Lundi 14 avril 2008
1
14
/04
/Avr
/2008
09:57
Cette fois, c'est le GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale), sorte de troupe d'élite qui s'était, je crois, déjà illustrée en
Nouvelle Calédonie du temps d'un certain Jacques Chirac, qui est devant les sunlights de l'actualité, bien épaulé par divers moyens aériens, maritimes, de communication, et humains
(Djibouti n'est pas loin, et chacun sait que c'est une grosse base française et un nid douillet pour les barbouzes de tous poils).
Aucun doute, il était plus que nécessaire de libérer cet équipage pris par des pirates, et tous les moyens devaient être mis en oeuvre.
Mais un doute m'habite. Quand on voit de quelle façon s'est déroulée la récente et calamiteuse opération qui devait ramener Ingrid Bétancourt en France, quand on s'interroge sur le nom du
propriétaire de ce "voilier" pour hyper-milliardaires en quête de tourisme hors de prix, quand on sait que les fameux pirates ont été interceptés sur un territoire étranger (le Puntland, un des
débris de la Somalie minée par la misère, la violence, et donc la corruption qui ne profite pas qu'aux potentats locaux), quand on
constate qu'habituellement les gouvernements et armateurs pris dans dans de telles situations cherchent à en sortir par la négociation et le "rachat" des personnes et des navires interceptés, quand
on voit de quelle façon le gouvernement français semble mal à l'aise avec ses problèmes intérieurs (des lycéens en grève aux "tirages de maillot" dans la majorité) et ses difficultés extérieures
(quid de la cérémonie à venir à Pékin ?), eh bien on se dit qu'il y a des opérations qui tombent à pic pour qu'on parle d'autre chose.
N'est-ce pas, Carla ?
R. Hulot, qui adore les romans
d'espionnage et les aventures
rocambolesques ou très ordinaires
des "honorables correspondants.
Pour ceux qui aiment, on peut suivre ce lien
Par pumpernickel
1
Derniers Commentaires