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Le travail continue rue de la Laine, mais il ne faut surtout pas le dire. D'ailleurs, ce n'est pas en ouvrant l'organe local du PPA, cette P2R que nous avons tant de raisons de tant aimer, que nous trouverons quoi que ce soit sur ce qui n'est pas une information. Il n'y a que les journalistes d'occasion, cette piétaille de l'édition qu'il est de bon ton de considérer avec la condescendance qui sied aux suffisants et aux fats, pour penser que ce qui serait un sujet de conversation partout ailleurs doit être considéré ici comme un secret. Raison invoquée par ceux qui s'en occupent : il ne faut pas l'ébruiter parce que des pilleurs risqueraient de tout saccager ! Et comme ces gens n'auraient pas les moyens de mettre une palissade provisoire autour du site, ils se confient sur un mode qui plongerait n'importe qui dans la perplexité. À moins que nous soyons considérés comme des enfants tellement irresponsables qu'il n'est pas possible de nous dire tout simplement ce qui est. Quand on pense à tout ce qui a été dit et écrit pour une fondation présumée située dans la cour du jardin potager de la paroisse protestante, avec transport de municipalité à la clef !
On n'oublie pas que ceux qui sont reconnus localement comme des spécialistes tant de l'histoire que de l'archéologie locales n'ont pas été prévenus et encore moins associés à une campagne de fouilles qui était prévue pour 6 semaines lundi et déjà réduite à peut-être 4 semaines mercredi. À vue de nez, le promoteur n'en peut plus d'attendre, et on se dépêche de déguerpir pour ne pas lui casser l'ambiance sonnante et trébuchante.
Si d'autres gens étaient aux manettes, on pourrait penser qu'ils aient pris ce dossier par les cornes et qu'ils aient demandé au promoteur de revoir sa copie en intégrant par exemple au moyen de baies vitrées quelques-uns des éléments (on a retrouvé tout de même une bonne vingtaine de corps, alignés comme dans un cimetière, plus un souterrain qui communiquerait avec les remparts, ce n'est pas rien tout ça, et mérite mieux que le passage des engins de terrassement) conservés in situ pour que ces fameuses "générations futures" aient une idée autre que virtuelle de l'histoire de l'endroit qu'elles habitent.
Mais on va être obligé de s'arrêter là, des fois que cet article ne donne des idées à quelque vandale non-autorisé et que la faute en revienne à celui qui a le malheur d'avoir des yeux, pour voir, des mains pour écrire et une tête qu'il s'applique à faire réfléchir.
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