Samedi 17 janvier 2009
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Nous avons eu le grand bonheur, vendredi 16 janvier, lors du journal de France Culture de 12h30, de
pouvoir entendre Michel Maffesoli, Professeur à la Sorbonne, [ clic sur le lien ] et clic sur le lien [ lien ] pour un entretien qu'il a accordé à Nouvelles Clés : La revue qui donne du souffle à vos
idées.
Ça faisait plaisir d’entendre autre chose que les banalités débitées comme l’aurait fait un automate par la nouvelle secrétaire d’état à l’économie numérique [ on dit aussi virtuelle, vous
savez, c’est celle qui a été mise en route par les “traders”, ces personnages qui ne savent que se faire verser des “bonus” quand ils “gagnent” de l’argent sur les autres, mais oublient de payer
des “malus” quand la bulle qu’ils ont gonflée éclatent ] et à la prospective [ alors là, on se pince pour y croire, car, moi, je croyais que gouverner, c’était prévoir, et si possible à
long terme ; et c’est quoi la prospective, à part prévoir, et à long terme ? ] nous raconter qu’elle restait une “militante” de l’écologie{ sans trop revenir sur la situation de
Longjumeau, où son élection, à 39 voix [ça ne vous rappelle rien ?] dans le cadre d’une triangulaire a fait l’objet d’un recours, amenant le commissaire du gouvernement à suggérer
d’invalider l’élection, ne devant son salut qu’à la décision du TA de Versailles, qui rejetait par la même occasion le recours déposé contre Monsieur S. Dassault } et qu’on allait
voir ce qu’on allait voir, et que ce n’était parce que son frère présidait l’association pour le commerce et les services en ligne qu’il fallait y voir un problème, et encore moins un conflit
d’intérêt. Pour en savoir plus sur Madame N. Kosciusko-Morizet, qui est tout sauf une novice en politique puisqu’elle a pu apprendre à faire ses gammes en famille quand papa était maire
de Sèvres, je vous conseille d’aller prendre l’air de l’ambiance qui règne au conseil municipal et au service “propagande” de la commune en cliquant sur le lien [ lien ]. C’est assez éloquent. [voir en
bas de page]
Nous avons eu le grand bonheur, samedi 17 janvier, lors de la matinale de France Inter de 7h00 à 9h00, de pouvoir entendre Monsieur Jean Ziegler, Professeur de sociologie à
l’Université de Genève, ancien conseiller municipal et national, ancien rapporteur spécial de la commission des droits de l’Homme des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, et actuellement
membre du comité consultatif du conseil des droits de l’homme.
Là, ça avait tout de même une autre tenue. Je me trouvais comme je suis quand j’entends Monsieur Albert Jacquard, vous savez ces grandes consciences morales, ces hommes dont on se dit
que, comme ils savent tant de choses, ils n’ont plus à se munir de toutes sortes de colifichets tape-à-l’œil, censés impressionner un Peuple que l’on méprise par ailleurs [ “on” le montre bien
puisque, quand “on” s’exprime, c’est souvent dans une langue approximative, en privilégiant les formules “populaires”, en ne recourant que trop rarement à la double négation, en s’agitant plus que
de raison, bref, en donnant une mauvaise image de la bonne éducation reçue à la maison ! ]. Monsieur Jean Ziegler faisait part de cette propension que nous avons, nous les
Occidentaux, à toujours prendre le parti des riches, des forts et des puissants. C’était à propos de la boucherie de Gaza, quand il rappelait que la commission des droits de l’homme a adopté une
résolution condamnant les méthodes d’Israël, tous les pays occidentaux, dont la France, votant contre. Cela n’a pour but que de nourrir un peu plus la structuration du discours anti-occidental
développé par des gens qui, le plus souvent, confondent textes sacrés et apologie de la violence. Il n’oublie pas cette grande souffrance qui est issue des différents génocides dont l’Occident
s’est rendu coupable (celui des peuples d’Amérique du Nord et du Sud), ou de la politique exclavagiste et coloniale qui se prolonge sous la forme d’un ordre financier cannibale et dont souffrent
les 2/3 des habitants de la planète qui vivent dans l’un des 122 pays du Sud. Ce ressentiment, cette haine s’enracinent dans ce qu’il a appelé la résurgence mémorielle, cette mémoire
blessée par les épreuves (esclavage, colonisation et shoah par exemple) et qui devient conscience. Cette conscience prend souvent deux générations pour émerger, le temps que les victimes aient le
temps de conceptualiser par la raison ce qui leur est arrivé. Cela aboutit à une demande de réparation et de repentance.
