Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 15:28

Ohé, c’est dans deux semaines !

Et ça se voit, parce que ce matin, au marché, il était difficile de les éviter. Il s’agit, vous les aurez reconnus, des candidats aux élections municipales qui ont décidé d’apparaître et de distribuer leur tract aux chalands, ceux qui passent et qui n’en demandent parfois pas tant, et surtout pas en si peu de temps !

Pour ce qui est de la France qui se lève tôt pour gagner plus, c’est LA LISTE qui gagne. Sur le pont dès 9h00 du matin, ses membres nous abordaient, soucieux de prolonger le succès incontestable de la réunion d’hier sur laquelle on reviendra [mais éreintons d’abord les sortants si vous le voulez bien]. Paquet de tracts à la main, ils allaient de l’un à l’autre pour le ou la convaincre du bien-fondé du changement d’équipe, de méthode, de projet et d’ambiance. L’accueil semble avoir été bon puisque tout le monde arborait le sourire de la satisfaction de ceux qui sentent que le vent souffle dans leur sens. Malgré les éléments convergents qui confirment que la situation est instable pour les sortants, peut-être faut-il savoir raison garder et ménager les manifestations d’enthousiasme que voudrait se réserver Pumpernickel.

La liste des RADICUS [renouvelés, actifs, dynamiques, intègres, compétents, unis, et solidaires] n’était là que plus tardivement, arrivant au compte-goutte, encore sous le choc de ce communiqué paru dans la P2R [le sobriquet inventé par Pumpernickel commence à s’imposer !] rapportant l’irritation d’une ancienne adjointe remerciée comme un vulgaire membre de l’opposition. Cet épisode fâcheux pour l’image de marque du sortant dont le nœud de cravate était ce matin irréprochable [c’est ce que j’en ai vu quand il a ostensiblement traversé la rue pour venir faire semblant de nous saluer alors que nous étions en train de parler entre amis ; quand même, à plus de 60 ans, jouer à ça, c’est presque inquiétant, vous ne trouvez pas ?] a dû pas mal plomber l’ambiance chez les RADICUS qui longeaient les murs, le moral en berne, l'espoir en bandoulière. Ne récolteraient-ils pas ce qu’ils ont semé ?

Une chose est maintenant acquise, on n’est plus dans les configurations que l’on a connues les fois précédentes. En 1995, cela ne faisait que 6 ans qu’il était là, et il n’avait pas encore réussi à envoyer balader suffisamment de gens pour que ça se ressente. A l’époque, les victimes se taisaient, ou étaient privées d’expression. En 2001, l’opposition ne s’est mobilisée que tardivement, réussissant néanmoins à rassembler près d’un tiers des suffrages sur sa liste, et menant durant cette mandature un combat courageux, opiniâtre et admirable dans des conditions inimaginables qui sont à porter au passif de ceux qui les leur ont infligées. Cette fois, c’est l’usure, et pour reprendre le commentaire de l’un des supporters de l’encore maire lors de son élection au conseil général en 1985, l’annonce probable du vote-sanction à l’encontre de celui qui ne sait même pas reconnaître le travail de celles et ceux qui le servent.

Mais revenons sur la réunion d’hier soir. Alors là, pour une surprise, c’en était une ! Car les pronostics étaient divers sur le nombre éventuel de participants. Ils ont été comptés et recomptés, la salle étant pleine l’opération a été plus longue que prévue, mais c’était bien une bonne centaine de personnes qui s’étaient dérangées pour venir écouter la présentation de "Ensemble, Autrement !". Ce qui veut dire qu’il y a de l’attente, et qu’il ne faudra pas la décevoir. Pour les promesses, on repassera, même quand on demande qu’ils mettent plus de 6 ans (une mandature) pour ressembler à ceux qu’ils vont remplacer. Là, on est en droit d’en savoir davantage, mais ça viendra.

Pour le reste, passées les présentations d’usage (pour ceux qui aiment, c’était vraiment genre "Hello, I’m Johnny Cash", la guitare en moins, dommage pour ceux qui aiment la musique), on est entré dans le sujet avec le rappel développé de ce que l’on avait déjà entendu à la radio sur le déclin de Wissembourg, et les réponses aux assertions du chef de file des RADICUS sur les lotissements (il affecte de confondre zone artisanale et lotissement résidentiel quand il cause dans le poste). Oui, Wissembourg décline, et il est temps de se remuer pour enrayer la chute qui prend des proportions inquiétantes. Pour ça, LA LISTE va poursuivre les contacts qu’elle a déjà pris avec des industriels porteurs de projets pour créer de l’emploi ici et au plus tôt. L’équipe des techniciens municipaux sera étoffée pour qu’ils soient en mesure d’une part de répondre aux questions qui se posent et d’autre part d’être des agents actifs et créatifs pour les projets qui verront le jour. A ce titre, la formation de ces agents sera privilégiée.

