Partager l'article ! expulsion_double-peine : de l'abattement à la révolte: Ce 31 mars 2009 devait être un jour de fête, … et grâce à de zélés ...
Ce 31 mars 2009 devait être un jour de fête, … et grâce à de zélés fonctionnaires qui n'ont rien oublié des pratiques de leurs aînés des décennies précédentes, ce 31 mars est d'abord un immense gâchis occasionné par la myopie de ceux qui restent pétrifiés sur leurs certitudes et qui croient que les autres leur ressemblent.
Nous sommes maintenant quelques-uns à avoir frappé à la porte de celles et ceux qui ont ou bien décidé de cette expulsion ou bien organisé cette expulsion ou bien participé à cette expulsion. On s'aperçoit que personne à ce jour n'est en mesure de dire, ou ne veut dire où se trouve actuellement Zined. Comme s'ils avaient peur avant tout, peur qu'on leur mette leur “ efficacité ” sous le museau, cette efficacité qui a toujours fait la bonne fortune et l'excellente réputation des régimes totalitaires.
Quelles que soient les portes auxquelles nous avons frappé mes amis et moi, nous n'avons pu que trouver des gens répétant de façon automatique qu'une décision a été prise, que nous ne savions pas, que tout s'est bien passé, que la procédure suit son cours, et autres stupidités qui achèvent de les discréditer définitivement. Il faut dire qu'ils ont tous tellement à faire en ce moment à ficher les Strasbourgeois qui ont eu l'imprudence d'aller solliciter un badge pour avoir le droit simplement de rentrer chez eux. C'est un peu comme ce déploiement de forces à côté de chez moi, quelque voitures de gendarmerie, la fourgonnette de la police municipale et deux voitures de pompiers. “ – Puis-je rentrer chez moi ? ” “ – Pas de problème. ” “ – Mais que se passe-t-il ? ” “ – Oh rien, on ne sait pas encore ! ”
Pour en revenir à Zined, ce soir, soit 12 heures après son exfiltration de la prison où il achevait de purger sa peine, ceux qui l'ont suivi ces dernières années et qui ont été un peu plus attentifs à lui que ce personnage administratif qui a pris la décision de l'expulser ne savent toujours pas où il est. S'il a accès à l'Internet, et qu'il a l'idée de consulter le blog de Pumpernickel, je lui envoie mon salut fraternel et cordial. On ne t'oublie pas, et surtout, prends bien soin de toi.
Une dernière chose encore avec une petite réflexion sur cette société où l'administratif l'emporte sur le judiciaire. Car Zined, même s'il a fait l'objet d'une décision administrative d'expulsion en 2003, confirmée en appel en 2005, a tout de même vu son interdiction pénale du territoire français rapportée en 2007. Dans ce cas, est-on en droit d'attendre d'une administration qu'elle reconsidère une décision de justice qui infirme celle qu'elle a prise dans le secret du bureau d'un plus ou moins secrétaire de préfecture ou d'un chef de service dont on espère que ce soir il embrasse affectueusement ses enfants en leur rappelant quelque principe de morale à laquelle on ne saurait déroger, comme l'aide aux démunis ou le secours aux pauvres.
Belle époque ! Beau commissaire aux affaires des
étrangers !
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