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Comparons, dans la mesure du possible, les logiciels à des plats cuisinés. Un logiciel propriétaire correspondrait à un plat cuisiné livré sans sa recette, tandis qu’un logiciel libre serait un plat cuisiné accompagné de sa recette avec la possibilité de l’améliorer à sa guise.
On comprend que la définition des logiciels libres induit un mode de fonctionnement où la concurrence, sans être absente (on peut préférer tel éditeur de logiciel libre à tel autre), n’est pas aussi exacerbée que dans l’économie de marché débridée et triomphante qu’on nous sert en modèle. On peut dire que le mode de fonctionnement dans le monde du libre serait plutôt un modèle coopératif, où chacun peut, en fonction de ses compétences, apporter sa pierre à l’édifice.
Des logiciels libres pour quels usages ?
Avec l’essor des logiciels libres, on peut affirmer sereinement qu’il en existe pour tous les domaines de l’informatique actuelle : traitement de texte, tableur et base de données, navigateur Internet et logiciel de courriel ou de messagerie instantanée, traitement de l’image et du son, logiciels scientifiques divers, langages de programmation, etc.
Impossible d’être exhaustif ici ; contentons-nous donc d’indiquer quelques sites francophones de référence :
Framasoft : http://www.framasoft.net
l’AFUL : http://www.aful.org
l’ADULLACT : http://www.adullact.org
On y trouvera des descriptifs détaillés, des liens, des exemples d’utilisations… de quoi convaincre les plus sceptiques !
Remarquons au passage qu’on est en droit de se demander pourquoi certaines administrations n’ont pour l’instant migré que partiellement vers les logiciels libres. Outre une utilisation réellement rationnelle des deniers publics, une évolution vers des solutions libres permet de ne pas maintenir l’État dans une relation de dépendance envers quelques puissants éditeurs de logiciels, grosses multinationales privées, américaines pour la plupart…
Le cas particulier du système d’exploitation
La personne intéressée par les logiciels libres peut commencer par les utiliser sur le système d’exploitation (voir aussi ci-dessous) installé sur son ordinateur. Ces logiciels libres existent pour les ordinateurs dont le logo est une pomme, ou en version «fenêtres» … Les procédures d’installation étant standardisées, il est inutile de les détailler ici.
Partant de là, un pas décisif peut être franchi : utiliser un système d’exploitation lui aussi libre (sans forcément effacer un système d’exploitation déjà installé : on peut faire cohabiter les deux).
Même si le système d’exploitation d’un ordinateur joue un rôle central, il s’agit toutefois bel et bien d’un logiciel. En gros, c’est lui qui assure réellement l’interaction avec le matériel (clavier, disque dur, etc.). Ainsi, quand on veut enregistrer un document à partir de son traitement de texte favori, ce dernier fait appel au système d’exploitation pour réaliser l’opération.
Il existe plusieurs systèmes d’exploitation libres, le plus célèbre étant Linux (les dents de quelques puristes grinceront un peu à la lecture de ce raccourci pédagogique …). On peut installer Linux dans une version adaptée à ses besoins sur une foule de modèles d’ordinateurs : PC et Mac évidemment, mais aussi bien d’autres, plus confidentiels car généralement utilisés de manière très spécifique dans certaines branches professionnelles.
Linux existe en de nombreuses déclinaisons, dites « distributions », qui proposent non seulement le système d’exploitation lui-même, mais aussi des choix de logiciels libres prêts à l’installation. Tous ces logiciels seront prêts à l’emploi sur votre ordinateur une fois l’installation terminée.
Pour un néophyte, le choix pourra être difficile, la grande diversité de logiciels ayant tendance à dérouter au départ. Le mieux est donc de s’adresser à des personnes qui pourront vous conseiller et vous aider si vous avez l’intention de franchir le pas. N’hésitez pas à vous renseigner ; pour cela, vous pouvez vous adresser à Pumpernickel qui fera suivre.
Lecture
Bien qu'en parler soit le plus mauvais service que l'on puisse rendre à la France, la commémoration du premier anniversaire de l'élection de celui qu'il faut considérer comme le président de la République a donné lieu à l'édition d'un grand nombre d'ouvrages où l'on essaie de démêler la logique de son hyperaction. Souvent écrits par des politologues, ils se contentent de retricoter ce que l'on sait déjà sur un personnage qui ne grandit pas l'image que notre pays a construite au cours de son histoire.
Entreprendre l'étude du personnage à partir d'un autre point de vue, celui du linguiste, en donne une autre idée, bien qu'associer "idée" et "Monsieur Sarkozy" relève de l'oxymore de mauvais goût, et permet de pointer les tics de langage et les procédés rhétoriques de son discours. L'ouvrage des linguistes Louis-Jean Calvet et Jean Véronis est plein de ces formules dont nous avons été abreuvés jusqu'à l'écœurement ("rupture tranquille", "ordre juste", "identité nationale", "pacte présidentiel" ou "écologique", "droits opposables", etc.) qui ont été les paramètres du succès de l'élection présidentielle de 2007, la bataille des mots prenant le pas sur celle des convictions. Plus de 300 discours ont été analysés, recension de plus de quinze mois de lapsus divers, donnant un éclairage inédit sur l’événement. On apprend ainsi à décrypter les "holdup" sur le discours des autres que l'occupant provisoire du palais de l'élysée a perpétrés. Les outils d’analyse informatique des textes ont permis aux auteurs de procéder à la déconstruction de la forme et du contenu, débusquant les auteurs réels des mots prononcés par celui qui produit peu.
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