Il n’y a pas que Pumpernickel pour faire part de sa perplexité quant aux déclarations de Madame la ministre de
l’Intérieur à propos des interpellations de ces membres de l’ultra-gauche coupable d’avoir saboté les voies des trains TGV. Le quotidien vespéral des marchés remet le couvert dans son édition
d'aujourd'hui et livre l'entretien que ses journalistes ont eu avec ces dangereux terroristes qu'il convient de terroriser avec la plus grande fermeté, comme le disait si légèrement Môssieur
Charles P. quand il ministrait place Beauvau.
Je vous conseille donc la lecture de cet intéressant article [ clic sur le lien ].
Tout cela commence à faire désordre :
une ministre Garde des Sceaux dont l'incompétence fait fuir un à un les membres de son cabinet et finit par lui
attirer l'inimitié consommée de l'ensemble des personnels de son administration,
un ministre de l'Enseignement qui ne passe jamais une journée sans brocarder les fonctionnaires dont il a la
charge, et aux côtés desquels il oublie d'être quand le drame les affecte,
une ministre de l'Intérieur qui réédite ce qui ressemble de plus en plus à l'épisode "pieds nickelés" des
Irlandais de Vincennes, secondée par
un commissaire aux Affaires de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement
solidaire qui confond la loi qui s'applique à tous et l'arbitraire réservé aux autres
une ministre de l'Économie qui nous suggère de prendre nos vélos à quelques semaines de l'effondrement total du
système financier mis en place par ses anciens employeurs,
un ministre d'État (chargé de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du
Territoire complètement inaudible, à la limite de la disqualification,
une ministre de la Santé et de la Jeunesse et des Sports dont on se demande ce qu'elle fait là affectée d'un
secrétaire d'État plus "3ème mi-temps" que personnage des dossiers,
un ministre des Affaires extérieures qui confond la scène internationale avec la tournée des castings des
émissions de "talk show",
un ministre de la Défense qui n'a réussi à sortir de l'anonymat qu'à la faveur du drame qui a frappé 10 jeunes
hommes envoyés à la mort avec une certaine légèreté,
un ministre du Travail qui est une sorte de concentré caricatural de prétention, de suffisance et de fatuité à
lui tout seul, alignant les lieux communs et banalités sur le ton des doctes sentences,
des "personnalités" nommées au nom de "l’ouverture" recrutées parmi les plus droitiers et les plus
réactionnaires des pseudo-socialistes adeptes de la "modernisation" façon "Ecole de Chicago" immortalisée pour l’instant par Milton Fridman dont les "thèses" inspirèrent ceux qui arrivèrent
dans les fourgons des assassins de Salvador Allende pour mettre le pays en coupe réglée et le vendre aux financiers (saviez-vous que pendant les 22 ans qui suivirent le coup d’état du
11 septembre 1973, les mines de cuivre chilienne n’ont pas rapporté un sou à l’État chilien !),
et
un parti politique d’opposition qui tient congrès en oubliant qu’il est le premier
parti de France [ car il est à la tête de 20 régions sur 22, de 60 départements sur 100, de la grande majorité des villes de plus de 30 000 habitants, il a remporté les dernières
élections sénatoriales et il est à la tête d'un groupe de plus de 300parlementaires députés et sénateurs ], parvenant à se donner en spectacle comme des potaches ne l'auraient pas fait tant ils
auraient eu peur du ridicule, donnant même de l’air à Monsieur le président de la République qui se prend pour le maître du monde.
Bon arrête, ça suffit comme ça. Tiens, d’ailleurs, n’oubliez pas d’aller faire un tour sur le
site des copains de Mélanchon. C’est peut-être de ce côté-là qu’il y a de meilleures raisons d’espérer.
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