Mardi 29 juillet 2008
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Ainsi, l'Etat, véritable décideur puisque maître du faux-nez qu'est le Consortium de réalisation (CDR), ne se pourvoiera pas en
cassation contre la récente décision arbitrale qui devrait permettre à Bernard Tapie (ex-chanteur, es-dépeceur de sociétés en difficulté, ex-ministre, etc.) d'encaisser quelques millions d'euro,
mais surtout de faire graver dans le marbre que le Crédit lyonnais l'a bel et bien grugé dans l'affaire de la revente d'Adidas.
Que cela choque, vu la somme, cela paraît normal. Que le recours à l'arbitrage, pas si original que cela dans le monde des affaires et ailleurs, étonne ou scandalise, cela se justifie moins. Mais
surtout cela nous amène à une question qui vaut la peine d'être posée : et si Tapie avait raison, et si ses arguments avaient pesé lourd, et s'il avait pu menacer de rendre public des informations
pas toutes à la gloire de la République et des ses "grands commis", et si les dirigeants du Crédit lyonnais, tous issus de la néo-bourgeoisie héritière des grandes familles qui ont trusté et l'Etat
et l'économie, avaient bien décidé de détruire un Nanard qui n'appartenait pas à leur petit monde bien balisé, et si, et si, et s'il n'était pas utile d'aller chercher on ne sait quelle
intervention de Nicolas Sarkozy qui aurait "acheté" le ralliement de Tapie à sa candidature (Tapie, combien de divisions ? pour paraphraser le grand Joseph)...
Cette histoire reste à écrire, et il n'est pas certain que cela soit à la gloire de ces "élites" dont on a pu dire publiquement (à l'émission C dans l'air, sur France5, il y a quelques
jours) qu'elle n'a pas hésité à faire incendier le siège du Lyonnais, un splendide bâtiment situé en plein coeur de
Paris, boulevard des Italiens, ainsi que quelques dépôts d'archives en banlieue ou en province pour faire
disparaître des documents gênants.
Ah ! Eteindre la télévision et reprendre une activité normale !
Régis Hulot
Par pumpernickel
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