Samedi 30 août 2008
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Actualité wissembourgeoise
Même si le changement n'est pas aussi perceptible que beaucoup de Wissembourgeois l'espéraient, des éléments positifs s'accumulent pour donner tort à ceux qui pronostiquent imperturbablement que
tout sera toujours comme avant.
Début juillet, au même titre que l'organe du parti de la presse et de l'argent, Pumpernickel a pu rencontrer le maire et le nouveau chef de cabinet pour faire le point après 3 mois de mandat.
Long entretien qui a permis d'éclairer certaines zones d'ombre, tout en ne mettant pas un point final à certaines interrogations.
Compte rendu partiel.
Présence, dialogue et concertation, voici le tryptique qui a présidé aux décisions de la municipalité ces trois derniers mois. Telle est l'entrée en matière de celui qui se dit en CDD de
6 ans, qui se donne à fond, et a une bonne trentaine de rendez-vous par semaine. Pour être objectif [une fois n'est pas coutume !], c'est vrai que l'atmosphère s'est singulièrement
éclaircie, en particulier dans les conseils d'école, où la page autoritaire semble bel et bien tournée.
Pour le reste, c'est un état des lieux qui a été fait, d'autant plus facilement que ceux d'hier [on parle des fonctionnaires d'autorité] n'ont pas changé, et que la mairie
nouvelle semble s'en accommoder.
Que l'on se rassure, il n'y aura pas d'augmentation des taux d'imposition, et il n'est pas question d'emprunt non plus, les 1 350 euros par habitant étant un seuil
admissible.
Travailler autrement (!?)
Ce qui va changer, c'est la façon de travailler, en dé-cloi-son-nant ! La ventilation du presque million versé à la culture sous toutes ses formes fera l'objet d'une
réflexion. Chaque projet financé le sera en cohérence avec celui de ville [il était temps, pourrait-on ajouter ! ndlr], en liaison avec des associations pour lesquelles un siège, sur le modèle
de ce qui existe à Strasbourg, est envisagé à moyen terme. Cela vaut aussi pour "l'espace jeunes" qui doit disposer d'un lieu fixe [sans être soumis aux aléas des démolitions successives comme cela
a été le cas ces 13 dernières années, ndlr].
De la culture, transportons-nous vers les écoles et aux opérations en cours. Courant 2009, les enfants de l'école Wentzel retrouveront leur établissement dont la
restructuration a été décidée par l'ancienne équipe. Ce retard relatif est dû aux améliorations apportées au projet à la suite de la prise en compte des remarques des futurs usagers.
Quant à la suppression d'une classe, "proposée" par l'Inspection académique, la municipalité a proposé de surseoir un an à l'exécution de cette mesure.
Dans le registre de la contestation des mesures gouvernementales, la municipalité constate qu'elle n'est pas seule à ne pas accepter la suppression du tribunal d'instance, et que
le nombre des recours administratifs fera sûrement bouger les choses.
Développement
Il est forcément envisagé comme durable [reste à savoir ce qu'on met derrière l'adjectif mis à toutes les sauces par tout le monde, ndlr]. On envisage la remise en cause du
système de tarification de la collecte des ordures ménagères (abandon du forfait au profit d'un paiement "à la levée"), ainsi qu'une régie (inter)communale de production d'énergie. Parallèlement,
le logement, qui reste un problème majeur, en particulier pour les jeunes ménages, fera l'objet d'une attention soutenue. Signalons que les logements sociaux qui devaient remplacer
depuis plus de 2 ans l'immeuble (à démolir) de la rue du Faisan ne sont pas pour demain : c'est la DDAF qui s'est mise sur le coup et qui invoque la loi sur l'eau pour contester le permis
de construire. Encore un "cadeau" des "professionnels" du passé !
Question
Quelles sont les mesures dont le maire pense qu'elles manifestent concrètement le changement voulu par les électeurs ? Il voit l'engagement des élus, la réunion de toutes les commissions
municipales, l'engagement en faveur d'Ingrid Bétancourt, la mise en place du contresens cycliste rue Nationale, ou une lettre à l'ambassade de Chine (dite populaire, ndlr).
Sur le rôle que doit jouer l'opposition, il déclare qu'il ne fera rien pour l'empêcher de fonctionner [Mais qu'est-ce qu'elle attend pour exister ? ndlr].
Enfin, interrogé sur la forme du journal municipal, et la proposition des "Périphériques" d'en laisser 1/3 à la majorité, 1/3 à la minorité et 1/3 aux électeurs, il répond en tautologue averti que
le journal municipal est le journal de l'actualité municipale. Mais qui pourrait bien dire le contraire ?
Armée mexicaine – 1
Une partie de cet entretien a tourné autour de la question du directeur de cabinet, Monsieur M. Alinca, et des prétextes invoqués, ou des raisons convoquées, pour
justifier sa nomination. Certes, une loi des années 1980 donne au maire le loisir de recruter, à sa discrétion, un directeur de cabinet. Certes, la situation qui prévalait auparavant avec un
chargé d'com', appointé par la commune, et aux contours mal définis, était insupportable. Certes, en agissant en pleine lumière, la municipalité nouvelle montre qu'elle veut en finir avec des
pratiques insupportables.
Mais, le fond, c'est quoi ?
· Une commune de 8 000 habitants, un village pour la plupart de nos voisins européens, doit-elle prioritairement se doter d'une
énième personne qui vient s'ajouter aux huit adjoints [qui ne sont pas là pour faire de la figuration] qui entourent un maire, largement épaulé par un ensemble technico-juridico-administratif bien
étoffé ?
· Quand bien même
toutes les lois justifieraient toutes les errances, est-il nécessaire d'en exploiter toutes les dispositions, même les plus marginales ?
· Quand l'heure est
aux économies, qu'il faut réduire la dette d'un pays en faillite aux caisses sont vides, et que les électeurs ont administré un rappel à la modestie et à la sobriété, créer un nouveau poste
budgétaire aux contours plutôt flous est pour le moins déconcertant.
· Ces questions ont
quand même interrogé l'avatar local de la P2R, qui sans se contenter de reprendre ce qui lui a été dit, finit par donner la parole, comme l'a fait Pumpernickel sur son blog, à ceux [Serge Bordier
en particulier] qui contestent une décision somme toute choquante.
Pendant ce temps-là, en France, entre 4 et 8 millions de personnes se débattent dans la pauvreté, s'en remettant à la bonne volonté des bénévoles, non élus ceux-là !
Par pumpernickel
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