Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 21:42
Le conseil municipal de Puteaux est à nouveau convoqué ce soir. Les élus seront notamment appelés à fixer le montant des indemnités du maire.
Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui perçoit pourtant déjà d'importantes indemnités de députée, demande à recevoir le maximum permis par la loi.
En revanche, la maire prévoit de limiter les indemnités de ses 11 adjoints et n'en accorde aucune aux simples conseillers.
Le code général des collectivités territoriales, dans son article L. 2123-24-1, autorise pourtant le versement d'indemnités de fonction pour les simples conseillers municipaux dans les communes de moins de 100.000 habitants (Dans les communes de 100.000 habitants et plus, cette indemnité est obligatoire).
Les élus, même sans délégation, doivent en effet faire face à des dépenses, s'ils accomplissent réellement leur mission : déplacements, communications téléphoniques, courriers, etc...
Une municipalité, dans une démocratie moderne, se doit de prendre en compte cela. Dans la circonstance, il s'agit d'une simple question de volonté de la part du maire.
Nous verrons ce soir ce qu'il en est pour Puteaux.

Les conseillers municipaux de Puteaux, ville la plus riche de France, seront-ils contraints par la maire à être des "bénévoles de la République" durant 6 ans, alors que par ailleurs la commune dépense sans compter en frais de bouche et que la maire elle-même s'accorde toutes les majorations de revenu possibles ? Voilà un premier exemple concret de ce que sera l'esprit de cette nouvelle mandature.
Christophe Grébert

En s'interrogeant sur les indemnités, Christophe Grébert pose la bonne question qui peut tout changer au sein d'un conseil municipal. Peut-on accepter qu'un groupe surminoritaire du fait d'un système de désignation qui n'existe qu'en France et dans les pays autoritaires soit privé de tout moyen de fonctinnement parce que réduit au bénévolat, quand les autres se partagent des indemnités qu'ils se votent. On peut facilement envisager au contraire que si le maire et la première adjointe peuvent bénéficier d'un surplus du fait du surcroît de travail et de présence que cela demande, pourquoi ne pas redistribuer ce que touchent les adjoints entre eux et les conseillers municipaux, tous les conseillers municipaux. Il suffirait de conditionner ces indemnités à la présence tant aux séances qu'au travail dans les commissions. On aurait alors une autre ambiance autour de la table commune, chacun voyant son travail reconnu et ne devant plus s'en remettre à la bonne volonté des copains pour parvenir à fonctionner.

Et pourquoi ne pas aller plus loin en confiant, une fois par an, la rédaction en chef du bulletin municipal à l'opposition ? Là, on aurait certainement de réelles surprises, et la faculté de juger, en les comparant, des capacités des uns et des autres de se situer sur la scène locale. Et ce serait vraiment "ensemble, autrement", non?

voir "Le blog de Christophe Grébert, un Putéolien qui a décidé de l'ouvrir" : www.monputeaux.com

Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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