Mercredi 11 février 2009
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16:46
Hamlet au TNS : une sacrée soirée !
Voir le site du TNS en lien.
Hier soir, j’ai passé l’une de ces soirées dont on se dit qu’on a bien de la chance de l’avoir vécue. Comme vous ne le savez pas, j’ai un abonnement au TNS, et ce depuis une quinzaine d’années
environ. Depuis 4 ans, nous sommes passés de 5 à une dizaine de spectacles, encouragés par les choix de programmes de Stéphane Braunschweig qui nous aura régalés une trop petite dizaine
d’années durant par des pièces dont nous sommes le plus souvent ressortis en-chan-tés. Je pense en particulier à ces monuments laissés par Henrik Ibsen que j’avais pour ma part, découvert au
relais culturel de Wissembourg dans “ l’ennemi public ” en 1986 si ma mémoire ne me trompe pas trop.
Cette fois, c’étais Shakespeare qui était à l’honneur avec un Hamlet-cabaret en version intégrale longue et ô combien particulière et réussie, à moins qu’elle n’ait été particulièrement réussie,
mis en scène par Matthias Langhoff qui vient en force avec un véritable chef-d’oeuvre. Nous serons à la fête du théâtre durant quatre heures et demie, sans que le temps paraisse plus long que ça.
Et on se balade dans la pièce, retrouvant tout à tour tous ceux qui en ont fait le renom.
Quand on a de la chance, comme moi et mon amie d'un soir, on est assis sur le devant de la scène, à côté de l’un des acteurs, François Chattot, Hamlet, donc, occupé à griffonner, concentré, sur
d’improbables bloc-notes. Puis apparaît le spectre, Hamlet père, incompréhensible, qui va, mais ce sera tout à l’heure, transmettre à son fils le secret de sa mort. Et nous voilà embarqués dans
l’aventure, brinqueballés dans les aléas de l’honneur, du piège et de la folie de la vengeance.
Comme s’il fallait souffler un peu, un orchestre dans une énorme coquille Saint-Jacques nous emmène dans une sorte de cabaret. Car on chante beaucoup, et sur les airs des standards,
“ Hello Dolly ”
ou “ Summertime ” , nous emmenant dans une ambiance presque brechtienne avec fille en bas résille tout juste habillée et adresse au public ; à moins qu’il ne s’agisse d’un petit
théâtre, sorte de vision en abîme, qui servira le révélateur.
N’oublions pas l’arrière avec les claustras qui s’animent pour démasquer une troisième scène ou tour à tour afficher un tableau publicitaire ou de genre.
La pièce suit son cours et le piège se construit pour la mise à mort du roi scélérat, qui vient d’épouser la femme du frère qu’il a tué ! C’est le théâtre qui sera mis à contribution pour que
l’auteur se démasque lui-même.
Incroyable soirée que je dédie à cette inconnue, Guilaine (?), qui a pu profiter de la place que j’avais à vendre, et qui venait au TNS, par hasard, pour cette première fois !
Par pumpernickel
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