Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /Août /2008 17:34
Exemplaire
C’est le quotidien vespéral des marchés qui nous le raconte dans son numéro du 24 juin dernier : il existe des villages [de 2700 habitants] où la volonté d'un maire permet de diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre. En recourant à la biométhanisation pour alimenter le réseau de chauffage urbain, en couvrant les toits des bâtiments communaux de panneaux solaires [qui appartiennent aux habitants par le biais d'un système de copropriété], en encourageant leur installation sur les toits des privés [10% des habitants sont maintenant équipés], en promouvant la sobriété énergétique [la consommation d'électricité a diminué de 7% en 12 ans alors qu'elle a augmenté de 3% dans le reste du Grand-Duché] et les économies [rénovation des maisons et du matériel électroménager], la commune envisage maintenant l'autarcie énergétique pour 2020.

    Tout cela laisse songeur quand on doit constater au mieux le surplace que l'on est capable de faire ici. En même temps que cela pourrait de (bonnes) idées à la municipalité nouvelle.

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Pumpernickel a la chance de recevoir "élan", revue éditée par le FEC depuis 1957, l'un des derniers témoins du christianisme social alsacien. C'est toujours un plaisir de lire des gens qui s'interrogent et qui disputent, au sens médiéval du terme, loin des ambitions de ces médiocres qui prétendent nous régenter.
La dernière livraison nous permet de retrouver cette grande figure de l'humanisme alsacien qu'est Claude Vigée [que l'on peut écouter de temps en temps sur France Culture le dimanche matin à 9h10 chez Victor Malka] dans le récit d'un entretien insolite avec Charles Walker. Un petit tour en dernière page pour retrouver les réflexions de Jean-Paul Sorg, puis on feuillette pour lire un hommage subtil au Grand Aimé Césaire et vous voilà prêt pour affronter le dossier consacré à la matinée du FEC du 26 janvier 2008 consacrée au tryptique désindustrialisation–restrucutration–financiarisation en Alsace.

ça nous change
C’est le lundi en fin d'après midi que vous avez le plus de chance de les rencontrer. Comme dans la chanson, ils se réunissent, avec des amis, non pour faire des snobismes-parties mais pour faire le point sur l'avancement des travaux et des différents projets engagés depuis le changement de couleur politique municipale (je vous précise que l'on est passé du "plutôt très à droite" au "presqu'à gauche" au cas où vous ne l'auriez pas remarqué).
    Qui sont ces "ils" (et "elles"). L'opposition ? Que nenni, on ne sait même pas qui va la représenter au prochain conseil municipal. Non, ce sont les adjoints, croisés place de la République cette mi-août, au complet, dossier sous le bras comme il sied aux personnages d'importance.
Objectivement, nous n'étions pas habitués à voir les prédécesseurs si souvent dans la rue, sauf lors des périodes de bramée électoral bien entendu.
    Pour l'heure, il leur reste à répondre à cette question lancinante qui revient sur les projets à venir. Ce qui change, c'est que les travaux pharaoniques (relais culturel et prolongation de l'allée des ex-Peupliers) sont mis entre parenthèses, l'investissement public communal étant redéployé sur d'autres postes. Ce qui devrait vraiment changer, c'est une vraie politique d'information (et non de communication) qui tienne les citoyens réellement au courant de ce qui se prépare.

c'est pareil
Rappelez-vous, c'était fin 2001, la P2R titrait, à propos du prêt sans intérêt ou avance ou subvention, on ne sait trop, consenti par  le conseil municipal à l'entreprise Bruker : Encore un esclandre ! Cette fois, tout s'est passé calmement, mais sur le fond, c'est pareil : la collectivité, communauté de communes en l'occurrence, va avancer quelques centaines de milliers d'euros à la même entreprise selon le même montage financier.
à l'époque, la commune empruntait 437 500 euros  sur le marché pour les reverser à l'entreprise [qui n'a pas encore fini de les rembourser (les intérêts de l'emprunt étant à la charge de la commune), puisque les 5 annuités courent jusqu'en 2010]. 
Début juillet, il n'y aura pas eu d'esclandre. Dans le silence feutré d'un consensus de bon aloi, hors la présence de ceux qui auraient pu rappeler quelques insupportables souvenirs, Monsieur le président de la communauté des communes a fait avaliser le même type de montage financier.
Sur le principe, il n'y a aucun mal à subventionner une entreprise. On peut tout de même s'interroger sur les conditions de cette "avance sur prêt subventionné" (c'est une question, pas une affirmation !) alors que la zone dite d'activité de la dite communauté de communes semble plutôt oisive, et que près de 200 personnes ont été licenciées chez Wimétal l'an dernier.
Subvention pour subvention,
· Pourquoi ne pas installer à Wissembourg l'usine de capteurs solaires thermiques dont la région a besoin ?
· Pourquoi ne pas faire figurer dans le cahier des charges de la zone dite d'activité une clause selon laquelle 1/5 de l'énergie consommée proviendra du renouvelable ?
Oui, pourquoi ?

on en rigole, ou presque
Qui se rappelle l'épisode "Xavière Tibéri" au conseil général de l'Essonne ? En 1944, elle s'est fait payer 200 000 francs de l'époque (30 000 euros) un rapport portant sa signature truffé de fautes d'orthographe et de banalités dont la publication a provoqué l'hilarité générale.
Sur quoi portait ce "rapport" ? Sur la "coopération décentralisée" !
    Et pour en rester au sujet qui nous préoccupe, de quelle commission le conseiller général du canton de Wissembourg, ex-1er vice-président, est-il le président ?
Bingo, de la commission "coopération transfrontalière et décentralisée" dont on espère qu'elle est réunie plus souvent que ne le furent les diverses commissions municipales quand Monsieur de Naguère était aux manettes. Quant à savoir à quoi sert ce machin, on en reste aux conjectures puisqu'aucune explication ne figure sur le site du conseil général.
    Par ailleurs, le compte rendu de la commission permanente ne donne là non plus aucun éclaircissement sur les subventions dont divers organismes sont destinataires, ni qui les a proposées (normalement, ce devrait être les commissions). Si quelqu'un a des informations sur le sujet, qu'il n'hésite à les mettre sur le blog.
    Pour l'heure, celui qui aurait redécouvert la vraie vie doit faire avec les défections à répétition de celles et ceux qu'il avait recrutés et qui donnent du respect des électeurs une image que l'on aimerait plus flatteuse.


Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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