ça nous change
Avez-vous remarqué le changement de ton de la P2R ? "On" se met maintenant à parler du grand sujet que l'on a bien pris garde d'éviter ces 25 dernières années, celui des indemnités versées à ces élus qui se précipitent, toutes tendances confondues, qui sur un échevinat, qui sur une vice-présidence, chacune de ces "charges" fournissant son lot de (petite ou grande) consolation.
[Ces émoluments n'entrent qu'à la marge dans le calcul de l'impôt à acquitter, même s'ils font partie du calcul du revenu fiscal de référence. Tout cela fait finalement désordre dans un contexte général de morosité sur fond de licenciements, de plans sociaux, de stigmatisation des chômeurs, d'allongement forcé de la durée de cotisation ou de fragmentation de la société française (entre ceux, courageux, qui se lèvent tôt pour gagner plus et ceux, parasites, qui vivent aux crochets de la nation).]
à tel point que la P2R est obligée de publier ce courrier de lectrice qui n'en peut plus de les voir tendre leur sébile pour s'arroger quelque manifestation sonnante et trébuchante de la reconnaissance de leur valeur (ajoutée).
Cette question des indemnités n'est pas qu'hexagonale puisque les députés allemands ont choisi eux aussi de s'auto-augmenter alors que les salariés ont vu leur revenu amputer de 10%. Là encore, incapables de s'imposer ce qu'ils infligent aux autres, les décideurs se couvrent de honte et de ridicule en invoquant des prétextes à défaut de trouver de bonnes raisons.
c'est pareil
Avez-vous remarqué que c'est celui dont on nous dit qu'il est député de la circonscription qui va prendre les rênes de la gestion des ordures ménagères de la sous-région. Il sera secondé par le conseiller général du canton de Lauterbourg, un homme qui gagne à être connu (voir Pumpernickel N°52). Cette élection à la présidence du SMICTOM (indemnités revues à la baisse parce que notre homme est déjà au taquet) va probablement être l'occasion de la "remise à plat" de la "gestion" de l'ancien président, Monsieur de naguère, ex-tout, qui peut s'enorgueillir d'avoir fait passer, lorsqu'il en était responsable, la masse des déchets ménagers de moins de 400kg/hab. à plus de 600kg/hab., alors que la moyenne française est d'environ 380kg/hab.
Mais avec le nouveau président, on va voir ce qu'on va voir. On espère surtout pour nous et pour l'environnement en général qu'il sera meilleur question poubelles qu'il ne l'a été quand il jouait au VRP, en 2005, pour défendre le texte Giscard dit "traité constitutionnel européen". Empêtré dans des notes qu'il n'avait pas lues, piochant au hasard dans l'argumentaire du député UMP de base, il ramait à la tribune ce samedi après-midi-là, à Woerth, incapable de répondre aux questions précises.
Cette élection pose une fois encore la question du cumul des mandats et des responsabilités. Les journées n'ayant que 24 heures, à qui fera-t-on croire que l'on peut être tout à la fois, et à temps complet : maire, député, président de ceci, vice-président de cela, membre d'autre chose, etc. Il y va du sérieux et de l'autorité qui doit émaner de ceux qui ne sont jamais avares de leçons, de conseils et d'admonestations. Pour l'instant, c'est raté !
on en rigole
Prière de garder son calme ! C'est la remarque qui vient à l'esprit quand on doit lire qu'en plus de présider une commission de la coopération transfrontalière et décentralisée (?), Monsieur de Naguère siège dans 5 autres commissions au conseil général : finances & affaires générales, développement local & aménagement du territoire, économie - emploi - tourisme, éducation - formation - pilotage du Vaisseau et environnement, autant de domaines où il a su, localement se faire apprécier à sa juste valeur. Remercions le nouveau président du conseil général de lui avoir épargné l'action sociale, l'agriculture, la culture, les équipements, les sports, ville - cohésion urbaine - logement ou les transports et voies de communication.
Nous sommes en revanche tous très impatients de lire les comptes rendus des forcément innombrables réunions qui vont mobiliser les forces vives des 16 conseillers généraux de la commission "coopération transfrontalière et décentralisée" dont l'un des collaborateurs, pressé de donner des exemples de réalisation, n'a pu citer que cet incroyable échange entre la piscine de Bad Bergzabern et le Relais culturel de Wissembourg. Cette création de circonstance constituée pour activer la pompe à subventions en provenance d'une Europe technocratique qui se déconsidère en se prêtant à ce jeu doit-il effectivement préfigurer une fin de mandat qui s'apparenterait alors à un naufrage ?
Parlons d'autre chose : les logiciels libres, ou l'informatique autrement, par François Dreyfürst
« Think global, act local » (pensez à l’échelle globale, agissez à l’échelle locale) disait Ellul. Ce principe, nombre de nos concitoyens s’efforcent de le mettre en pratique dans leurs comportements quotidiens lors de leurs achats ou de leurs déplacements par exemple. Ainsi, ils contribuent à limiter l’impact négatif des activités humaines sur l’environnement et soutiennent une vraie diversité, source de réels choix.
L’information commence certes à se diffuser, mais il n’est pas inutile de rappeler que l’on peut également mettre de tels principes en pratique dans le domaine de l’informatique. Certes, il sera difficile d’acheter du matériel peu polluant et aisé à recycler. En revanche, des alternatives existent du côté des logiciels ; c’est ce que nous allons voir.
Qu’est-ce qu’un logiciel libre ?
Un peu de théorie est nécessaire… Un logiciel, initialement, est écrit dans un langage de programmation, avant d’être rendu exécutable par un ordinateur à l’aide d’outils adaptés. Les lignes du programme originel sont appelées le « code source » (ou « les sources »).
Un logiciel est dit libre si :
son code source est disponible et diffusable ; s'il est modifiable par tout un chacun ; et si, une fois modifié, son code source reste disponible, diffusable et modifiable.
Levons immédiatement une petite ambiguïté due à la langue anglaise, où le mot « free » signifie, selon le contexte, libre ou gratuit. Un logiciel libre n’est pas nécessairement gratuit, mais beaucoup d’entre eux le sont. Ceux qui ne le sont pas restent proposés à des tarifs modiques.
Bien entendu, les logiciels libres, bien que disponibles en versions «source», sont également proposés en versions directement exécutables.
La plupart des logiciels commerciaux courants ne sont pas libres. Seules leurs versions exécutables peuvent être obtenues, et il n’est pas possible de savoir comment ces logiciels ont été faits ; on parle alors de logiciels propriétaires.
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