Lundi 5 janvier 2009
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J’espère que vous avez pu entendre ce bref [ 3 minutes ] retour en arrière proposé par France Bleu Alsace
le 24 décembre 2008. C’est une bonne occasion de faire un premier point sur près d’un an de mandature, même si vous partagez l’étonnant avis de l’ancien maire de Wissembourg, qui, invité
à s’exprimer, n’a souhaité faire aucun commentaire, considérant qu’il était prématuré, 9 mois après l’élection de son successeur, de vouloir commenter la situation. Prématuré, 9 mois
après l’évènement, on paraît en pleine thérapie…
Résumons : ayant critiqué l’immobilisme ambiant dont la baisse démographique est l’un des indices, Monsieur C. Gliech engage vers de nouveaux horizons, en revoyant à la baisse des
projets existants comme celui du Relais culturel (entre 3 et 5 millions d’économies d’un projet à l’autre) ou en promouvant des initiatives sociales comme la maison des solidarités qui devrait
voir le jour l’an prochain, regroupant épicerie sociale, cuisine pédagogique ainsi qu’une batterie de dispositifs de resocialisation des plus démunis d’entre nous, grands absents des préoccupations
de l’ancien équipage. La municipalité nouvelle veut changer de style et travailler selon le triptyque “ transparence, dialogue, disponibilité ”.
L’objectif d’attirer de nouvelles entreprises reste une constante de la volonté municipale, avec une tonalité “ écolo ” affirmée de se situer, à terme, dans 20 ans, dans les clous
européens de 20% de dépenses énergétiques en moins et 20% d’apports énergétiques venant des renouvelables. Pour ce faire, la commune dispose du bois (une forêt de 2 600 ha et la
disponibilité de 5 000 m3 de bois par an) auquel le maire veut adjoindre une centrale géothermique et un ensemble de séchage / compostage des boues issues de station
d’épuration. Ne reniant pas des penchants libéralistes que Pumpernickel combat avec détermination, le maire chercher un “ acteur économique qui se chargerait des énergies renouvelables ”
à Wissembourg.
[ Pumpernickel transmet à EdF, AREVA, Véolia ex-générale des eaux, et autres Suez ex-lyonnaise des eaux, tous opérateurs qui après avoir tiré à vue sur tout ce qui ressemblait à du
renouvelable se sont engouffrés dans la nouvelle pompe à finances publiques. Pour sa part, Pumpernickel préfère une solution du type de celle retenue à Beckerich où l’on a constitué une coopérative
propriété des habitants qui ont la main sur les techniciens fraichement (re)convertis aux bienfaits des énergies propres. ]
Invité à s’exprimer, Pumpernickel a fait part de sa déception face au ronron qui s’installe, face à une majorité muette d’hier remplacée par une majorité muette d’aujourd’hui, face à une opposition
complètement inexistante, face à des délibérations votées 99 fois sur 100 à l’unanimité [ même la modification de budget ne fait l’objet d’aucune discussion, c’est dire ! ] tout
en se félicitant que l’on ait enfin mis 160 mètres à double-sens en centre-ville pour les cyclistes. Il faut savoir apprécier les plaisirs les plus simples.
Vous pouvez retrouver cette rétrospective en cliquant sur le lien.
Par pumpernickel
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J'ai évoqué sur mon blog le livre de Erik Orsenna qui a fait un long voyage aux pays de l'eau. A de nombreuses reprises, il est question de Veolia (et d'autres) qui, dans le monde entier, s'est assuré de confortables revenus (et le pouvoir qui va avec) en se rendant indispensable dans le circuit de l'eau. Hélas, tout le monde sait que si une(de) telle(s) entreprise(s) dispose(nt) de compétences techniques, ce n'est pas une raison pour leur accorder le pouvoir de décider à la place des citoyens ravalés au rang de simples consommateurs.
Je ne cfrois pas avoir été mis sur cette terre pour garantir les dividendes de ces actionnaires-là, pas plus que ceux de tous les autres.