Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 19:30
Remercions la rédaction de 20 minutes et celle du nouvel obs d'avoir assuré le compte rendu minute par minute de la péroraison présidentielle. Peu de chose comme d'habitude, quelques annonces, comme la suppression de la taxe professionnelle qui sera supportée par les … citoyens dont Monsieur le président de la république semble ignorer qu'ils sont aussi des électeurs. À moins qu'il n'envisage le rétablissement du vote censitaire comme douvent le lui conseiller ses amis qui, au nom de l'avenir, vont puiser dans la France louis-philipparde l'essentiel de leur "réflexion".
À part ça, il aura fallu s'infuser les incessantes fautes de français, la familiarité de si mauvais aloi, les approximations économiques, les vieilles rancunes ! Totale cata ! Le désastre ! Pour un peu, on en remercierait Messieurs L. Jospin et J. Chirac d'avoir réduit le mandat à 5 ans pour ne plus l'avoir que 3 ans et demi !

Pour compléter l'affaire, je me suis amusé à croiser le minute par minute qu'en a afit le quotidien vespéral des marchés, dit "Le Monde". Vous pouvez retrouver tout ça sur son site, d'un clic.

20:00 - Nicolas Sarkozy "face à la crise
"
Retrouvez en direct les citations et les annonces marquantes des 90 minutes d'interview du chef de l'Etat.

20:11 - 90 minutes d'interview
Ce grand oral, intitulé "Face à la crise" est animé par quatre journalistes - Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2), Alain Duhamel (RTL) et Guy Lagache (M6). Il durera 1 h 30.

20h15 : En direct de l'Elysée, "face à la crise", plateau design. David Pujadas ouvre le bal, Nicolas Sarkozy y tenait sans doute, lui qui est très soucieux de la santé du service public.

20:16 - Témoignages
Le président entend se livrer à une entreprise de pédagogie. Des témoignages de Français recueillis dans les cortèges du 29 janvier sont diffusés.
20h16 : Laurence Ferrari, haut noir et brillant, lance «les réactions des Français». Et les Français sont inquiets, vous nous le dites ici aussi.

20:18 - "Je comprends l'inquiétude des Français"
"Nous avons affaire à une crise comme le monde n'en a jamais connue depuis un siècle. Je comprends l'inquiétude des Français", dit le président, comme il l'avait assuré au soir des manifestations du 29 janvier.
20h18 : «Que les gens soient inquiets, je le comprends, cette crise, c'est la crise du siècle». Nicolas Sarkozy est complètement d'accord avec les Français qui se sont exprimés. C'est déjà ça.

20:20 - "Le premier responsable"
"Il est normal que les gens se tournent vers le premier responsable et je n'ai pas l'intention d'évacuer ma responsabilité."
20h20 : «Les Français dans la rue ont dit des choses assez raisonnables, mais je dois aussi écouter ceux qui travaillaient jeudi dernier.» Du recyclage de son cher ami Dominique de Villepin, pendant le CPE.

20:21 - Le sauvetage des banques
Le président rappelle les sommes mobilisées pour relancer l'économie et soutenir les banques. L'argent prêté à ces dernières "n'a pas coûté un centime aux Français et rapportera de l'argent". M. Sarkozy annonce que l'intégralité des revenus des intérêts perçus en 2009 sur les fonds prêtés aux banques en difficulté, soit 1,4 milliard d'euros, sera utilisé pour financer des mesures sociales.
20h21 : «La première exigence, c'est l'exigence de vérité». Sarkozy explique que le renflouage des banques ne coûtera rien aux contribuables, et que les dividendes (il évoque 1,4 milliard d'euros) seront utilisés au final dans des programmes sociaux. «Cet argent prêté va rapporter au contribuable, au contraire.»

20:22 - Quelles priorités pour le quinquennat ?
"Le cœur de ma campagne a été la réhabilitation du travail. C'est toujours mon objectif", assure M. Sarkozy.

20h23 : Laurence Ferrari se fait bâcher. Elle n'est pas rentrée dans son match.

20h24 : Pujadas titille Sarkozy sur la rupture. Fais gaffe David, tu vas finir comme PPDA…

20:25 - "Malentendus"
"Les réformes restent d'actualité", assure le président. Il évoque des "malentendus" pour parler des réformes qui ont été retirées : fichier Edvige, réforme du lycée... Cette dernière sera menée à bien, affirme-t-il.

