Alors, pour continuer sur les commentaires postés sur "Ohé, c'est dans 4 semaines !", je vais botter en touche, mais comme je le dis, c’est déjà moins grave.
Je n’ai pas très envie de réponde point par point à l’un ou à l’autre. Après tout, cela ne fait que 12 ans et demi que je noircis Pumpernickel, et
à mon avis, les uns et les autres connaissent mes idées, mes choix, mes amis et mes options. Bien souvent, d’ailleurs, ce ne sont pas précisément ceux de la plupart
des lecteurs de Pumpernickel. Cette fois, j’ai décidé de soutenir ce que j’appelle, car je parle français, le second terme de l’alternative. Evidemment, si c’avait été un des nervis
d’extrême-droite, j’aurais été beaucoup moins enthousiaste. Mais ce n’est pas le cas. Comme je l’ai déjà écrit, cette liste est sûrement perfectible et on peut se demander si elle ne pourrait pas
en faire un peu plus, pour apparaître de façon plus contrastée par rapport à ceux pour qui le temps joue à merveille. Pour avoir monté une liste en 1989 avec Bernard Keller, je sais à quelles
difficultés on est confronté [d’ailleurs à ce propos, avec le recul, je regrette de ne pas avoir fait ce qu’il fallait avant le 1er tour pour qu’une large union qui ne soit pas de
circonstance puisse se faire au second et renvoyer le fils spirituel de Grussenmeyer là où il devrait être maintenant, et si j’osais, et pour les siècles des siècles !]. Je sais aussi que ce
n’est jamais la bonne personne qui se présente au bon endroit et au bon moment. C’était la teneur de cette conversation que j’ai eue avec deux copains au don du sang la semaine dernière, sous la
surveillance attentive de l’un des adjoints qui était opportunément là pour aider les bénévoles. Lui, il n’a pas perdu une miette de ce que nous avons dit, et je sais aussi que des trois, j’étais
celui qui parlait le plus librement. Car on en est là à Wissembourg, surveillé par des petits rapporteurs qui prennent la température des lieux et vont signaler à leur suzerain de chef-lieu de
canton qu’untel a parlé avec untel, et vice-versa. Dans ces conditions, monter une liste qui se tienne à peu près n’est pas chose facile et les refus sont si nombreux qu’y arriver est déjà une
performance qu’il faut saluer.
Viennent ensuite les propositions. Chacun verra que Pumpernickel a des amis qui n’en manquent pas, et que celles qu’il propose de voir débattre sont de nature à remettre en cause pas mal de petits équilibres plutôt instables. Moi, je ne revendique rien, ni honneur, ni médaille, ni colifichet, ni hochet, ni indemnité, ni dithyrambe journalistique, ni place enviable ou enviée, encore moins ces "C’est bien ce que tu fais" qui viennent se superposer aux "Heureusement que tu es là". Tout ça m’est à peu près étranger. Ce que je préfère, c’est quand les autres s’emparent de la parole, même s’ils sont trop peu nombreux à mon goût. A ce propos, et pour répondre à Milou, c’est une petite dizaine de personnes qui dialogue sur ce blog. Je n’en fais pas plus que ça, mais, c’est bien la première fois que ça existe, et rien que pour ça, on a le droit de le dire.
Maintenant, Christian Gliech a-t-il les bonnes réponses, le bon tempo, la bonne stratégie, les bonnes photos. Evidemment oui si il gagne, évidemment non si il perd. Tout le monde le sait, et vous le lirez bientôt dans ce numéro que je vous prépare pour la fin de la semaine si tout va bien (tiens, c’est pareil pour le journal : "- Pourquoi n’as-t- pas parlé de ci, - pourquoi ne pas aborder ça,- le ton de ton écriture est trop ci, - il n’est pas assez ça, … ", mais qui a vraiment proposé de prendre une page en charge ?). Quelque chose risque-t-il de changer si Christian Gliech prend la place de celui dont nous sommes décidément nombreux à désirer le départ ? Et si on retournait la question en se demandant ce qui va changer si celui dont nous sommes décidément nombreux à désirer le départ reste en place ?
Alors que le tract soit trop ou pas assez, que Madame H. en fasse trop ou pas assez, que ce que dit Pumpernickel depuis si longtemps soit repris (forcément en moins bien, puisque Pumpernickel est irremplaçable, tout le monde le sait), n’est pas le plus important. Ce qui l’est, de mon point de vue, en revanche, c’est que quelque chose se dessine, que cela apparaisse comme viable et légitime aux yeux des électeurs, que le débat oblige les candidats à sortir du bois pour venir à notre rencontre, que l’on contraigne ceux qui sont là depuis 19 ans (et qui somme toute n’ont pas fait grand-chose qui vienne vraiment d’eux, car les seules choses dont on dit "- Ah ça, c’est du Bertrand ! ", c’est quand on est confronté à une piste cyclable ratée, à un clocheton de mairie en attente, à une porte de musée fermée, à une zone artisanale déserte, à un bâtiment public qui s’envole, à une décision autocratique, etc.).
Est-ce que j’aurais dû rester animateur du débat ? Objectivement, avons-nous besoin d’un animateur de débat ? Si oui, adressons-nous aux professionnels de la question, ils ont pignon sur rue, place de la république, ils noircissent les pages de l’avatar wissembourgeois de la P2R, ils sont l’organe du PPA, je n’ai aucune envie de leur ressembler.
Ai-je pris ma part du débat ? C’est à vous de le dire.
Derniers Commentaires