Jeudi 15 janvier 2009
4
15
/01
/Jan
/2009
21:33
… migratoires et à l'identité nationale, remplace Monsieur B. Hortefeux, préposé aux relations entre les
corporations sociales. Voilà de la belle ouvrage, qui fleure bon ce temps durant lequel il fallait mettre un bon coup de balai pour en finir avec tous ces mensonges qui nous avaient fait tant de
mal, redonner une âme à la terre de France, qui, elle, ne ment pas, et surtout recycler tous ceux qui avaient trahis leurs engagements pour se réfugier dans les bras protecteurs d'une réaction
décidée à en finir avec le ministère de la paresse, les droits syndicaux, le droit d'association (sauf soi-disant patriotique), et le droit de vote tout court.
Pourquoi ne pas gouverner pas décret, pendant qu'on y est, vous demandez-vous peut-être ? Mais on y est déjà, puisqu'une loi encore en discussion dans ce qui reste de Parlement est déjà appliquée !
Et il ne se trouve personne pour non pas s'en émouvoir mais pour exiger que celui et ceux qui sont à l'origine de ce coup de force soient traduits au plus tôt devant la haute cour de justice. Non,
ceux qui devraient être aux avant-postes de la résistance à un pouvoir qui se moque de tout et du reste, qui ne "travaille" que pour mettre en pièce ce qu'il reste du droit du travail, qui mélange
n'importe quoi avec son contraire au nom d'on ne sait quel "bon sens" (qui consiste à usurper par exemple le terme "otage" en se l'appropriant ; rappelons-nous tout de même qu'un otage c'est une
personne dont la vie est mise dans une balance par un preneur, état ou personne, qui dicte ses volontés, on est un peu loin de la situation des clients de la sncf qui ne se rappellent qu'il s'agit
d'un service public que lorsque leurs intérêts particuliers sont en jeu), sont aux abonnés absents, occupés pour les uns à siphonner les énergies concurrentes, et pour les autres à accepter les
postes et les prébendes que Monsieur le président de la République va leur proposer pour acheter leur silence et leur servilité.
Donc, Monsieur E. Besson, que ses anciens amis du parti socialiste appellent
"le félon" prend du galon et remplace celui qui se glorifie d'avoir renvoyé près de 30 000 personnes
dans leur pays, alors que l'on sait que pour une part non-négligeable d'entre elles cela signifiait au mieux la misère. Mais Monsieur E. Besson n'est pas vraiment un inconnu. Il a excellé à ne pas
faire des étincelles quand il affectait de s'occuper de prospective et de développement de l'économie numérique, histoire de donner un peu de consistance à un autre ectoplasme, Monsieur J. Attali,
grand "inventeur" de la médiologie, dont il est à peu près le seul à définir les contours et à être intéressé par les lieux communs qu'il débite sur les antennes. Tout le monde se félicite de son
intervention dans le concert mondial, et il ne se passe pas une journée, que dis-je une heure ou une seconde, qu'un responsable planétaire ne se sente obligé de le citer pour donner un peu de
pertinence à ses fortes pensées.
Monsieur E. Besson, donc, que ses anciens amis du parti socialiste appellent
"le félon", n'a pas toujours professé les "idées" pour lesquelles il s'est engagé aus côtés de
Monsieur le président de la République. Auparavant, il était même plutôt très contre, à moins que pour paraphraser le grand Sacha Guitry, il n'en ait déjà été tout contre, quand il
écrivait les fortes saillies que le parti socialiste a la cruauté de mettre en ligne sur son compte. Vous pouvez si vous le voulez télécharger l'intrégralité du livre (140
pages) dont il serait dommage de se passer. Sa lecture est édifiante et en dit long sur les capacités de reniement d'un homme. Bon courage mais bonne lecture tout de même.
Et quand ils viendront dégonfler les pneus des 4x4, ce n'est parce que vous n'avez pas de 4x4 que vous devez (vous) laisser faire !
Par pumpernickel
0
Derniers Commentaires