Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 18:34
L'action se passe dans ce sud de la France dont nous ne connaissons que les plages, les campings, les hôtels, les ports, la détente, le soleil, et que sais-je encore.
Pendant ce temps, la
“ justice ” ou plutôt l'administration judiciaire tourne à plein régime et condamne ceux qui ont l'outrecuidance d'informer, quoi qu'il arrive. Et cela peut coûter cher, Pumpernickel en sait quelque chose.
Vous trouverez à la fin de ce texte l'adresse à laquelle vous pouvez envoyer quelques sous pour aider un ami de Pumpernickel à sortir de l'ornière.

La petite ville balnéaire de Ste Maxime d'habitude si calme et si tranquille bruisse de mille événements politiques depuis les dernières élections municipales. Des élections qui furent effectivement une surprise puisque le Maire sortant, Bernard Rolland, un cacique de l'UMP, par ailleurs Conseiller Général, a été battu dès le premier tour par un candidat de 42 ans, Vincent Morisse. Après ce petit tsunami au pays de l'union pour un mouvement populaire, dite UMP, les Maximois avaient voté à 78 % pour l’actuel président de la République, on pensait que tout allait redevenir aussi calme que les flots bleus de la plage. Mais sous la plage, parfois, sommeillent les pavés. Le premier pavé fut une diarrhée de lettres anonymes signées "Huggy les bons tuyaux". Libelles infects comme seuls savent en confectionner les bons Français et qui dénonçaient tout et son contraire en privilégiant naturellement les attaques contre le nouveau maire. Dépôt de plainte, enquête de la gendarmerie, pour découvrir finalement que l'auteur de ces lettres anonymes n'était autre que … l'ancien chef de cabinet de Bernard Rolland ! Interrogé par Var-Matin, l'intéressé confirmait bravement que c'était bien lui et qu'il allait continuer à dénoncer les turpitudes de la nouvelle équipe. Il créa même un blog dit "les amis d'Huggy" pour être entendu par tous… Sur ces entrefaits, Monsieur le Maire trouve tout de même curieux que certaines des décisions prises dans son bureau servent de thème deux jours plus tard aux pamphlets de l'ancien chef de cabinet… Re-enquête et on découvre alors … un micro espion dans l'un des éclairages du bureau de maire ! La gendarmerie scientifique intervient, mais se déclare vite incompétente !
Tout ce charivari au pays de Pagnol ne pouvait bien évidemment que faire les meilleures feuilles du journal local, le bien nommé "Le Petit Impertinent". Face à Var-Matin, le journal des communes heureuses et sans histoires, inutiles de vous dire que les maximois s'arrachèrent le journal. Un journal fait par deux journalistes, Alain Convert et André Borrelli. Les papiers, essentiellement des interviews n'ont visiblement pas plu au Conseiller Général et l'auteur des pamphlets anonymes porta le pet au tribunal de Draguignan, pour "diffamation". Outre les articles visés, qui rappelons-le étaient des interviews de diverses personnalités locales donnant leur avis sur ce "Watergate" de chef-lieu de canton, la plainte visait également un photomontage où notre confrère présentait le chef de cabinet en couches culottes "Huggies", la coucheculotte des petits tuyaux percés, jeu de mot facile avec notre "Huggy les bons tuyaux".
D'une manière surprenante, le Tribunal de Draguignan a condamné nos confrères à un euro de dommage et intérêt et … une amende de 1 000 euros chacun ! Pour un journal alternatif et par définition sans le sou, de telles amendes sont le meilleur moyen de faire taire les indociles et les petits impertinents. Nos confrères ont fait appel et on espère pour eux que le tribunal d'Aix-en-Provence sera moins inféodé aux politiques locaux que celui de Draguignan.

Comité de soutien à L'Impertinent
24, place Louis Blanc
83120 Ste Maxime
Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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