Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 09:59
Attention : ce qui suit est bien entendu un canular. J'ai simplement pris un article du "nouvel obs" en ligne traitant de ces fameuses / fumeuses interpellations dans le cadre d'une enquête sur les "sabotages" des lignes de RFF (on ne dit plus SNCF, mais réseau ferré de France !). J'ai simplement changé "mouvance anarcho-libertaire" en "mouvance anarcho-libéraliste", et transformé les délinquants en "traders". Le résultat est saisissant de vraisemblance.

Vous pouvez retrouver l'original en cliquant sur le lien.

Le gang de l’ultra-finance dans le collimateur de la ministre de l’économie

La résurgence d'un activisme de l’ultra-finance, comme le montre la cascade d’inculpations ce  mardi 11 novembre de dizaines personnes dans le cadre de l'enquête sur les actes de sabotage commis contre la sécurité bancaire, est redoutée depuis plusieurs mois par la ministre de l’économie, Madame Lagarde, sa collègue de l'Intérieur Madame Alliot-Marie et les services de renseignement qui s'en sont alarmés récemment.

Plusieurs personnes appartenant à l’ultra-finance, "mouvance anarcho-libéraliste", ont été inculpées dans le cadre de l'enquête sur "les actes de sabotage commis contre le système bancaire en général et les petits propriétaires et le petits épargnants en particulier ces derniers jours", a annoncé mardi matin Madame Alliot-Marie.
Cette mouvance est depuis plusieurs mois dans le collimateur de
l'Autorité des marchés financiers et des services de renseignement dont l'un des membres, de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), sous couvert de l'anonymat, a dit à l'AFP que leurs "craintes étaient justifiées".
Déjà, lors de la série des alertes qui ont retenti lors en particulier de la mise au jour de l’affaire dite de la Société Générale au mois de janvier 2008, entraînant des incarcérations préventives de ces dangereux délinquants en col blanc, les services de police avaient fait part de leurs inquiétudes.

Plusieurs notes des RG

Plusieurs notes des Renseignements généraux (RG), - disparus depuis au profit de la DCRI -, affirmaient "redouter une résurgence d'un terrorisme d'extrémistes de l’ultra-finance".
Ils ne relevaient pas de "menaces précises" ni de "groupes constitués" comme ceux apparus dans les années 1980 par exemple, mais avaient réactivé leurs surveillances et leurs fichiers.
Les RG relevaient, à l'appui de leurs craintes, une série d'arrestations dans les milieux bousiers d'un "petit nombre d'individus" se réclamant ouvertement "de la mouvance anarcho-libéraliste".
Interpellés en possession de listings impressionnants, ils avaient été pour certains recensés, par les RG, comme étant les "meneurs" des multiples incidents qui avaient été signalés à l’autorité de surveillance des opérations boursières, engendrant une déstabilisation globale du système.
L'un d'entre eux, un "trader" bien connu des services de l'Autorité des marchés financiers, autrement dit le gendarme de la Bourse, était également l'auteur présumé d'une série de malversations opérées récemment qu’il avait baptisées du nom de code "domino" au profit d’une grande institution financière ayant pignon sur rue. La présidentielle de 2007 a marqué, selon les RG, un "regain d'activité de ces redoutables extrêmes de tous bords".

"Terrorisme libéraliste"

Début 2008, la ministre de l'Intérieur, Madame Alliot-Marie, avait affirmé "craindre" en France un "terrorisme libéraliste", soulignant que "dans notre histoire, chaque fois que les partis extrêmes sont considérablement affaiblis, nous voyons se créer des groupuscules beaucoup plus radicaux qui, dans un certains nombre de cas, sont passés à l'acte".
"Un rejet de Nicolas Sarkozy, des mouvements apparus dans les salles de marché ou le développement du net, véhiculant tout et son contraire, font qu'il y a des éléments incitant à être attentif", avait déclaré à l'AFP, en juin, un ancien "patron" des RG, ayant traqué Action directe en France dans les années 80.
En juin, le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) s'était ému que le ministère de la Justice, pourtant alerté de la menace, n’ait pas envoyé de mise en garde aux parquets sur "une résurgence de faits en lien avec la mouvance anarcho-libéraliste", y voyant une menace indirecte visant le "mouvement social".

"Multiplication d'actions violentes"

On parlait à l’époque d’une "multiplication d'actions violentes (...) susceptibles d'être attribuées à la mouvance anarcho-libéraliste", énumérant sans citer de cas précis, "des inscriptions d’opérations comptables fictives" ou "des raids financiers" sur des établissements publics", des actions visant "des grands projets d’intérêt général".
Jean-Yves Camus, chercheur en sciences politiques, dans une tribune parue alors, jugeait, lui, que "l'irruption de la mouvance libéraliste extrême dure" reflétait non "l'affaiblissement" des partis politiques mais "la crise du mouvement antifasciste", lié à "l'institutionnalisation de du laisser-faire libéraliste", qui génère "des déçus", pas des terroristes.
Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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