20h26 : Edvige, la réforme du lycée... Pujadas cite les points où Sarkozy a reculé. Le président répond en égratignant MAM, mais en donnant un bon point à Darcos. Enorme débat sur la section ES, celle de l'auteur de ses lignes, un peu ému de voir Sarkozy préférer les scientifiques, plus adaptés à la «compétition mondiale».

20:28 - Réforme du lycée
"Si on doit arrêter chaque réforme quand il y a une manifestation, on ne réformera rien", explique-t-il à propos de la réforme du lycée. Il explique le report de cette réforme par un manque d'"explications".

20h29 : Sarkozy : «Des manifestations en France, il y en a très souvent. C'est une constante dans notre pays». Non, madame Ferrari, le président ne croit pas à un «embrasement social».

20:30 – Témoignages
Après quelques questions d'"introduction", place à de nouveaux témoignages de Français.
20h30 : «Je vais faire des propositions, vous allez les entendre.» Ne zappez pas! Nicolas Sarkozy sait comment garder ses téléspectateurs, pas comme Julien Courbet, malheureusement.

20:32 - "Garantir la croissance pour sauver des emplois"
"Nous devons garantir la croissance pour sauver des emplois", explique M. Sarkozy. Il détaille ensuite certaines des mesures du plan de relance qui "donneront du travail à nos entreprises et sauveront des emplois". Le président s'estime "incapable" de chiffrer le nombre de ces emplois sauvés.

20h32 : Nouvelle salve de témoignages de Français. Vraiment interactive cette émission, c'est presque de la télé web 2.0.

20h34 : Notre chouchou Guy Lagache est sur le plateau. «Il a fait fortune en vendant des lave-linge dans l'Arkansas, tout de suite l'incroyable histoire de Monsieur Dream...» Non, Guy, ce n'est pas capital.

20h35 : Guy Lagache est le plus fringant ce soir, largement. Sa première question n'est pas top, mais ce n'est pas grave.

20h36 : Sarkozy : «La France n'a pas une goutte de gaz, pas une goutte de pétrole». On est encore dans le cours d'introduction, sans doute pour les fameux lycéens de classe ES.

20:38 - Le chômage partiel "indemnisé à plus de 60 % du salaire brut"
Le président souhaite que le chômage partiel soit "indemnisé à plus de 60 % du salaire brut", contre 50 % aujourd'hui. Il réunira les partenaires sociaux bientôt pour aboutir à cette réforme.

20h39 : Première annonce : Nicolas Sarkozy reçoit les partenaires sociaux le 18 février 2008 pour aider les gens de situation de chômage partiel. Selon Nicolas Sarkozy, ils doivent toucher au-delà de 60% de leur ancien salaire.

20:40 - Mieux protéger les jeunes
Il souhaite que les jeunes entrés de fraîche date dans la vie professionnelle soient mieux indemnisés. "C'est à moi de protéger les gens."

20:41 - "Supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu"

"Comment aider les classes moyennes ?", s'interroge le chef de l'Etat, qui avance plusieurs hypothèses, présentées sous la forme de "questions", de "pistes" : - Supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu, qui "concerne deux millions de contribuables" ; - Augmenter les allocations familiales ; - Offrir des chèques emploi-service aux personnes âgées ou aux personnes seules.

20h45 : Nicolas Sarkozy veut plus d'allocations sociales, mais il n'est pas très clair sur les modalités précises.

20:46 - Le président recevra les partenaires sociaux le 18 février

Comme cela avait été annoncé après la journée de grève du 29 janvier, le président rencontrera les partenaires sociaux le 18 février.

20h47 : Le 18 février, Sarkozy veut parler «partage de profit». Il ne s'avance pas sur une possible hausse du SMIC.

20:49 - L'entreprise et ses richesses
Comment mieux partager les richesses dans l'entreprise, s'interroge ensuite Nicolas Sarkozy. Il évoque une recherche de rentabilité "invraisemblable". Il faudra arbitrer entre l'actionnaire et le salarié. Ce sera l'un des thèmes évoqués le 18 février, et l'objet de discussions pendant trois à six mois. A titre "personnel", il estime que la "règle des trois tiers est une bonne règle" (33 % pour les salaires, 33 % pour les bénéfices, 33 % pour les investissements).
20h49 : Bon, on résume, Nicolas Sarkozy a prévu du monde à sa table le 18 février. «Ce n'est que le début d'un processus». Ce soir, on aura peut-être du concret vers 21h43, 21h44. Sarkozy dit aux syndicats : «Retrouvons-nous le 18 février». On hésite d'un coup à liver Dexter, sur Canal…

20h51 : «Pardonnez-moi, mais j'essaie de concrétiser un peu les choses». Yes ! Guy! Lagache a du panache, il sort sa règle et ses courbes IS/LM. Il fait vraiment le métier. Mais Sarkozy continue de le feinter.

