Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 19:15

« C'est un jour difficile pour nous, mais j'ai de l'espoir », a dit la fille de l'otage, Mélanie Delloye, devant la photo géante de sa mère, citoyenne d'honneur de Paris, ornant la façade de l'Hôtel de Ville.

Voici ce que l’on peut lire sur les dépêches d’agence relatant la manifestation qui s’est déroulée cet après-midi à Paris pour marquer le 6ème anniversaire de la captivité d’Ingrid Bétancourt. Depuis de longs mois, le compte des jours de captivité d’Ingrid est tenu tant sur le blog de Pumpernickel que sur le panneau d’affichage, rue Saint-Jean.

Comme on aurait aimé que la mairie de Wissembourg relaie cette initiative,
en faisant Ingrid citoyenne d’honneur de Wissembourg, en tenant le compte des jours de sa captivité,
en sollicitant les autres municipalités (communauté de communes, canton, arrondissement) pour qu’elles fassent de même,
en prévenant les autorités nationales françaises et colombiennes de ces initiatives,
en rejoignant les mouvements citoyens qui essaiment en Europe pour maintenir le contact avec les otages (ce sont de vrais otages, car leur vie est en danger),
en donnant de Wissembourg l’image d’une collectivité où ceux qui ont des responsabilités savent regarder au-delà de leur petit intérêt trop local.

Ça, c’est vrai, on aurait aimé.

Parce que voilà ce qu'on lit dans la presse (Le Soir.be) :

« Nous (savions) que c’est en France qu’on avait un allié pour la défense de notre liberté », a raconté Consuelo Gonzalez de Perdomo, l’ancienne sénatrice colombienne, qui, au cours de six ans et quatre mois de captivité, a été détenue durant six mois aux côtés d’Ingrid Betancourt. « Je suis optimiste. Je suis sûre et certaine qu’il y aura d’autres libérations, et Ingrid fera partie des prochaines libérations. »

« Tant que vous parlez d’un otage, d’un prisonnier politique, vous le protégez. En pleine lumière, on ne tue pas. Ce que nous devons continuer à faire, c’est maintenir les projecteurs sur le visage d’Ingrid. » a déclaré vendredi l’écrivain Marek Halter lors d’une conférence de presse à Paris en présence de Consuelo Gonzalez, libérée par les FARC le 10 janvier avec Clara Rojas, l’ancienne directrice de campagne de la Franco-colombienne.

Le clou de ces manifestations a eu lieu ce samedi 23 février après-midi, jour anniversaire de l’enlèvement, avec le déploiement d’une grande chaîne humaine, partie du portrait d’Ingrid Betancourt dressé sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris et qui s’est étendue jusqu’à la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence notamment de ses deux enfants, Mélanie et Lorenzo, de son ex-mari Fabrice Delloye, du maire de la capitale Bertrand Delanoë et du chanteur Renaud.

Plusieurs chaînes de télévision (France-2, France-3, M6, BFM TV et i-Télé) ont placé en incrustation sur leur écran le logo des six ans de prise d’otage à l’occasion de leurs journaux. Les grandes radios (RTL, France Inter, France Info, RFI, réseau France Bleu et Europe-1) ont diffusé des messages de soutien enregistrés par l’écrivain Marek Halter et le chanteur Renaud.

Le coup d’envoi de ces deux jours de manifestations a été donné vendredi matin du Rond-point des Champs-Elysées où un bus à impériale, affrété par le Collectif 100 artistes et écrivains pour Ingrid, a remonté la célèbre avenue avant de se lancer dans une traversée de Paris en deux jours et 15 étapes. Autant de haltes d’information pour sensibiliser le public au sort d’Ingrid Betancourt, mais aussi de tous les autres otages aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Le bus portait à l’avant et à l’arrière des photos d’Ingrid Betancourt dans la jungle et le slogan : « Sauvons Ingrid Betancourt et les otages en Colombie. Vite ! »

 

Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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