Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 21:41
De la part des amis de Pumpernickel

Pour atteindre les sommets.
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Le sommet de l’OTAN vient de se tenir à Strasbourg les 3 et 4 avril derniers.
L’occasion pour les autorités - préfet et maire de Strasbourg - de réunir leurs pouvoirs pour transformer la ville en camp retranché et lui imposer un véritable état de siège en créant des zones de restriction de circulation touchant près de 40000 personnes badgées et fichées (illégalement).
Afin de garantir “ la sûreté des voyages officiels ” de moins de 30 délégations internationales dont celle du “ président ” comme on désigne au sein des instances de l’OTAN Monsieur Obama !
Le préfet a affirmé qu’il ne s’agissait que “ de mettre en sécurité des lieux de déroulement du sommet (3 au total), des lieux de résidence pour les délégations et des itinéraires empruntés par les cortèges officiels ” !
20 000 hommes de main ont été réquisitionnés pour contrôler les différents “ check points ” établis.
Le sigle “ OTAN ” a fait la démonstration qu’il était capable de captiver l’attention de centaines de milliers de citoyens et, tel un hypnotiseur, d’émousser toute capacité critique.
Aucun débat de fond sur le sens de l’adhésion à l’OTAN, sur son financement, son commandement américain, son idéologie et notamment ses PPP (Partenariats pour la paix) dont “ le dialogue méditerranéen ” Mauritanie, Algérie, Tunisie, Maroc, Egypte, Jordanie … et Israël, mais exclut l’Autorité Palestinienne !
Donc, les mêmes qui s’offusquaient des crimes de guerre israéliens contre Gaza en janvier dernier encouragent aujourd’hui Israël à récidiver avec l’aval de l’ OTAN !
L’OTAN a été capable de créer l’unanimité idéologique autour de sa doctrine (implicite) en gommant toute aspérité critique et en rendant toute tentative de débat démocratique superfétatoire.
Le Tribunal administratif qui a rejeté les référés-liberté intentés par quelques Strasbourgeois a même repris les arguments avancés par la préfecture pour justifier des mesures restrictives à la libre circulation en rappelant la menace constituée pour l’ordre public par “ les appels à la désobéissance civile ” ayant circulé “ dans les médias et notamment sur l’Internet ”.
Cela illustre de manière pathétique le décalage idéologique existant entre la société civile et ses dirigeants délégués par elle à l’exercice du pouvoir.
Associer “ désobéissance civile ” à un appel à la violence montre l’indigence culturelle de “ nos élites ”. Ce dont devra aussi s’excuser Madame S. Royal.
L’illégalité a été érigée en règle et les autorités ont fait un pied de nez à la loi avec la “ complicité ” de la CNIL (qu’on avait connue plus avisée et vigilante) et “ la connivence ” du Tribunal Administratif qui n’a pas jugé illégale l’existence d’un fichier non déclaré à la CNIL.
Les pouvoirs publics ont réussi à légitimer l’usage de la force contre la paix et à criminaliser les pacifistes.
Et on voudrait aussi nous faire croire que les 400 caméras de vidéo surveillance existant à Strasbourg n’ont pas émoussé l’esprit critique des Strasbourgeois dont on voudrait nous faire croire qu’ils ont semblé s’accommoder, dans leur ensemble, de toutes ces restrictions comme si, d’une certaine manière, ils les acceptaient sinon les appelaient de leurs vœux !
Quid de l’esprit critique des 3 000 journalistes présents à qui l’organisation a offert un pack comprenant des bonbons Haribo® et des chocolats Ritter Sport® frappés du sigle de l’ OTAN et un film de M. Gazier et de J. Malaterre sur Jean-Marie Le Clézio sur l’universalité des cultures et des mondes primitifs qui s’achève sur un dialogue avec Tony Gatlif, le cinéaste gitan, récupérés pour l’occasion .
A quand les bombes et les armes de l’OTAN marqués par Haribo* ?
Les délégations se sont retrouvées au Palais de la musique et des congrès appelé aussi “ Pierre Pfimlin ”, Maire de Strasbourg et président du Parlement Européen mais aussi juge d’instruction sous Vichy de 1941 à 1944, pendant que les épouses des chefs d’Etat et Monsieur Merckel devaient être reçus à l’ IRCAD dont une des salles porte le nom de René Leriche, un de nos plus grands médecins mais aussi premier président de l’Ordre des médecins sous Vichy de 1940 à 1942.
Nous sommes-nous vraiment extirpés de cette matrice idéologique ?
Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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