20:54 - Pas de taxe professionnelle en 2010
Au-delà des effets de la crise, Nicolas Sarkozy relève les "erreurs commises en amont", notamment la délocalisation d'usines produisant des voitures vendues en France. "Je veux qu'on arrête les délocalisations", dit le président. Pour cela, "on supprimera la taxe professionnelle en 2010", et ce dans tous les secteurs.
20h54 : «On parlera aussi des contreparties» le 18 février, dit Sarkozy, qui semble passablement agacé par Lagache.

20h56 : Il y a le bon flic et le mauvais flic ce soir. Laurence Ferrari fait ses yeux de biche dans lesquels Sarkozy se plonge dès qu'il est en difficulté, Guy Lagache roule ses yeux noirs façon Bud Spencer au saloon et fait trembler le président.

20:57 - Supprimer la taxe professionnelle devrait coûter "huit milliards d'euros"
La suppression de la taxe professionnelle en 2010 devrait coûter "huit milliards d'euros". Parmi les pistes de financement, il évoque "la taxe carbone". Des "contreparties" seront demandées aux industriels, indique-t-il sans plus de précisions.

20h58 : Grosse  annonce. Nicolas Sarkozy envisage de supprimer la taxe professionnelle en 2010 pour toutes les entreprises. Une mesure chiffrée à 8 milliards d'euros.

20:59 - Sarkozy veut que la Cour des comptes enquête sur les fonds accordés aux banques
Sarkozy va demander au président de la Cour des comptes, Philippe Seguin, de «conduire un certain nombre d'enquêtes» sur la bonne utilisation des fonds accordés aux banques pour faire face à la crise.
20h59 : Les Tchèques prennent très cher ce soir. Sarkozy veut mettre fin aux délocalisations, une redite.

21h00 : Demain, Nicolas Sarkozy écrit à Philippe Seguin. C'est dit. Il veut vérifier ce que font les banques avec l'argent prêté par l'Etat.

21:01 - "0 centime de bonus pour les dirigeants des grandes banques"
"Cette année, il y aura 0 centime de bonus pour les dirigeants des grandes banques." C'est le "moins qu'on puisse faire", estime le président, qui se dit toutefois opposé "à toute règle générale" : "si les dirigeants sont bons, il est normal qu'ils gagnent beaucoup d'argent".

21:03 - "Je retournerai à Gandgrange"

"Un seul four a été fermé alors que la production d'acier dans le monde a été divisée par deux", se défend M. Sarkozy, accusé d'avoir déçu les espoirs des sidérurgistes. Selon lui, les engagements de Lakshmi Mittal ont été "tenus". Seul échec, selon le président : Poweo ne viendra pas sur le site. "Je retournerai à Gandrange", dit le président.
21h03 : Lagache évoque Gandrange. Sarkozy : «Un four va fermer, un four, pas le site, soyons précis, vous m'avez demandé d'être précis.»

21h04 : Sur Gandrange : «Si on dit que je n'ai pas tenu promesse, c'est un mensonge.» Nicolas Sarkozy évoque juste le problème de Poweo. «Patatras, avec la crise...». Patatras.

21h05 : Je retournai à Gadrange, explique le président.

21h08 : Alain Duhamel est dans la place. Sa raie n'a pas bougé depuis trente ans, depuis l'ORTF en fait. Il veut parler Europe.

21h10 : On n'a pas compris grand chose à la première question de Duhamel. Devant sa télé, Nicolas Demorand est en pétard, il reprend une bière.

21:13 - "Un ordre mondial pour contrôler le marché"
"Je veux que dans la zone euro, on coordonne nos efforts", affirme le président. Par ailleurs, le président souhaite que les Vingt-Sept aient une position commune sur la refonte du capitalisme. Avec comme objectif général : que les institutions financières soient contrôlées ; que la titrisation à outrance cesse ; que les paradis fiscaux soient bridés ; que les agences de notation soient elles aussi contrôlées.

