Lundi 21 avril 2008
1
21
/04
/Avr
/2008
14:06
Je suis venu discuter avec des gens qui ont des choses à dire et pas avec des porteurs de banderoles, a déclaré le ministre de l'éducation
nationale, Monsieur X. Darcos, à l’issue de la rencontre qu'il a eue avec les membres du CAVL à Molsheim. Ils sont les plus représentatifs des lycéens car ils sont élus.
Il faut dire que le personnage sait de quoi il parle quand il aborde la représentativité des élus, lui qui n'est pas parvenu à conserver la mairie de Périgueux, aussi difficile à garder dans le
giron de la "majorité" que l'était le 7ème arrondissement de Paris, "donné" à Madame R. Dati, en gage des services qu'elle a rendus au maître des cérémonies.
Si le ministre de l'éducation nationale, Monsieur X. Darcos, veut avoir quelque crédibilité, il peut sauver les meubles en cessant les
attaques, les provocations, les insinuations, les sophismes à l'encontre de ceux qui sont, volens nolens, ses interlocuteurs. Qu'il en finisse en particulier avec une phraséologie inspirée
des heures les plus réactionnaires du gaullisme renaissant, quand il n'y avait pas un discours sans que l'on s'en prît à ces meneurs, à ces syndicalistes, à ces vociférateurs, à ces porteurs de
pancartes, à ces grévistes professionnels, à ces ministres de la paresse, et pour reculer un peu dans l'histoire contemporaine, à ces mensonges qu'il était bon de haïr parce qu'ils nous avaient
fait tant de mal [un abonnement à vie à Pumpernickel à quiconque, sauf Régis Hulot, trouve de qui c'est).
Le comportement du ministre de l'éducation nationale est d'autant plus surprenant qu'il se voudrait l'enfant de la culture classique, grand connaisseur des textes qui fondent les grands principes
de l'humanisme. Cette référence intervient alors comme un élément accablant dans l'attitude d'un homme qui parvient à cloisonner intégralement ce qu'il pense de ce qu'il a étudié, ou fait étudier.
On connaît dans l'histoire de ces personnages, adeptes du grand écart, qui manifestent qu'ils considèrent les pensées et les réflexions des autres de manière désincarnée, sous l'angle d'un
académisme totalement éloigné de la réalité, attitude qu'ils voudraient faire passer pour de la distance. Le concernant, et compte tenu de son parcours politique et professionnel, on peut constater
qu'il a su faire faire preuve de la plus extrême des souplesses quand il devait affronter ceux qui étaient forts, et de la plus remarquable des fermetés quand il se sentait en position de
force.
Par pumpernickel
2
Derniers Commentaires