Partager l'article ! 24/10/08 conseil municipal de la désillusion: Désillusion ! Ouf, c’est fini, je suis rentré à la maison vers 20h15, à l’i ...
Ouf, c’est fini, je suis rentré à la maison vers 20h15, à l’issue d’un conseil municipal que j’ai eu bien raison de ne pas préparer comme je le fais d’habitude. Je m’y suis ennuyé d’abord parce que l’ordre du jour était avant tout soporifique, et ensuite parce que ce qui y tenait lieu de joute oratoire s’est conclu dans une sorte de pièce à jeu renversé, alors que le syndicaliste allait porter main forte au suppôt de la droite la plus dure qui mène mon pays au bord de l’affrontement, le tout sous l’œil protecteur et bienveillant d’un maire qui n’aura pas mis plus de 6 mois à ressembler à ceux dont il venait de pourfendre la conduite.
On a commencé sur le mode pugnace, l’ancien adjoint aux permis de construire ayant peu goûté que l’on tînt à son endroit, lors de la précédente séance, des propos que notre homme considère comme méprisants. Il a accusé le maire de l’avoir traité de cupide [ce qui n’a pas été le cas, je puis en attester], puis, emporté par l’élan de l’orateur en verve, il a déclaré qu’il n’y avait jamais eu d’attaques personnelles de la majorité (quand il en était) à l’encontre de l’opposition [ce qui n’est pas conforme à la réalité, je puis en attester]. L’ancien adjoint aux permis de construire veut en rester au terrain des idées, ce qui lui valut la remarque ironique de Madame la première adjointe qui rappela que qualifier la municipalité d’incapable comme l’ancien adjoint aux permis de construire l’a fait est sans doute en rester au terrain des idées. Là-dessus, l’adjoint au musée fermé a pris la parole pour dire que l’ancien adjoint aux permis de construire, nouveau venu au sein du conseil, n’avait sans doute pas encore compris que l’on discutait maintenant dans une ambiance conviviale. Et de l’inviter à se mettre au diapason de la nouvelle harmonie ! Ce qui ne calma point l’ancien adjoint aux permis de construire qui remit le couvert, manifestement très courroucé !
Cet échange d’une grande médiocrité n’est pas fait pour arranger les affaires des Wissembourgeois, chacun de ceux qui les représentent tentant de survivre à défaut d’exister en prenant à partie pour des motifs dérisoires, bien éloignés des vrais enjeux qui nous assaillent.
Nous pouvions entrer dans le vif du sujet.
Etude de géothermie devant déboucher d’ici 3 à 4 ans sur une centrale municipale de production de chaleur car dixit le maire, qui semble bien aimer l’idée de mettre des compteurs chez les particuliers, “les solutions individuelles ne sont pas pertinentes”.
A ma grande stupéfaction, cette étude n’a fait l’objet d’aucune remarque de qui que ce soit, n’a pas suscité de débat qui n’était d’ailleurs à l’évidence pas souhaité.
Unanimité !!!
Le secteur Gummi Mayer par contre a donné lieu à un échange assez rude à l’issue duquel il apparaît que l’unanimité ne règne pas au sein … de l’opposition.
Pour résumer, l’AAPEI reçoit pour l’euro symbolique, aux mêmes conditions que celles de l’ancien terrain du lotissement artisanal, un terrain de 23 ares sur l’emprise Gummi Mayer pour y construire un foyer d’hébergement pour personnes handicapées, et l’église évangélique achète pour 380 000 euros un terrain de 22 ares pour y édifier son lieu de culte. Dans le même temps, la maison située sur le terrain sera vendue à un particulier. Le reste sera transformé en parc de stationnement et complété avec 35 logements.
Celui qui rêvait d’être premier adjoint part à l’attaque avec l’exhumation d’une réponse ministérielle à un honorable parlementaire sur l’obligation de vendre au prix du marché tous les terrains, parce que c’est la législation européenne qui nous l’impose [Ah ! l’Europe !] Puis poursuit avec un couplet sur ces gens qui ne sont pas de tous de Wissembourg qui vont habiter là [Ah ! le bon goût !], précisant que l’AAPEI n’est qu’une association, pas un service public. Celui qui fut maire de Wissembourg a essayé de rattraper le coup en rendant ultérieurement hommage à l’AAPEI, visiblement gêné de la sortie de l’un de ses colistiers. Mais dans un premier temps, il a essayé de démontrer la cohérence de son projet d’école [que n’a-t-il remarqué que tout le monde s’en moque ?], déplorant que l’on mette un terrain en pièce au risque de se priver de réserve foncière pour les prochaines opérations urbanistiques. C’est à cette occasion que nous avons appris que s’il avait voulu installer les pensionnaires de l’AAPEI le long de l’ex-allée des ex-Peupliers, c’était pour qu’ils soient plus près du CAT [Ah ! les bonnes manières !]. puis embraye à la surprise générale sur la caserne de pompiers [ ????] avant de dire que la proposition de la municipalité est intéressante pour conclure en annonçant qu’il votera contre [Ah ! la cohérence !]. L’ancien adjoint aux permis de construire prend une dernière fois la parole (on ne l’entendra plus par la suite, sauf en aparté quand il discourt à voix haute avec les voisins) pour demander un plan d’aménagement global. Comme on est en pleine convivialité politique, et plus si affinités, il aura son plan le prochain coup.
