Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /Août /2008 20:45
Pour le déshonneur de notre pays, la Marseillaise, chantée par ceux que l'occupant fusillait au moment de leur exécution, a retenti 7 fois dans l'enceinte d'un stade soi-disant olympique gardé par des nuées de flics, de militaires et de leurs supplétifs plus ou moins consentants au milieu d'un pays quadrillé par les . Des "athlètes" plus préoccupés de rentabiliser leurs années d'efforts et de sacrifices que de s'interroger sur leur instrumentalisation par un régime dictatorial se seront agités à quelques centaines de mètres parfois des lieux où sont retenus, humiliés, battus et torturés ceux qui ne demandent rien de plus que de pouvoir écrire à ceux qu'ils aiment ou d'avoir un regard critique sur la société qui les exploite. Mais de tout cela, les "champions" n'en ont cure, ils se surpassent, mais rarement en altruisme et en attention aux plus souffrants.



Les jeux de la honte de beijing ressemblent, à l'homophonie près à ceux de Berlin. Ils méritent bien cette photo trouvée sur le site de l'ushmm [www.www.ushmm.org] qui consacre une rubrique àla comédie de 1936. A l’époque, c'était comme à Beijing en 2008, tout était calme, tout le monde semblait content, il n'y avait que cette manie du public qui chantait interminablement, à chaque victoire d'un Allemand, et le Deutschland über alles et le
Horst Wessel Lied, ce qui avait le talent d'énerver l'un des participants comme il le raconta ingénument l'autre jour à la radio.
Tous ceux qui ont suivi les retransmissions, qui les ont commentées, qui sont allés assister à des "cérémonies" d'ouverture ou de clôture sont maintenant intégralement complices de ce qui s'est déroulé là-bas pendant que l'on "fêtait le sport".


Savez-vous également que l'emploi du temps des "sportifs" (on devrait parler des complices) est calé sur le 20h00 des pays qui sont censés être plus intéressés par telle ou telle discipline ? Ainsi les épreuves de natation qui passionnent les Nord-Américains ont-elles lieu vers 20h00 heure "moyenne" des Etats-Unis, et ainsi de suite pour le judo (en direction du Japon) ou le tir à l'arc (en direction de la Corée). Tout est histoire d'argent, plus particulièrement depuis les "jeux" d'Atlanta qui ont été "organisés" pour remplir les caisses des annonceurs de la télévision. D'ailleurs, interrogé sur le sujet, l'ancien
Procureur aux Cortes du régime franquiste trois législatures durant 3 législatures [qui considérait que la figure et l'oeuvre réalisée par le Caudillo qui a pris l'Espagne en main durant 39 ans s'inscira dans l'histoire comme l'un des plus grands Chefs d'Etat du XXè siècle en ce qu'elle a signifié pour elle l'ère de prospérité et de paix la plus longue que notre pays ait connue depuis bien des siècles] et ancine président du comité international olympique à lcette époque Juan Antonio Samaranch ne déclarait-il pas que le plus grand changement dans l'organisation des jeux aura été la télévision !

Bref, toute cette comédie est enfin terminée, les usines bagnes hyper-polluantes peuvent se remettre à tourner, lespauvres peuvent à nouveau investir une mégalopole dont ils ont été chassés, la répression peut reprendre.
Dans ce contexte de honte universelle, il ne reste plus qu'à invoquer Jean-Baptiste Clément, et la semaine sanglante, et de remplacer Paris par Pékin, du moins pour l'instant :

Sauf des mouchards et des gendarmes,
On ne voit plus par les chemins,
Que des vieillards tristes en larmes,
Des veuves et des orphelins.
Paris suinte la misère,
Les heureux mêmes sont tremblants.
La mode est aux conseils de guerre,
Et les pavés sont tous sanglants.

Oui mais !
Ça branle dans le manche,
Les mauvais jours finiront.
Et gare ! à la revanche
Quand tous les pauvres s’y mettront.
Quand tous les pauvres s’y mettront.

Les journaux de l’ex-préfecture
Les flibustiers, les gens tarés,
Les parvenus par l’aventure,
Les complaisants, les décorés
Gens de Bourse et de coin de rues,
Amants de filles au rebut,
Grouillent comme un tas de verrues,
Sur les cadavres des vaincus.

- Refrain -

On traque, on enchaîne, on fusille
Tout ceux qu’on ramasse au hasard.
La mère à côté de sa fille,
L’enfant dans les bras du vieillard.
Les châtiments du drapeau rouge
Sont remplacés par la terreur
De tous les chenapans de bouges,
Valets de rois et d’empereurs.

- Refrain -

Nous voilà rendus aux jésuites
Aux Mac-Mahon, aux Dupanloup.
Il va pleuvoir des eaux bénites,
Les troncs vont faire un argent fou.
Dès demain, en réjouissance
Et Saint-Eustache et l’Opéra
Vont se refaire concurrence,
Et le bagne se peuplera.

- Refrain -

Demain les manons, les lorettes
Et les dames des beaux faubourgs
Porteront sur leurs collerettes
Des chassepots et des tambours
On mettra tout au tricolore,
Les plats du jour et les rubans,
Pendant que le héros Pandore
Fera fusiller nos enfants.

- Refrain -

Demain les gens de la police
Refleuriront sur le trottoir,
Fiers de leurs états de service,
Et le pistolet en sautoir.
Sans pain, sans travail et sans armes,
Nous allons être gouvernés
Par des mouchards et des gendarmes,
Des sabre-peuple et des curés.

- Refrain -

Le peuple au collier de misère
Sera-t-il donc toujours rivé ?
Jusques à quand les gens de guerre
Tiendront-ils le haut du pavé ?
Jusques à quand la Sainte Clique
Nous croira-t-elle un vil bétail ?
À quand enfin la République
De la Justice et du Travail ?
Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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