21:15 - Relance par la consommation ou investissement ?

"Si le consommateur ne consomme plus, c'est qu'il a peur pour l'emploi", dit M. Sarkozy pour justifier son choix de la relance par l'investissement. "Un point de TVA" en plus ou en moins, "ça ne joue pas".
21h15 : Longue dissertation sur la géopolitique mondiale du président. On s'éloigne un peu. Là, on est sur la baisse de TVA pratiqué outre-manche, un échec selon Sarkozy.

[ à propos de la suppression de la taxe d'apprentissage, Monsieur J. Chirac, déjà ! ]

21h17 : Pour revenir sur la suppression de la taxe professionnelle, une des rares mesures annoncées ce soir, rappelons que c'est un serpent de mer. Jacques Chirac l'avait déjà annoncé en janvier 2004, par exemple, soulevant une vive protestation des collectivités locales.

21:19 - "Pour financer la dépense publique, il faut des impôts"
"Ce n'est pas en embauchant plus de fonctionnaires qu'on résout les problèmes", assure M. Sarkozy, citant l'école ou l'hôpital. Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera donc maintenu. Cette mesure doit aussi permettre de diminuer le poids de la dépense publique. "Pour financer la dépense publique, il faut des impôts", ajoute le chef de l'Etat, qui se "refuse" à augmenter ces derniers.
21h19 : «Héhéhé...» On ne pique pas la parole comme ça à Alain Duhamel, qui maugrée après Ferrari.

21h20 : Duhamel veut faire comme Lagache, mais c'est raté. C'est fini l'ORTF Alain…

21:23 - "Les gens se révolteront"
Hedge funds, régulation, paradis fiscaux... Le président veut des résultats, "sinon les gens se révolteront et ils auront raison", prévient le président.

21h24 : Sarkozy et Duhamel parlent points de base sur les déficits publics entre l'Allemagne et la France et se gaussent sur les «spreads». Si vous voulez, on peut vous laisser en tête-à-tête messieurs.

[ Le spread de crédit, ou spread tout court, qui vient d'un mot anglais qui veut dire écart, désigne l'écart de taux actuariel entre une obligation émise par une entreprise, une collectivité territoriale ou un organisme et un emprunt d'État théorique qui aurait les mêmes flux financiers. ]

21:25 - "Revoir les relations de la France avec Andorre et Monaco"
En évoquant la question des paradis fiscaux, le chef de l'Etat annonce qu'il souhaite revoir les relations de la France avec Andorre et Monaco.
21h25 : Duhamel : «Vous serez 20 au G20». Très fine analyse.

21:26 - L'élection d'Obama : "fantastique"
"Barack Obama viendra en France", indique M. Sarkozy, qui, rappelant la ségrégation des années 1960, qualifie l'élection du président américain de "fantastique".

21h27 : Désormais, à l'Elysée, on parle de la Chine, de l'exode rural et urbain en Chine, de 30 millions d'emplois à créer là-bas chaque année. Avec Duhamel, on a complètement perdu le fil. Faites rentrer Pierre Ménés.

21:28 - Sarkozy veut "bouger" sur la TVA dans la restauration
Le président veut un système de TVA réduite pour tous les produits "propres". Et "tous les produits culturels à 5,5 %". M. Sarkozy veut aussi "bouger" sur la TVA dans la restauration.
21h28 : Sarkozy : «L'élection de Monsieur Obama, c'est fantastique. Rendez-vous compte dans un pays qui pratiquait encore l'apartheid il y a quelques décennies.»

21h29 : On passe du coq à l'âne, c'est-à-dire la baisse de la TVA. «Savez-vous que le chocolat noir est à 5,5% de TVA, et le chocolat au lait à 19,6%.» Et le chocolat blanc.

21h30 : Sarkozy : «Monsieur Kouchner a des ennuis avec la police, monsieur Kouchner a des ennuis avec la justice, hein? Et moi je dois le lâcher parce qu'on a écrit un livre sur lui?» Sarkozy : «Je ne suis pas un homme à lâcher des gens parce qu'il y a un livre qui fait une rumeur. Bernard Kouchner, c'est un homme dont je regarde la carrière depuis des années.»