La majorité renforcée des élus d’Altenstadt, intégralement silencieux, votent “ pour ”, et les 6 radicus “ contre ”. Ce sera la dernière manifestation de clivage partisan, euh, politicien, comme ils disent tous.
Sont donc adoptés à l’unanimité
l’achat des terrains pour implanter la future station d’épuration (après tout, ça ne dure que depuis 10 ans !),
le passage de la voirie d’un lotissement privé dans le domaine public,
les avenants au marché de rénovation de l’école Wentzel (qu’il faudrait vite débaptiser) [il y en a pour 70 000 euros soit 5%, mais c’est normal],
le marché de réhabilitation de l’assainissement rue de Weiler et Boulevard C…,
l’étude hydraulique pour le lotissement Breitwiese [une affaire qui traînasse depuis des années, “ un dossier très ancien ” dit Monsieur l’ex, qui affecte de ne plus se rappeler le nom de ce bureau d’étude, Berest, avec lequel il a signé tant de marchés quand il était aux commandes, qui en fait n’a pas convenablement fait son travail !]
les prix du fleurissement, qui sont tout de même l’occasion pour l’adjointe qui est chargé de cette lourde tâche de prendre la parole pour aborder ce sujet d’une importance capitale, tout le monde en est convaincu,
et l’ensemble des subventions.
Puis arrive le point 11, celui de la motion ONF.
Discours étonnant du maire qui veut être constructif, car “ on ne s’opposera pas à la réforme en cours à l’ONF, il est par conséquent important que nous conservions les services que l’office nous rend. ” Et pourquoi ne pas en organiser la régionalisation ? Oui, pourquoi pas ? Et d’ailleurs, sur les 11 personnes du poste wissembourgeois, 3 resteraient à Wissembourg, 4 sont déjà occupées sur toute l’Alsace du Nord, et les 4 dernières envisageraient de travailler chez elles en télétravail. “ D’ailleurs, les positions des syndicats étaient intenables, et comment être contre ce déménagement qui doit s’accompagner de gains de productivité, et par conséquent mieux réduire la dépense publique ? ” Ces fortes paroles iront droit au cœur des salariés de l’ONF qui auront compris que leur cause, venant bien après le 9 mars 2008, est beaucoup moins importante que celle du tribunal d’instance dont la suppression fait l’objet d’un recours administratif [Ah ! la belle époque !]. il faut que ce soit Monsieur l’ex qui prenne la parole pour demander que l’on soit plus incisif, plus carré dans la formulation, en ne se contentant pas de prendre acte d’une décision, épaulé par l’adjoint à la jeunesse et aux sports, réalisant une union politique aux contours pour le moins inattendus.
Unanimité tout de même alors que la motion n’est même pas rédigée, [Ah ! le consensus !].
L’école de musique, qui fait l’unanimité elle aussi malgré la nouvelle organisation qui oblige les parents à d’innombrables voiturages d’enfants, reçoit un nouveau professeur de violoncelle cette fois.
Puis c’est la motion de Monsieur l’ex qui proteste contre la suppression d’une émission en dialecte sur les antennes de France 3 Alsace [qu’il appelle “ eff’err’3 ” !] et qui reçoit le soutien de l’adjoint au musée fermé qui s’inquiète du délitement de la culture régionale à la télévision. Mais ces gens lisent-ils les journaux, et connaissent-ils les projets de Monsieur le président de la République ?
Il est 19h50, c’est en assez pour le représentant de l’organe local du parti de la presse et de l’argent qui part rédiger son papier.
Il est maintenant temps d’égrener la liste de marchés passés dont on ne rend compte qu’a posteriori : il n’y en a que pour 231 523 euros [Ah ! la belle misère !], une paille.
Rendez-vous fin novembre, ça promet !
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