Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /Août /2008 17:35
L'affaire Westercamp

Changement de pied après les élections, on reparle de l'avenir du musée Westercamp, fermé pour des raisons obscures par l'ancienne municipalité depuis le 1er novembre 2002, soit 2131 jours !
Le vernissage de l'exposition temporaire et partielle des collections dite "envie de Westercamp" a donné lieu à quelques interventions qu'il est intéressant de livrer à la réflexion des Wissembourgeois, dont on ne dira jamais assez, au terme du legs, qu'ils sont les véritables propriétaires d'un ensemble dont ils sont injustement privés.
Salle Jean-Monnet pleine à craquer ce vendredi 4 juillet pour LE vernissage attendu par les Wissembourgeois, privés de LEUR musée depuis 5 ans et demi. Cette exposition offre un petit échantillon de ce qui était visible in situ mais qui a été déménagé dans un hall de stockage il y a juste un an. Cette fin d'après-midi donc, nous entendons les différents discours de présentation de ceux qui ont pris l'initiative.
    Peu de choses à  dire quant à l'intervention du maire, dans le rôle classique de celui qui rend hommage à ceux qui ont travaillé pour que l'événement ait lieu.
En revanche, le caractère exotique du discours de l'adjoint, par ailleurs chargé du "projet de ville" et délégué représentant la commune au Parc régional des Vosges du Nord n'a pas manqué d'interroger l'assistance. Pourquoi aborder le centenaire du Musée Westercamp et ne pas s'interroger publiquement sur l'impéritie de l'ancienne municipalité ? Comment oser prétendre que les 5 dernières décennies ont été des années de paix, alors que la guerre de Bosnie, il y a 15 ans, a fait 200 000 morts ? Quel lien entre la "construction européenne" chère aux démocrates de pacotille (qui ne respectent la volonté des électeurs que lorsqu'elle leur est favorable) et la fermeture autoritaire d'un musée dont la réouverture paraît programmée pour … 2015 au mieux ? Oublierait-il que la "guerre froide" a stérilisé le continent pendant 45 ans ? Et ceteri, et cetera, et patati, et patata. Tout semblait fait pour que rien ne soit dit qui pourrait faire de la peine aux ci-devants présents, dont l'ancienne adjointe "à la culture" qui peut s'enorgueillir de n'avoir pas réuni une fois la commission dont elle avait la charge ces 7 dernières années. Mais le mieux était à venir avec l'interview "au débotté" de Madame la conservatrice du musée Westercamp.

Dialogues

–    Bonjour Madame, je suis Monsieur Pumpernickel, c'est moi qui compte les jours de fermeture du musée, j'ai une question précise à vous poser, j'attends de vous une réponse précise.
Elle tourne les talons, je la rattrape, reformule ma demande et voici sa "réponse", qu'elle voudrait ironique :
 –    Alors, vous êtes content, elle a été libérée ! [c'est en effet du meilleur goût que de faire de l'humour sur la captivité d'Ingrid Bétancourt, fraîchement libérée, mais en répondant cela, cette personne dévoile l'irritation que provoque ce décompte des jours de "travail" au musée Westercamp. ndlr].
Je lui demande alors ce qu'elle a fait réellement durant ces 250 journées, soit 1 250 heures qu'elle dit avoir passées au musée. Je n'en ai obtenu qu'un tissu de généralités évasives sur fond de vocabulaire ésotérique qui se voudrait technique du genre : …actions transversales, …programmation pluriannuelle de conservation préventive, …opération de numérisation, et autres fadaises toutes autant invérifiables les unes que les autres puisque tenues dans le plus grand secret, mais aux frais du contribuable.
Poussée dans ses derniers et fragiles retranchements, elle m'aiguille alors vers un "vice-président" du parc présenté comme son supérieur, qui prend les choses de haut, lui.
Même question à cet important personnage qui démarre alors l'une de ces compositions verbeuses qui ont fait les délices de tous les chansonniers. Lui faisant remarquer que l'on n'est pas à la télé, et qu'il n'est pas obligé de prendre une pose qui ne m'impressionne guère, notre homme se met alors à ânonner pratiquement mot pour mot la leçon péniblement récitée par ma précédente interlocutrice.

Et maintenant ?

    à entendre   les uns et les autres, le musée serait un taudis où tout serait à refaire [et à quel prix (on parle de millions d'euros, évidemment)]. En tout cas, le 31 octobre 2002, ce n'était pas le cas, ceux qui l'ont fait vister à cette date pouvant être convoqués à la barre lors du procès. Quant aux prétextes fluctuants invoqués maladroitement ces 5 dernières années toutes sommités confondues (inventaire, mise aux normes, mise en sécurité, etc.), ils achèvent de déconsidérer ceux qui s'en sont servi pour justifier leur indolence.
    On n'en est maintenant à se demander si ce premier pas qu'aura été une expo réussie ne doit pas être considéré comme le dernier, tant que les projets resteront confidentiels et que des comptes n'auront pas été demandés responsables du désordre actuel.

Armée mexicaine – 2
   
Nouveauté qui donne une certaine idée du caractère continu du changement, cette mise à disposition d'une mobylette pour que nos pandores municipaux puissent arpenter plus vite encore les rues petites et grandes de la bourgade. Reconnaissons que cet acquisition était de la première urgence, d'autant que ce 2-roues motorisé polluant et bruyant vient s'ajouter à une nouvelle auto. Ainsi équipée, la police nouvelle au service de la municipalité nouvelle ne manquera pas de traquer un peu plus les contrevenants de tous poils, on pense en particulier aux dealers qui exercent leur coupable négoce aux abords même des symboles de l'autorité policière.

    Pumpernickel veut apprécier cette dotation à sa juste mesure et s'autorise à la considérer comme la récompense du travail fourni ces quinze dernières années, alors que le nombre de policiers municipaux a été doublé. Que d'énergie dépensée à débusquer le cycliste qui s'aventurait à circuler à contresens dans des ruelles où il ne dérange personne, puis à lourdement le verbaliser pour un oui, pour un non et parfois pour un peut-être ! Mais, à défaut de respecter l'autorité, il faut que l'administré sente que le pouvoir a un prix, et autant assujettir le plus inoffensif aux amendes les plus fortes, histoire de lui faire entrer dans la tête qu'il n'est que toléré sur la voie publique.
La remarque vaut évidemment pour cette collection de galons [qui se portent à l'épaulette, allez Paulette, allez Paulette !] qui ornent les uniformes bleu marine censés nous faire leçon et réprimande : fini les agents de ville, et vive les brigadiers !

Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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