Mardi 10 mars 2009
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21:55
Ohé, c’était il y a un an !
Vous rappelez-vous que les chroniques du blog de Pumpernickel commençaient par un “ ohé, c'est dans… ” il y a un an ? Je vous invite d'ailleurs à aller jeter un œil sur ce qui
s'écrivait l'an passé autour de cette date qui restera longtemps dans les mémoires de ceux qui ont refusé le fatalisme et la résignation.
Mais, c’est curieux comme c’est étrange, il me semble que cet anniversaire soit passé un peu trop inaperçu. Quel dommage que tous les thuriféraires habituels ne se soient pas donnés la main pour
emboucher les trompettes de la flagornerie ordinaire, faisant les “ bilans d’étape ” chers à ces “ consultants ” qui nous coûtent si cher et qui nous font tant de mal ! A
moins que je ne me sois trompé, rien dans cette savoureuse presse de révérence, qui a sans doute dans un éclair de lucidité mesuré à quel point elle avait été en dehors du coup alors que se
préparait un bouleversement politique complètement inédit dans l’encore sous-préfecture.
Bien qu’il se dise que c’est la conjonction d’une campagne vigoureuse, de l’ire des commerçants et de la présence providentielle de l’adjoint au musée fermé, au projet de ville et aux abonnés
absents qui serait à l’origine de ce que la presse régionale a qualifié de séisme politique, Pumpernickel, en toute immodestie, s’obstine à revendiquer la paternité des 31 électeurs qui ont
fait la différence ! De même qu’il n’oublie pas cette confidence d’un ami, le soir même, “ Monsieur Michon, on a gagné, de peu mais on a gagné ! ”.
Ce “ on ”, c’était nous !
Tous ceux à qui la municipalité congédiée [ et non déchue ] avait refusé écoute et compréhension, tous ceux qui avaient été traités comme quantités négligeables, tous ceux qui
constataient que l’intérêt général se déclinait au mode particulier.
Ce 10 mars, ce sont ces souvenirs qui reviennent, s’entremêlant à d’autres plus personnels pour donner à ces journées cette tonalité qui les fait irremplaçables, émouvantes et
exceptionnelles.
post scriptum : j'ai oublié de mentionner le drame des licenciés de Wimétal, lâchés par leur patron, abandonnés par le pouvoir administratif, ignorés par les “ politiques ”. Ils
parviennent pour quelques-uns d'entre eux à remonter la pente, à retrouver un travail [ pas toujours aux mêmes conditions qu'auparavant ], à reprendre la place à laquelle ils ont droit dans la
société. Mais pour d’autres, forcément trop nombreux, c’est la “ dure loi (sic) du marché ” qui s’applique avec son cortège de vexations, d’humiliations et de régression sociale. Pour
eux, comme pour ceux qui les ont précédés à Lauterbourg, cet anniversaire ne doit en aucun cas être celui de l’enterrement des espoirs. Il revient à ceux qui ont pris la place de ceux qui se sont
révélés incapables d’anticiper la crise de se bouger, vite et vigoureusement, pour qu’on en finisse au plus tôt avec les tergiversations.
Par pumpernickel
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