Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 10:24

Long coup de téléphone hier soir pour une sorte de mise au point sur la situation sociale et les responsabilités de chacun, qu'il s'agisse des personnes, des collectivités ou de ceux qui les représentent.


J'ai en effet commis une faute, c'est celle d'avoir, dans la liste “ personnel politique local ”, oublié de mentionner un personnage qui devrait être central, qui devrait s'imposer, qui devrait être une référence, tout le monde a reconnu le député du Bas-Rhin, circonscription de Wissembourg. À ma décharge, et à l'instar du ministre de la Défense, dont personne n'est en mesure de donner le nom, comme ça, au débotté, ce n'est pas ma faute si le député du Bas-Rhin, circonscription de Wissembourg brille par son inexistence, préférant s'engager auprès d'un public de lycéens qu'il réunit autour de Madame le  Recteur, pour “ vendre ” la “ réforme ” de celui qu'il a décidé de servir à la prise en main de l'avenir d'un “ territoire ” qu'il parcourt au gré des inaugurations ou des anniversaires. C'est vrai que sa responsabilité est engagée en ce sens qu'il participe à l'élaboration, ou à la discussion, de l'arsenal législatif censé réunir les conditions d'un développement harmonieux du pays au service de ses habitants, de tous ses habitants, et pas seulement des amis du pouvoir. Et qu'il se distingue par la plus extrême des discrétions sur le sujet, mais on est habitué.


À ce propos, on ne peut manquer de revenir sur les conditions indignes du “ bain de foule ” “ organisé ” devant les caméras installées à proximité du palais des Rohan l'autre vendredi. Une bonne dizaine de bus ont déversé un demi-millier de “ militants populaires ” qui sont au militantisme ce que les démocraties populaires étaient à la démocratie, chargés de hurler leur enthousiasme, histoire de montrer que “ la rue ” n'appartient pas qu'aux protestataires. Cette mise en scène dérisoire et ridicule en dit plus qu'on ne le pense sur l'état du pouvoir, confronté à ses contradictions, à ses errements et son impuissance, surtout si on la met en rapport avec l'autre partie de la chorégraphie lorsque l'on a mis en scène des “ casseurs professionnels ” chargés de discréditer le mouvement anti-OTAN. ]


L'autre volet, c'était celui de l'imbrication entre les différentes composantes du pouvoir, politique, administratif et économique. Oui, c'est bien vrai que les “ politiques ” ne peuvent pas tout, et qu'ils doivent prévoir, puisque c'est la principale caractéristique du gouvernement. Mais chacun sait que la prévision est un exercice difficile, surtout lorsqu'il s'agit de l'avenir !

Plus sérieusement, lorsqu'il y a 20 ans je fréquentais les réunions du comité de bassin d'emploi, on m'expliquait que ces trois composantes du pouvoir était interdépendantes, et que leur action mutuelle était le gage de la réussite des projets mis en route. J'ai fini par accepter cette étrange construction théorique. Rappelons-nous que quand tout allait bien, tout notre petit monde se précipitait pour être sur la photo que le quatrième pouvoir, la presse, mettait à la disposition des autres pour donner un peu de pertinence à l'ensemble.

Maintenant, tout va mal, mais les liaisons dangereuses n'en ont pas disparu pour autant, et solidaires dans le succès, ils sont condamnés à l'être dans l'échec. À moins qu'ils ne décident d'en finir avec la pratique du silence qui consiste, pour ne pas effrayer ou démoraliser les populations (ah, le “ defaitismus ” !), à retarder au maximum l'annonce de la mauvaise nouvelle, pour mieux la rendre inéluctable quand elle n'est pas imprévisible.


Que la municipalité de Wissembourg soit mobilisée pour remplir les zones industrielles que son prédécesseur lui a léguées, c'est une chose, et dire qu'en 13 mois nous attendons toujours la traduction concrète de cette mobilisation, ou au moins un état des lieux, cela reste un droit, tant que démocratie a encore un sens.

Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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