21:31 - Kouchner ? "Le petit système médiatique s'emballe"
"M. Kouchner a-t-il des ennuis avec la police ?", interroge le président pour défendre son ministre des affaires étrangères, mis en cause dans le livre de Pierre Péan. "Le petit système médiatique s'emballe", accuse M. Sarkozy, qui dit "croire" son ministre quand celui-ci récuse tout conflit d'intérêts. "C'est un homme à qui on peut faire confiance."

21h32 : Alain Duhamel se fait moucher en évoquant les rumeurs de sources à l'Elysée voulant nuire à Kouchner, relayées par le Nouvel Observateur. «Le Nouvel Observateur, c'est le journal qui a écrit que j'avais envoyé un SMS...» Cécilia rit devant sa télé. Duhamel s'en va tête basse.

21:33 - "Vous croyez vraiment que de Gaulle ne décidait pas ?"

"Vous croyez vraiment que le général de Gaulle ne décidait pas ?", demande le chef de l'Etat pour justifier son style présidentiel. Il passe en revue les présidents de la Ve République, tous des "patrons", des "leaders". Se représenter à la présidence ? "On peut mais ce n'est pas une obligation."

21h35 : «Mes blessures, c'est ridicule par rapport à ce que vit un Français qui va perdre son emploi.» Les violons résonnent dans l'Elysée.

21:37 - "Quand on est préfet, on est responsable"
Interrogé sur la mutation-sanction du préfet de la Manche, après une visite présidentielle mouvementée à Saint-Lô, M. Sarkozy assure : "Il y a une erreur qui a été faite par le préfet : il avait tous les effectifs à sa disposition et il n'a pas garanti l'ordre public", assure le président, évoquant des "brutalités". "Le principe de responsabilité doit s'appliquer aux hauts fonctionnaires."
21h37 : Sur les renvois de hauts fonctionnaires dans la Manche, Sarkozy assume. «Il y a eu des brutalités, je ne voulais pas qu'il y ait de brutalités». Comme tout le monde, les hauts fonctionnaires doivent assumer leurs «erreurs», explique Sarkozy, faisant référence à une fermeté toute gaulliste.

21:39 - Nomination du président de France Télévisions : "de la transparence"

Sur la réforme de l'audiovisuel : "Ce n'est pas le président qui décide de la nomination du président de France Télévisions, c'est le gouvernement", explique Nicolas Sarkozy, qui énumère les maillons de la chaîne de nomination qui font qu'il n'est pas seul décisionnaire. "Nous passons d'un système d'hypocrisie à un système de transparence."

21h40 : Sur la désignation du président de France Télévisions. «Nous passons d'un système d'hypocrisie totale à un système de transparence totale.» Patrick de Carolis éteint à l'instant sa télévision.

21:42 - Sur le statut des enseignants-chercheurs, "on est prêt à évoluer"
"A la fin de mon quinquennat, on aura augmenté de 33 % les crédits mis pour chaque étudiant", assure le président, qui parle d'une "priorité absolue". Sur le statut des enseignants-chercheurs, "on est prêt à évoluer sur certaines modalités".

21h43 : Sarkozy défend Pécresse sur la question des enseignants-chercheurs. «D'abord reculer ce n'est pas une honte. Mais je n'ai jamais reculé depuis vingt mois.»

21:44 - "Le service minimum, ça marche"
A propos de la journée de mobilisation du 29 janvier : "Quelque chose a changé dans le pays, le service minimum, ça marche !" Le président déplore en revanche "l'attitude de Bertrand Delanoë, qui a refusé de l'appliquer".
21h44 : Il ajoute : «C'est vrai qu'il va falloir discuter avec le monde de l'éducation, il y a une paupérisation des enseignants depuis plusieurs années.»

21:45 - "Rachida Dati reviendra au gouvernement"
"Rachida Dati est remarquable. Elle a fait les peines-plancher, elle a réformé la carte judiciaire." Il réfute toute sanction contre sa ministre de la justice, qui "reviendra au gouvernement". Quant à Rama Yade, "c'est dommage" qu'elle n'ait pas voulu se présenter aux élections européennes.
21h45 : «Le service minimum ça marche». En passant Sarkozy met un taquet à Delanoë et à sa posture idéologique.

21h47 : Premier mea culpa de la soirée de Nicolas Sarkozy : «Monsieur Pujadas, les petites phrases, on finit toujours par les regretter». Big smile. Les mots ne s'effacent pas au Kärcher en effet.