Bonne question de la future 1ère adjointe qui nous demande si l’encore maire a vraiment envie de quelque chose de nouveau pour la ville. C’est peut-être ça la vraie question qu’il convient de (se) poser. En tout cas, elle, elle en veut et déclare qu’elle ne s’est pas engagée à la légère, consultant d’abord autour d’elle avant de donner son accord.

Puis on est revenu sur le logement et les prix qui sont pratiqués à Wissembourg qui bouchent toute perspective aux jeunes en particulier.

Deux questions sur ce que tout ça va coûter compte tenu de l’endettement de Wissembourg, 11 millions d’euros, soit la moitié de son budget. Pour l’un des intervenants à la tribune, s’endetter n’est pas un drame si c’est pour construire quelque chose pour l’avenir, et que de toutes façons, l’administration préfectorale veille [A titre personnel, ce sujet aurait sûrement mérité d’être mieux développé, en donnant des axes de priorités au lieu d’en rester aux généralités.].

Puis vient le classique des classiques avec le désenclavement. Pour ceux qui sont à Wissembourg depuis quelques dizaines d’années, cette question revient comme une antienne sans que l’on trouve réellement de réponse pour le long terme. Cette fois, c’est du prolongement du Tramway de Karlsruhe et de la modernisation de la ligne de chemin de fer vers Strasbourg dont il est question. On pourrait gagner une dizaine de minutes en refaisant cette dernière. Que n’y a-t-on pensé avant ?

Et la jeunesse, vous demandez-vous ? Comme elle s’ennuie (au même titre que la France de janvier 1968 ?), il convient de développer l’existant, avec eux qui sont impliqués en mettant en place une semaine du sport, des rendez-vous festifs, etc. Quoi qu’il en soit, nous devons retrouver le sens de la fête, et donner du sens à nos fêtes, en privilégiant, et c’est celui qui est de toutes les organisations actuelles et qui n’a jamais ménagé son temps pour qu’elles réussissent qui s’exprime, les manifestations de quartier sur le modèle de ce qui s’était passé au Bruch il y a presque deux décennies. Car si la fête se tient à Wissembourg, c’est quand même d’abord pour les Wissembourgeois qui accueilleront d’autant plus volontiers les autres qu’ils prennent du plaisir à ce qu’ils organisent.

De la fête à la culture la transition était toute trouvée avec la reconnaissance appuyée au ciné-club de Wissembourg. Sans doute la présence de son président dans la salle n’y est-elle pas étrangère. Il y aura encore eu le rappel de l’absence cruelle de terrain de camping à Wissembourg (c’est comme la Sainte-Vierge, pour qu’on y croit, il faut qu’il apparaisse de temps en temps…) et une série de remarques générales sur l’accueil innommable des Gens du Voyage (terrain le long de la route de Lauterbourg avec toilettes "spartiates & en plein air"), l’abandon des projets de logement social entre la rue d’Erstein et la rue des Quatre-Vents, le statu quo du projet de lotissement résidentiel sur les futurs ex-terrains Bürstner, l’absence de politique de l’encore municipalité en matière de soutien scolaire et le souhait que des engagements concrets de changement soient pris. Puis une question sur l’éventualité d’un débat public (l’affaire a l’air mal engagée du fait du refus de l’encore maire), et il était 22h00.

Petite remarque avant de conclure : si la réunion s’est tenue au foyer avicole, c’est que la mairie a refusé de mettre une salle municipale à disposition pour LA LISTE qui a dû se rabattre rue des Abattoirs.

Nous étions enfin conviés à boire un verre et à prolonger une soirée qui a été, de l’avis de ceux qui y ont participé, une grande réussite. Cela nous ramène à ce matin et à la mine réjouie de ses organisateurs.

Comme on le voit, la campagne électorale dont nous étions privés se met en route. On entre dans la période dite de brame électoral, quand nous devrions succomber à la roue de l’un ou à la mélopée de l’autre. L’important là-dedans, c’est de ne pas choisir le joueur de flûte de Hameln !

Par pumpernickel - Ecrire un commentaire
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