchill à Lord Chamberlain, de retour de Munich, en 1938.
Et de terminer par cette troisième :
“ Rira bien qui rira le dernier ! ” Winston Churchill, en français dans le texte, avec son inimitable accent de véritable et inimitable Homme d’Etat, à Radio Londres, sur les
antennes de la France Libre.
Mais on est rassuré quand on apprend que cette sauterie se tiendra le mercredi 6 mai à l’initiative du ministère de l’Intérieur. On espère que le commissaire aux affaires des expulsions
et du drapeau enverra une forte délégation. On pensait que carnaval était passé.
Il n’y a eu aucune remarque lors de l’annonce de cette mascarade.
Et puisque le sujet ne fait l’objet d’aucune interpellation, je remets le couvert :
Point numéro 17 : actualité sociale
La Sous-région vit depuis ces 18 derniers mois au rythme des annonces de licenciements. Ce sont ceux qui travaillent, qui ont donné leur santé, leur vie de famille, les meilleures années de
leur vie, qui sont maintenant sacrifiés sur l’autel de la “ moralisation du capitalisme ” voulue par les amis d’un président de la République qui sort complètement déconsidéré de ces
18 derniers mois. Alors que l’ancien équipage n’a trouvé que des mots creux maladroitement écrits pour exprimer l’expression (sic) d’une tardive compassion bien décalée aux salariés de
Wimétal à la fin de l’année 2007, la même triste pièce est en train de se jouer avec le quart des effectifs de l’entreprise Bürstner, dont personne n’a le droit de dire qu’ils ont un jour
démérité. Oublierait-on les efforts qui ont été demandés ? Doit-on passer sous silence le chaos mis dans les vies de ceux qui doivent une semaine travailler plus que tout, et la suivante
moins que rien ? Tout se passe dans le secret quand ce n’est pas l’indifférence, alors que ceux que l’on appelle “ les décideurs ! ” affectent d’oublier qu’il s’agit de
nos/leurs voisins, de nos/leurs amis, de membres de nos/leurs familles qui sont ainsi immolés pour qu’un nouveau Veau d’Or, attendri par le sacrifice de quelques-uns, se montre moins sévère et
épargne les autres. On est en pleine régression mentale et sociétale.
Face à ce gâchis, à ce qui s’apparente à un “ sacrifice rituel ”, le rôle des pouvoirs publics, quels qu’ils soient, qui qu’ils soient, quelle que soit la date de leur arrivée aux
commandes, est bien de manifester qu’ils ont de l’imagination, qu’ils ont anticipé, qu’ils sont avec ceux qui sont confrontés au désespoir et à la marginalisation sociale.
Ce vendredi 17 avril 2009, un comité d’entreprise extraordinaire s’est tenu. Les premiers intéressés en ont été tenus à l’écart et n’ont comme information que l’annonce qu’une
lettre sera envoyée à la centaine de licenciés pendant que l’entreprise sera en chômage technique. Ainsi, la riposte collective sera-t-elle tuée dans l’œuf, permettant aux uns et aux autres de
perpétrer en toutes tranquillité et impunité.
Il importe que le conseil municipal de Wissembourg ne se conduise pas comme celui qui l’a précédé et annonce que des mesures vigoureuses, contraignantes et originales d’accompagnement sont en
mises en œuvre pour ne pas laisser nos infortunés concitoyens dans le désarroi.
Mauvaise humeur :
Dans un précédent article, je m'en prenais aux responsables de tous acabits qui sont responsables de près ou de loin dans les affaires de licenciements actuellement (Bürstner) ou précédemment
(Wimétal), ce qui m'a valu un long coup de téléphone dont j'ai rendu compte par la suite.
Tout cela intervient alors que, suite à l'expulsion de l'une de mes connaissances, et des courriers que j'ai adressés tant à la préfecture du Bas-Rhin qu'à la sous-préfecture de
Wissembourg, je n'ai eu d'autre réponse que le silence d'une administration, gênée, qui sait parfaitement qu'elle ne se conduit pas comme il faut dans ce type d'affaire. Et quand on s'aventure
sur le terrain moral, on n'a comme réponse cette réaction qui se voudrait indignée et qui enfonce un peu plus ceux qui se sont eux-mêmes disqualifiés.
Comparaison n'est pas raison. Et j'ai encore en mémoire l'irremplaçable voix d'André Malraux prononçant, que dis-je, déclamant son discours du 19 décembre 1964, j'avais 10 ans, lors du transfert
des cendres de Jean Moulin, ancien préfet de l'Eure, qui sut désobéir, qui ne capitula pas lorsque l'occupant lui demanda de signer que c'était les troupes sénégalaises qui s'étaient rendues
coupables d'exactions commises par les Allemands, et qui, le 27 mai 1943, a Paris, rue du Four, réunit pour la première fois le Conseil national de la Résistance.
Jean Moulin rappelle les buts de la France libre : " Faire la guerre ; rendre la parole au peuple français ; rétablir les libertés républicaines dans un État d'où la justice
sociale ne sera pas exclue et qui aura le sens de la grandeur ; travailler avec les Alliés à l'établissement d'une collaboration internationale réelle sur le plan économique et social, dans
un monde où la France aura regagné son prestige. "
Derniers Commentaires