21h48 : Sur l'évêque négationniste
Mgr Williamson : «Je ne connais pas ce monsieur Williamson. Et franchement ce qu'a dit ce monsieur ça ne me donne pas envie de le connaître.» Idem pour Mateja Kezman.

[ Personne ne connaît
Mgr Williamson, et d'ailleurs, Mgr Williamson, c'est un peu comme Alesia au temps d'Asterix et Obelix : personne ne sait où se trouve Alesia ! note de Pumpernickel. ]

21:49 - "Mon métier est très difficile"
"Mon métier est très difficile", explique Nicolas Sarkozy, qui dit avoir des "doutes" sur un éventuel second mandat. "Je ne prends aucun engagement dans un sens ou dans l'autre." "Je ne suis même pas à la moitié de mon premier mandat, rappelle-t-il. Je n'ai pas à me projeter, j'ai à faire le boulot."

21h50 : Un petit mot pour «Rachida», en qui il a tout à faut confiance. Quant à Rama Yade, elle doit avoir compris la leçon, selon Sarkozy.

21h52 : Conclusion larmoyante : «Mon métier est très difficile, il faut beaucoup d'énergie, beaucoup de force pour le faire. J'ai encore 3 ans et demi, et je vais utiliser mes forces pendant cette période. On fait un 2e mandat parce qu'on a la force de porter un nouveau rêve. Les gens attendent de moi que je fasse mon travail, et pas que je me projette. Je dois faire mon travail. Ecoutez, ma réponse, monsieur Pujadas, si je vous la donnais, ce ne serait probablement pas celle que vous attendiez.»

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

le nouvel obs en ligne

Voici les principales déclarations du chef de l’Etat, jeudi 5 février, lors de son intervention radio-télévisée.

- "L'Etat est prêt à faire un effort" pour "mieux protéger" les jeunes en fin de CDD et qui ne retrouvent pas d'emploi du fait de la crise financière et économique.

- Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il réfléchissait à une suppression de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu pour aider les classes moyennes, l'une des "pistes" qu'il soumettra aux syndicats le 18 février prochain.

- Les réformes restent "d'actualité" et seront conduites "au même rythme". "Est-ce que les réformes que la France doit mettre en oeuvre, pour avoir le même emploi lorsque nous seront sortis de la crise, est-ce que ces réformes restent d'actualité? La réponse est oui".

- "Si on doit arrêter, comme cela s'est si souvent fait dans le passé, chaque réforme quand il y a une manifestation, alors mieux vaut ne faire aucune réforme. Et comme cela on est tranquille". La rupture, "c'est la rupture avec cette habitude".

- "Nous avons mobilisé des moyens importants pour sauver les banques, pour l'instant" ça n'a "pas coûté un centime d'euro" aux Français. "J'ai mobilisé potentiellement 320 milliards d'euros pour aider les banques, nous en avons utilisé 25 milliards" et "à la fin de l'année 2009, l'argent que nous avons prêté aux banques pour qu'elles fassent leur métier rapportera au budget de l'Etat 1,4 milliard d'euros (d'intérêts) que j'utiliserai intégralement pour financer des mesures sociales".

- "Je vous l'annonce : on supprimera la taxe professionnelle en France en 2010 parce que je veux que l'on garde des usines en France". "On ne peut pas dire on va supprimer pour l'industrie automobile mais pas pour l'industrie sidérurgique ou textile". "Je ne peux pas dire aux actionnaires pour le coup : ne délocalisez plus, relocalisez, et en même temps leur laisser des charges et des contraintes qui font qu'ils ne s'en sortiront plus".

- Le chef de l’Etat va demander à la Cour des comptes d'enquêter sur les fonds accordés aux banques.

- "Comment on arbitre entre le souhait légitime des actionnaires de gagner de l'argent avec les entreprises et la demande des salariés d'être associés aux bénéfices des entreprises dont ils ont contribué à créer la richesse?", s'est interrogé Nicolas Sarkozy, jugeant qu'en la matière "le compte n'y est pas". "Quand une entreprise distribue aux actionnaires tous les bénéfices d'une année, elle ne peut plus investir" pour l'avenir, a-t-il ajouté, dénonçant une "logique purement financière et spéculative". Le sujet sera au programme de sa rencontre avec les partenaires sociaux le 18 février. "J'engage les organisations syndicales et le patronat à en discuter. Soit ils arrivent à quelque chose, soit l'Etat prendra ses responsabilités", a-t-il prévenu. Il a indiqué qu'il estimait quant à lui que "la règle des trois tiers est bonne" : un tiers des bénéfices vont aux salariés, un tiers aux actionnaires sous forme de dividendes et un tiers sont réinvestis dans l'entreprise pour financer son développement".

