Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 21:06
C'est en vous préparant quelque chose sur "lire en fête" [mais chaque chose en son temps, rassurez-vous !] que je suis tombé sur la prose de ma conservatrice de musée Westercamp préférée, Madame C. Schultz, dans le folliculaire de propagande du parc régional dit naturel des Vosges du nord (SYCOPARC, numéro 32, décembre 2007 www.parc-vosges-nord.fr , dans "recherche" taper "sycoparc" et chercher le numéro 32). Elle s'y répandait, en décembre 2007, dans les termes que je vous livre ci-après. Et comme nous avons tous le droit de savoir, je vous donne en prime les photos de ce démémangement qui aura été l'œuvre de la vie de Madame : rendez-vous compte, 6 jours de travail consécutifs, mobilisant 6 personnes ! Alors qu'elle n'aura "travaillé" que durant près de 6 ans, à raison de 45 jours par an, une paille. Mais lisons-la [c'est moi qui ai mis en gras les éléments les plus savoureux] :

"CONSERVATION DES MUSÉES Quelques nouvelles du Musée Westercamp par Carine Schutz

Les œuvres au musée prêtes à partir

Une opération spectaculaire, tant par les techniques nécessaires à sa réalisation, que par le volume impressionnant des collections concernées, a eu lieu cet été au Musée Westercamp de Wissembourg. 

Une activité intense autour des collections 

Le musée, bien que fermé au public depuis novembre 2002, connaît depuis sa fermeture une activité intense autour des collections.

En effet, la réalisation de l'inventaire a révélé les problèmes de sauvegarde des collections et la nécessité de mettre en œuvre une politique pluriannuelle de conservation et de restauration, afin d’en assurer la pérennité. Entre autres éléments, le musée dispose d’une remarquable collection lapidaire (stèles, sarcophages, éléments architectoniques) couvrant une période allant de l’Antiquité gallo-romaine au XIXe siècle. Ces collections étaient les dernières encore en place au musée, dans leurs anciens espaces de présentation : cour intérieure, lapidarium et appentis devant le jardin, dans un environnement très défavorable.

Sous un appentis, côté jardin, se trouvaient les collections volumineuses, exposées aux eaux de ruissellement du mur de soutènement du rempart et aux déjections des oiseaux qui sont, depuis la fermeture du musée, les seuls visiteurs du lieu. Il s’agissait donc de transférer et de stocker ces vestiges dans un local aéré, accessible et sécurisé dans des conditions conformes aux exigences de conservation de la pierre. Depuis 2003, la municipalité s’efforce de trouver à Wissembourg un tel lieu. Suite à la fermeture d’un site industriel, un local a pu enfin être mis à disposition en automne 2006. Il s’agit d’un dépôt, situé en périphérie du centre ville, accessible par un quai de déchargement, qui peut être sécurisé et qui présente les conditions adéquates de thermo - hygrométrie nécessaires au stockage sans choc thermique des collections en pierre. Suite à un avis favorable délivré par la commission régionale pour la restauration des œuvres des Musées de France, le transfert a pu être envisagé durant l’été 2007. Un restaurateur agréé et une société de transport spécialisée dans le déplacement d’œuvres et de monuments historiques ont été retenus pour mener à bien le chantier. L’opération a nécessité 6 jours entiers d’intervention dans la première quinzaine du mois de juillet. Les équipes composées de 6 personnes en plus des personnels du musée, sont intervenues sous la houlette et le contrôle du restaurateur agréé, qui a procédé aux opérations les plus délicates : il a fallu procéder à un descellement, voire à une dé-restauration qui a consisté à retirer le ciment et les briques qui avaient servi de remplissage et de fixation au sol ou sur les murs des pièces. L’opération s’est déroulée sans incident, et toutes les pièces ont été menées sans encombre vers leur nouveau lieu de stockage, en attendant leur nouvelle mise en lumière, dans le cadre du projet de rénovation du futur musée. Le musée Westercamp de Wissembourg, dont la majorité des collections sont maintenant inventoriées, conditionnées, traitées et mises en réserve, pourra entrer dans la phase des travaux sur le bâti après ce transfert. Depuis plusieurs années, la municipalité a engagé une réflexion concernant le projet de rénovation du musée. Cette réflexion devrait aboutir en 2008 à la rédaction d’un projet scientifique et culturel, élaboré en accord avec la Ville et la DRAC et validé par la DMF. Les collections déplacées et mises à l’abri seront, pour la plupart, destinées à être utilisées lors d’expositions thématiques programmées dans le cadre du projet de rénovation du futur musée. D’autres pièces choisies dans le cadre de l’exposition de préfiguration programmée en 2007, mais reportée par la ville de Wissembourg, en raison des travaux du Relais Culturel et du déménagement de la bibliothèque dans le lieu initialement dévolu à cette exposition, nécessiteront également une consolidation, un nettoyage plus poussé, voire une restauration, en prévision de leur exposition dans le parcours de chronologie historique [bigre! ndlr]. Mais la plupart des éléments du lapidaire du musée devra bénéficier d’une étude scientifique plus approfondie, afin d’en déterminer l’origine et l’historique. Des partenariats avec les Sociétés d’histoire et d’archéologie et les universités de Metz et de Strasbourg seront à envisager, afin de préparer encore mieux la réouverture du musée, que tous attendent avec impatience."

Ainsi, depuis sa fermeture, le musée connaît une activité intense !

Ainsi, il n'aura fallu que 4 ans à la ville de Wissembourg pour trouver un point de chute aux collections !

Ainsi, une exposition de préfiguration était programmée en 2007 !

Ainsi, "on" aura manqué de temps pour "procéder à un descellement, voire à une dé-restauration qui a consisté à retirer le ciment et les briques qui avaient servi de remplissage et de fixation au sol ou sur les murs des pièces." C'est vrai qu'en 3 ou 4ans, il était difficile de trouver 5 minutes pour le faire !

Et maintenant, les photos que vous attendez tous dont j'espère qu'elles ne sont pas protégées par un quelconque copyright, car je me suis contenté de les reprendre du document :

Ici, on est dans la cour du musée, vous savez, cet infâme galetas  qui ne mérite même pas que l'on y jette un regard !

Ça, c'est l'intérieur, le hangar qui a été si difficile à trouver dans l'ex-paysage industriel local :

 

Maintenant, on attend la suite, avec la mise à jour des projets dont Madame la conservatrice nous parle et qu'elle doit bien connaître pour avoir eu le temps de s'en imprégner.

À moins que …

Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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