Exemple : en décembre 2007, Monsieur le président de la République s’est rendu en Algérie pour entamer des discussions avec cet état. Les deux
délégations s’asseyent, et le président algérien, Monsieur A. Bouteflika, déclare qu’il veut d’abord, et avant toute chose, des excuses pour Sétif [ le 8 mai 1945, des
manifestations ont été réprimées dans le sang par l’armée française faisant des dizaines de milliers de victimes, morts et blessés ]. Que répond Monsieur le président de la République
française ? Qu’il n’est pas venu pour la nostalgie. Le président algérien déclare qu’il veut parler de la mémoire avant de parler des affaires, et c’est la rupture. Manifestement, celui qui se
glorifie de tout comprendre, de tout faire, de tout présider, de tout prévoir, de tout résoudre, de tout apprendre aux autres n’a pas bien saisi le sens de la vie, et n’est pas capable, est-ce de
l’orgueil, d'envisager qu’il doit simplement, comme l’a fait Monsieur Willy Brandt, qui a eu le courage, lui, et l’humilité d’aller s’agenouiller, le 7 décembre 1970, devant le
Mémorial du Ghetto de Varsovie.
Un coup d’œil sur la situation qui prévaut dans mon pays m’emmène à des années-lumière ce qu’ont pu faire, ou de ce que font, quelques hommes de conviction, courageux, insensibles aux sirènes du
renoncement, inlassables dans leur discours, et qui ringardisent ces freluquets, bateleurs de foires de comice agricole de banlieue de chef-lieu de canton qui prétendent faire la leçon au nom de
leur inconsistance.
Pas question de terminer sans saluer le retour à la liberté, même surveillée, de Yldune Lévy, enfin sortie de prison. Mais n’oublions pas Julien Coupat, que la presse s’obstine, avec un
bel ensemble, à présenter comme quelqu’un de l’ultra-gauche anarcho-autonome ! Mais quel esprit tordu peut bien inventer de telles expressions ? Rappelons tout de même un autre fiasco
pseudo terroriste, celui dit des “Irlandais de Vincennes”, arrêtés à grand fracas, le 29 août 1982, sous les ordres du capitaine Barril. Ces “terroristes” feront
9 mois de prison pour rien, un autre capitaine, Beau, qui aura couvert Barril, sera condamné, puis placé sous écoute par la cellule de l’Elysée comme cela a été reconnu
le 13 mars 2007 par la cour d’appel de Paris.
Douce France,
Cher pays de mon enfance, …
bas de page :
J'ai mis un commentaire sur le blog de Madame la secrétaire d'état et
maire de longjumeau. Comme il fallait s'y attendre, elle peine à le publier. Il s'agit pourtant de bien peu de chose. Je lui écris que j'entends faire toute la publicité qu'elle mérite et qu'il
suffit d'apprécier le tout à sa juste valeur. Même ça, ça dérange la militante de l'écologie. Étonnant, non ?
bas de page -2 :
J'ai mis un commentaire sur le blog de Madame la secrétaire d'état et maire de
longjumeau. Comme il ne fallait pas s'y attendre, elle l'a tout de même publié, mais pas tout de suite, même s'il s'agissait de si peu de chose. Sans doute la petite publicité gratuite que je
voulais lui faire n'est-elle pas étrangère à cette rectification. Les habitants de Longjumeau savent maintenant comment procéder ! Étonnant ? Non !
Par pumpernickel
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