- "Je suis plus choqué par le système de rémunération de ceux qu'on appelle les traders, que les présidents de banques. C'est ce système-là que je veux changer".
"J'ai vu ce que M. Obama a décidé, je suis en train d'y réfléchir, moi je ne suis pas trop pour une règle générale", a-t-il ajouté. "Mettre tout le monde sous la toise, je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure formule". "J'ajoute que Barack Obama a prévu un système d'actions gratuites derrière une rémunération bloquée, j'aimerais en savoir un peu plus", a souligné Nicolas Sarkozy.

- "Pas de dépenses publiques supplémentaires", et qu'il s'en tiendrait à la "règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux". "Je n'engagerai pas de dépenses publiques supplémentaires, notamment sur la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux".

- "Ca m'amènera à revoir nos relations avec Andorre", "à poser la question de nos relations avec Monaco (et) à poser un certain nombre de questions à nos voisins luxembourgeois".

- "Si on donne de l'argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n'est pas pour apprendre qu'une usine va partir en Tchéquie ou ailleurs".

- Le président Nicolas Sarkozy a jugé "invraisemblables", "choquants" et "inadmissibles" les propos niant la Shoah de l'évêque intégriste anglais, Mgr Richard Williamson.

- "C'est parfaitement anormal que quand on achète une voiture propre, on paie plus cher que quand on achète une voiture qui pollue, et ça vaut aussi pour les bâtiments construits en haute qualité environnementale", a dit le chef de l'Etat, souhaitant "un système de TVA réduite pour tous les produits propres".
"Je pense également que sur les produits culturels, il faut aller plus loin", a ajouté Nicolas Sarkozy. "Pourquoi la TVA sur le livre est-elle à 5,5 (%), et la TVA sur le disque à 19,6 (%), comme la TVA sur la vidéo? Il faut mettre cette TVA à 5,5", a-t-il déclaré.

- "Le Nouvel Observateur, c'était ce journal qui était sûr que j'avais envoyé un SMS".

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Au début de son intervention télévisée, le chef de l'Etat a déclaré  : "Que les Français soient inquiets (face à la crise), c'est normal". Il a dit réfléchir à une suppression de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu. Les partenaires sociaux seront reçus le 18 février.

Le chef de l'Etat a déclaré, jeudi 5 février, que la France et le monde faisaient face à "la crise du siècle", au début de son intervention télévisée. "C'est la crise du siècle, elle est sans précédent", a-t-il répété Nicolas Sarkozy. "Je dois en tenir compte et faire en sorte que la France rentre le plus tard possible dans la crise et sorte le plus tôt de la crise", a-t-il ajouté. "Je dois en plus protéger au maximum ceux qui déjà dans la croissance mondiale étaient exclus", a-t-il ajouté. "Que les Français soient inquiets, c’est normal. Je le comprends, je l’entends", a-t-il expliqué.
Les réformes restent "d'actualité", conduites "au même rythme", a-t-il rapidement affirmé. "La rupture n’a jamais été un objectif, c’est juste un moyen", a, par ailleurs, expliqué Nicolas Sarkozy.

Une suppression de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu ?

Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il recevrait les partenaires sociaux le 18 février, notamment pour voir comment "aller plus loin" sur l'indemnisation du chômage partiel. Il a également dit réfléchir à une suppression de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu pour aider les classes moyennes, l'une des "pistes" qu'il soumettra aux syndicats le 18 février. "L'Etat est prêt à faire un effort" pour "mieux protéger" les jeunes en fin de CDD et qui ne retrouvent pas d'emploi du fait de la crise financière et économique, a affirmé le président de la République.
Le chef de l'Etat a aussi annoncé qu'il "supprimerait la taxe professionnnelle en 2010". "Je vous l'annonce : on supprimera la taxe professionnelle en France en 2010 parce que je veux que l'on garde des usines en France", a déclaré Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée sur la crise.
La mesure sera générale : "On ne peut pas dire on va supprimer pour l'industrie automobile mais pas pour l'industrie sidérurgique ou textile", a-t-il ajouté.
"Je ne peux pas dire aux actionnaires pour le coup : ne délocalisez plus, relocalisez, et en même temps leur laisser des charges et des contraintes qui font qu'ils ne s'en sortiront plus", selon le chef de l'Etat.

"Comme cela on est tranquille"

"Est-ce que les réformes que la France doit mettre en oeuvre, pour avoir le même emploi lorsque nous seront sortis de la crise, est-ce que ces réformes restent d'actualité? La réponse est oui", a déclaré le chef de l'Etat, précisant qu'elles devaient être conduites "au même rythme".
"Si on doit arrêter, comme cela s'est si souvent fait dans le passé, chaque réforme quand il y a une manifestation, alors mieux vaut ne faire aucune réforme. Et comme cela on est tranquille", a-t-il dit. La rupture, "c'est la rupture avec cette habitude".
Les quelque 1,4 milliard d'euros d'intérêts que l'Etat percevra cette année au titre des intérêts pour son financement aux banques seront "intégralement" affectés au financement de "mesures sociales", a annoncé Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il allait demander au président de la Cour des comptes Philippe Seguin de "conduire un certain nombre d'enquêtes" sur la bonne utilisation des fonds accordés aux banques pour faire face à la crise.
 
"Explication et pédagogie"

"De l'explication", "de la pédagogie", "répondre aux inquiétudes, mais pas au prix de l'immobilisme" et sans "changement de cap". Depuis lundi, l'Elysée, le Premier ministre François Fillon et le chef de l'Etat lui-même ont déjà tracé le cadre étroit du long entretien sur TF1, France 2, M6 et RTL.
Depuis mercredi après-midi, l'agenda du président a été totalement libéré pour préparer l'émission baptisée "Face à la crise", une heure et demie à partir de 20H15, avec quatre journalistes  : Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2), Alain Duhamel (RTL) et Guy Lagache (M6).

Baisse dans les sondages

D'autant que le chef de l'Etat, comme son Premier ministre, enregistre une forte baisse dans les derniers sondages. Moins cinq points à 39% de "confiance" contre 55% de défiance selon un CSA paru mercredi dans Le Parisien.
Forts du succès de leur journée d'action de la semaine dernière, les syndicats attendent le président au tournant, suspendant leurs prochaines initiatives au contenu de sa prestation télévisée.
Le patron de la CFDT François Chérèque a réclamé un "changement de cap", en clair, des mesures pour maintenir le pouvoir d'achat, tandis que celui de FO Jean-Claude Mailly a prévenu que sans "relance par la consommation", il y aura "remobilisation".
Le ton est également offensif dans l'opposition. La Première secrétaire du PS Martine Aubry a demandé au président de "définir enfin un plan de relance adapté". Et, dans une rare unanimité, la gauche toute entière a signé mercredi un texte sommant le pouvoir de "changer de cap".

Ne pas se laisser "enfumer"

Jeudi matin, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) invitait le pays à ne pas se laisser "enfumer" par Nicolas Sarkozy et à se mettre "en lutte", tandis qu'Olivier Besancenot (LCR) voyait déjà dans son intervention "des motivations supplémentaires à continuer le combat".
Jusque-là, le discours du chef de l'Etat est resté inflexible. Oui, il a entendu les "inquiétudes légitimes" des Français "qui craignent pour leur emploi", mais pas question pour lui de recourir à une relance par la consommation, "parce que ça n'a jamais marché".
Nicolas Sarkozy devrait aussi enrober son propos d'une bonne dose de volontarisme. "On va se battre pour que la France sorte plus forte de la crise", insiste-t-il régulièrement.

"Se concentrer sur les objectifs essentiels"

Mais certains ne l'entendent pas de la même oreille dans la majorité. Le député UMP Hervé Mariton a reproché au gouvernement de s'éparpiller dans les réformes lui demandant de "se concentrer sur les objectifs essentiels" et son collègue François Goulard a préconisé une "suspension" temporaire du très controversé bouclier fiscal.
En outre, le gouvernement a vu poindre ces derniers jours un nouveau "front" du mécontentement dans les universités, avec la montée de la grogne des enseignants-chercheurs et des étudiants.
Mais comme François Fillon lundi, le porte-parole du gouvernement a exclu mercredi tout virage politique. "Cette émission n'est pas faite seulement pour le million et demi de Français qui a manifesté", a dit Luc Chatel, mais plutôt pour "mettre en perspective son action face à la crise".

- Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

visites depuis le 01/01/08

Catégories

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés